C’est dans un studio de Nashville que Mathieu Langevin, alias Matt Lang, enregistre son premier album à saveur country. Un premier extrait accompagné d’un vidéoclip a été lancé la semaine dernière.

Forgé dans le country

Mathieu Langevin est tombé dedans quand il était petit. Pour lui, le country américain est la seule musique qui le branche et c’est tant mieux.

Le p’tit gars de Maniwaki, qui s’est fait connaître du grand public lors de son passage à La Voix en 2015, fricote ces temps-ci avec les grands noms de Nashville, sous le nom de Matt Lang.

« La musique country américaine a toujours fait partie de ma vie, confie l’auteur-compositeur-interprète. Merle Haggard, Johnny Cash, Alan Jackson et plusieurs autres font partie de mon patrimoine musical. Une musique que mon grand-père et mon père écoutaient tout le temps. »

Avec ses marqueurs ADN incrustés dans le country, il était donc tout à fait normal de le voir débarquer à Nashville, là où tout démarre pour la grande majorité des artistes qui portent un Stetson, une paire de Boulet et une Gibson.

« Je suis d’abord allé à Nashville pour tenter ma chance devant quelques personnes de l’industrie. J’y ai joué quelques chansons et il semble bien que j’aie gagné mon pari, a-t-il expliqué en entrevue au Droit. Par la suite, tout s’est enclenché. En novembre, j’ai passé un mois là-bas et aujourd’hui, on sort un premier extrait qui est sur les palmarès américains. »

Au cœur de « Music City », Matt a travaillé avec plusieurs collaborateurs, dont Danick Dupelle. Ce Québécois membre du groupe Emerson Drive est installé à Nashville depuis plus de 15 ans. Dupelle est d’ailleurs associé aux studios Vibe et Addiction, à Nashville.

« On a travaillé beaucoup. J’étais entouré d’une équipe fabuleuse et ultra talentueuse, explique Matt. Je ne peux te dire à quel point je suis fier de ce qu’on a accompli à Nashville et le plus beau dans cette aventure est que c’est loin d’être terminé ».

Effectivement, l’album sur lequel travaille Lang(evin) devrait être disponible à l’automne. Difficile de dire aujourd’hui à quoi ressemblera cet effort, mais le premier extrait, Love Me Some You, en donne une petite idée.

Le son y est résolument contemporain, bien branché sur ce qui sort des studios de Nashville. Par contre, on y sent une volonté de s’éloigner du rythme plus « pop » qui « contamine » trop souvent les productions « nashvilliennes ».

Il est évident que la voix grave et chaude de Matt y est mise en valeur, tout comme les guitares et le violon. Aussi, Mathieu tient à y apporter sa touche. « Pour l’instant, on a six chansons d’enregistrées, confie-t-il. Une septième vient de se rajouter presqu’au moment où je vous parle, mais je ne sais pas vraiment combien de chansons seront imprimées sur l’album. On est pas rendu là ».

Pour accompagner ce premier extrait, un vidéoclip a aussi été lancé. Enregistré dans un bar de Nashville, le clip s’inscrit dans cette même lignée, avec tous les clichés du country américain. Bière, whisky, belles filles et bagarres à grands coups de bouteilles vides y sont bien présents. Mais que voulez-vous, ça marche ! À quoi sert de réinventer la roue quand celle-ci tourne à plein régime.

Avec les grands
Mathieu Langevin est présentement au Québec. Cette semaine, il a accepté d’être le porte-parole du Festival western de Saint-André-Avellin, dans la Petite-Nation — dont la 18e édition se déroulera du 19 au 29 juillet prochain.

On a également annoncé sa présence au Festival country de Lotbinière où il fera la première partie du spectacle de la vedette du country canadien, Brett Kissell, le 16 juin.

Entre ses prestations au Québec — il a avoué avoir deux dates pour Gatineau sans être autorisé à nous les donner — il devra retourner à Nashville afin de terminer l’enregistrement de l’album.

Pour l’appuyer dans sa démarche artistique, l’équipe Big Machine (Keith Urban, Taylor Swift, Florida Georgia Line) l’a pris sous son aile. Les auteurs et compositeurs de Big Machine signeront quelques titres sur l’album et plus de l’accompagner dans l’écriture et les arrangements de ses propres créations.

« Je veux prendre le temps de bien faire les choses, ne rien précipiter même si j’ai vraiment hâte de présenter le fruit de notre travail, mentionne-t-il. J’ai la chance d’avoir du temps pour peaufiner mon projet et j’en profite au maximum. Je suis vraiment choyé et tellement bien entouré. »

Au fil de l’entrevue, la fierté que ressent Mathieu Langevin pour son travail et l’équipe qui l’entoure est palpable. Le gars a été forgé dans l’honnêteté et la gentillesse, et il représente bien les valeurs véhiculées par la musique country. Tout comme le chante Tim McGraw, le garçon est « humble et gentil ».

Après La Voix et quelques essais en solo, il semble bien Mathieu Langevin ait trouvé sa voie : celle du country américain qu’il veut à tout prix faire connaître au public québécois.

Site Web : mattlangmusic.com

POUR Y ALLER :

Du 19 au 29 juillet

Festival western de Saint-André-Avellin

rodeostandreavellin.org ; 819-983-1166