Une série de pots pourris permettra d’explorer le répertoire de Renée Martel, au fil de ses 66 ans de carrière.

FCGG: Renée Martel vient clore la fête

Entamée depuis le 27 juillet dernier, la 26e édition du Festival country du Grand Gatineau (FCGG) se conclut ce dimanche 5 août, avec le spectacle hommage à Renée Martel auquel participeront Paul et Dani Daraîche, Renée Martel elle-même, ainsi que deux formations de la région.

René Turgeon, Manon Bédard et plusieurs autres artistes seront aussi de la fête, lors de cet hommage. Le public de la région appréciera sans doute particulièrement le passage de Joanie Charron et Marie-Soleil Provost, les deux membres de Sugar Crush (ex-Bijo & Sun), duo country-folk d’Ottawa-Gatineau.

Ce spectacle n’a rien à voir avec l’hommage à Renée Martel présenté en 2016 par le Festival de montgolfières de Gatineau, précise d’ailleurs le directeur artistique du FCGG, Michel Gervais. Au Parc La Baie, Mme Martel ne chantait pas.

« Nous on rend vraiment hommage à Mme Martel à travers ses proches amis. Sur scène, on aura une vingtaine d’artistes : c’est vraiment une grosse production, dit-il. Mme Martel va interpréter huit chansons, seule ou en duo. Paul [Daraîche] et Renée vont faire deux duos ensemble. Julie [Daraîche] sera aussi sur scène, par pour chanter mais pour parler de Mme Martel », précise-t-il.

Une série de pots pourris permettra d’explorer le répertoire de Renée Martel, au fil de ses 66 ans de carrière. Parmi les jeunes invités, figurera Pascal Allard, auteur de l’album Je voulais marier Renée Martel, paru l’an dernier. Parmi les vétérans : René Turgeon, qui a déjà fait des hommages à George Hamel et au père de Renée, Marcel Martel. « Il va faire quelques chansons de Marcel, qui a eu beaucoup d’influence dans la carrière de Renée, naturellement, puisqu’elle a commencé quand elle était enfant », rappelle M. Gervais. 

« À la fin du spectacle, les 20 artistes seront sur scène pour interpréter ensemble une des chansons préférées de Renée, J’ai un amour qui ne veut pas mourir. Ça va être très émouvant », promet-il.

« Ces soirées hommages fonctionnent très bien. Les autres festivals [country] ferment le dimanche vers 18 h, parce que les gens se préparent pour aller à un autre festival. Nous, [le dernier dimanche], on propose un hommage, et c’est toujours plein », note au passage le directeur.

Soirée acadienne

Dès ce soir, samedi à 19 h, le chapiteau du FCGG accueillera – c’est devenu une habitude – sa grande Soirée Acadienne. Celle-ci réunira Louis Cormier, Réal Leblanc, Hert Leblanc et Louis Bérubé. Le spectacle sera précédé d’une prestation de Jean Rock Cumming (à 18 h). Après quoi, certains artistes s’adonneront – c’est aussi la tradition – à un « jam acadien ».

Pour ajouter à l’ambiance, le FCGG a invité un camion de bouffe de rue (food truck) spécialement venu de l’Atlantique. « On va pouvoir manger des guédilles au homard et des fruits de mer. Ça fait deux ans que je travaillais là-dessus. »

Samedi et dimanche, les festivaliers pourront aussi admirer des voitures anciennes et de collection, qui seront exposées de 17 h à 21 h.

26e édition difficile

Tant mieux, car le festival, à cause des conditions météo, n’a pas eu cette année l’affluence que les organisateurs l’espéraient.

« Pour le spectacle de P.A. Methot, on a eu un peu moins de monde qu’on pensait. C’est la première fois en 26 ans qu’on faisait de l’humour. C’était un risque calculé. On ouvrait une porte. Les festivaliers ont beaucoup apprécié. Methot, c’est le gars idéal pour ça. Il est country. Il est d’ailleurs arrivé tout habillé en country. »

Mercredi 1er août, Juste avant le spectacle Elvis Country, « il y a eu l’alerte à la tornade, et on a eu deux pouces d’eau qui est rentrée dans le chapiteau. Les gens ont vu l’alerte sur leur cellulaire. Le monde ici avait un peu peur. On a un plan de sauvetage, mais il a fallu rassurer le public. »

Plusieurs journées ont reçu des foules décevantes. Bref, « il y a des pertes de revenus. Rien de majeur, ce n’est pas fiasco, mais c’est vrai que la température joue un rôle important : le monde sort moins, et ceux qui sortent boivent beaucoup moins et mangent très peu ».

Michel Gervais est en revanche très satisfait de l’amorce du FCGG. « La première fin de semaine, on a mis en valeur les artistes de l’Outaouais. Un festival comme le nôtre a une mission de laisser place à ces artistes. » 

Parmi « la cinquantaine de musiciens, majoritairement de Gatineau » qui ont défilé, le directeur artistique a « découvert deux ou trois artistes » qui feront assurément partie de la programmation l’an prochain. « Je ne pourrai pas passer à côté, en 2019. »

L’autre élément positif de cette édition est son « préfestival ». Durant les cinq premiers jours, le prix d’entrée était abaissé à 5 $ par soir. « Ça permet de rejoindre une clientèle plus large. On a eu un début décourageant, le 1er jour, mais les autres journées, c’était très bien. »