Benjamin Booker

Bluesfest : nos suggestions

Le Bluesfest lance les hostilités ce jeudi 5 juillet, avec Bryan Adams au micro. Pas son édition la plus spectaculaire, en termes de têtes d’affiche, mais on y attend tout de même quelques invités de marque, dont Ian Anderson, figure de proue de Jethro Tull, de passage vendredi. L’équipe des arts vous propose quelques suggestions et coups de cœur, parmi les artistes plus discrets ornant cette programmation.

Beamin Booker

7 juillet, 21 h

Benjamin Booker est un caméléon. Un peu blues, un peu boogie, pas mal soul, aussi à l’aise dans le rock psychédélique africain que dans la nonchalance gospel, l’artiste « shoote » tous azimuts, sans jamais rater sa cible. 

Ses morceaux évoquent tantôt Ben Harper (calmes), tantôt Prince période « Cream » (sensuels), tantôt Lenny Kravitz (énergiques), tantôt du rock-garage tout ce qu’il y a de plus brut (rageurs) – d’ailleurs, en 2014, il réchauffait les planches de la tournée de Jack White. 

Cette même année, dans la foulée de sa prestation au Lollapalooza, le magazine Rolling Stone qualifiait Benjamin Booker de « meilleur souvenir » du festival et de « meilleure rockstar de l’heure ». 

Bref, si t’aimes la musique, tu devrais Booker ton samedi soir... [YB]

Larkin Poe

Larkin Poe

8 juillet, 18 h

Deux sœurs qui se disent les descendantes du torturé auteur américain Edgar Allen Poe monteront sur scène lors du Bluesfest. 

Rebecca et Megan Lovell forment le groupe Larkin Poe et donnent dans le blues-rock ficelé dans un enrobage de folk. 

Éclectique dites-vous ? En effet. Mais qui s’en plaindra ? Pas moi, du moins. 

Larkin Poe sera probablement une des belles découvertes de cette programmation. 

Megan manie la Dobro et la steel à merveille, tout en accompagnant la voix de sa sœur Rebecca. 

Ajoutez au duo familial trois solides musiciens et vous avez la recette parfaite pour une soirée énergique. 

On espère qu’elles nous livreront leur interprétation du classique Black Betty, une petite perle du genre. 

Ma soirée à la scène Claridge, dimanche, débutera en force ! [MB]

Beth Hart

Beth Hart

8 juillet, 21 h

Grande prêtresse du blues, Beth Hart est tout à fait à sa place dans la programmation du Bluesfest, elle qui en est à son deuxième passage sur les plaines Le Breton. 

Depuis deux décennies, elle balance son blues inspiré des deux côtés de l’océan Atlantique. 

Sa fougue et son authenticité ont fait sa réputation. 

La Californienne a depuis quelques années collaboré avec le guitariste Joe Bonamassa. 

Pour son passage à Ottawa, on espère qu’elle interprétera plusieurs chansons de son album Fire on the Floor paru en 2016 ainsi que celui qu’elle a concocté plus tôt cette année avec Bonamassa, Black Coffee

Beth Hart sera sans aucun doute MON fait saillant du festival alors, ne soyez pas surpris de me voir devant la scène Claridge, dimanche. [MB]

The PepTides

The PepTides

15 juillet, 21 h

Joyeusement pop et dansante, la bande de The PepTides est composée de quatre musiciens et cinq chanteurs/euses, ce qui permet à ce collectif d’Ottawa de se maquiller d’à peu près tous les styles : de la pop « sucrément » rythmée au disco/funk en passant par la soul et l’electronica. 

L’extravagante formation, qui se présente aussi comme une jolie diapo de la diversité canadienne, tant sexuelle qu’ethnique, a déjà quatre albums (dont un mini) à son actif. 

Habitués du Bluesfest, The PepTides clôtureront le festival, dimanche 15 juillet (21 h ; scène Claridge Homes), mais le festival les a aussi programmés hors-site : le Casino du Lac-Leamy les attend le 12 juillet, à 20 h, pour un concert de deux heures entièrement gratuit. 

www.thepeptides.com [YB]

Common Deer

Common Deer

8 juillet, 20 h

Avec sa pop orchestrale et ses mélodies accrocheuses, le groupe torontois Common Deer, qui a vu le jour en 2013, se distingue surtout par son duo vocal. 

La voix de Graham McLaughlin qui rencontre celle de Sheila Hart-Owen pour créer une harmonie envoûtante. 

Lancé en 2017, II, le deuxième mini-album du groupe, mêle une énergie contagieuse à des percussions électro, des cordes et au son d’un synthé des années 1980. 

Une atmosphère qui devrait plonger la foule du théâtre Barney Danson (au Musée canadien de la Guerre) dans l’univers de ces Cerfs qui n’ont rien de commun. [AL]

The Jerry Cans

The Jerry Cans

15 juillet, 17 h

Groupe venu tout droit du Nunavut, The Jerry Cans a quelque chose de rafraîchissant – sans aucun jeu de mots –, qu’on se réjouit d’en avoir fait la découverte. 

Chant de gorge, country alternatif et folk, la musique du quintette s’inspire de sa ville d’origine, Iqaluit, pour créer un genre unique. Passionné par sa région située dans l’Arctique, 

The Jerry Cans chante en Inuktitut pour évoquer le Nord d’aujourd’hui et la population qui y habite. 

Un groupe à ne pas manquer sur la scène City le jour de la clôture du Bluesfest. [AL]