La foule du Bluesfest était impatiente d’accueillir Alexisonfire.

Bluesfest: Hardcore ontarien avec The Offspring et Alexisonfire

CRITIQUE / Le site rempli à capacité à 19 h 30, des effluves de cannabis, le punk rock de The Offspring et le post-hardcore d’Alexisonfire. L’instant d’un moment, on se serait cru au Rockfest. Mais non. Nous étions bien au Bluesfest d’Ottawa et c’était bien ainsi.

Après deux prestations à Toronto, c’est à Ottawa qu’Alexisonfire a posé ses amplis vendredi soir. On peut dire que nous sommes choyés puisque la bande de St.Catharines ne sort pas très souvent de sa retraite. Quelques spectacles ici et là. Alors, on comprend les fans d’avoir répondu présents à l’appel de Dallas Green et de ses boys.

Mais avant la bombe, on a eu droit à l’onde de choc.

The Offspring nous a été offert en apéritif et les Californiens ont littéralement enflammé la scène City. D’entrée de jeu, avec la pièce Americana, les dés étaient jetés pour une heure de punk rock à l’américaine.

«You gotta keep 'em», nous a lancé Dexter Holland. « Separated », ont répondu en chœur les milliers de fans sur les plaines LeBreton lors de l'interprétation de Come Out and Play.

Ils ne sont pas très jaseux, les gars de Garden Grove, et on les aime comme ça…

The Offspring nous a pitché ses riffs en 4/4 en pleine face pendant plus d’une heure. Ils ont enfilé les hits dont Want You Bad, Walla Walla, Staring at The Sun et Bad Habit.

Avec neuf albums à leur actif, Dexter, Noodles, Greg et Pete avaient l’embarras du choix quant au setlist à proposer. Mais la version de Whole Lotta Rosie de AC/DC a franchement plu au journaliste.

Les voix en pleine forme, les guitares pesantes et ultra présentes ainsi qu’une présence scénique irréprochable, The Offspring a été à la hauteur. On aurait pris un peu d’effets spéciaux sur scène, mais il faut dire le soleil était encore bien haut quand le groupe a lancé les premiers accords d’Americana.

Avis aux ami(e)s de Québec (dimanche) et d’Alma (lundi), soyez avisés que vous aurez droit à tout un fix d’énergie.

Hardcore ontarien

Après la décharge électrique « offspringnesque », la foule compacte du Bluesfest était impatiente d’accueillir Alexisonfire.

Mis à part un single sorti en février, Familiar Drugs, le quintette ontarien n’a rien mis sur disque depuis neuf ans. Mais ça n’empêche pas la bande de Georges Pettit d’offrir tout un show.

Avec Accidents lancé comme chanson d’ouverture, mega hit issu de l’album Watch Out paru en 2004, AOF ne laissait aucun doute sur ses intentions. Georges Pettit venait à peine de mettre le pied sur la scène que déjà son t-shirt s’est retrouvé dans la foule. Sans aucun complexe, le frontman exhibait son « dad bod » et avait déjà conquis la foule du Bluesfest.

Dallas Green, qui mène une prolifique carrière solo, a toujours autant de plaisir à se retrouver avec ses vieux potes du high school. La dernière fois qu’il est passé sur la scène du Bluesfest, il a fait une apparition dans le spectacle de P!nk, en 2017.

Bonjour le contraste !

Et que dire de Chris Steele ? Le bassiste est toujours aussi physique dans son jeu. Le gars ne tient littéralement pas en place.

La magie d’Alexisonfire réside définitivement dans les voix de Pettit, Green et McNeil. Rare d’entendre une voix aussi pure que celle de Dallas Green se marier avec le screaming de Pettit et le chant caverneux de McNeil. Étrange que tout cela fonctionne aussi bien.

Soulignons qu’Ottawa était la seule date de spectacle annoncée par le groupe.

Quel beau coup des organisateurs et quelle chance pour nous.

+

AU PROGRAMME

Un samedi très intéressant vous attend alors que Pussy Riot, Wu-Tang Clan et Snoop Dogg seront en vedette pour l’avant-dernière soirée de cette 25e édition. 

Dimanche soir, on s’attend à une véritable frénésie lorsque les Backstreet Boys monteront sur la scène City. 

Auparavant, les nostalgiques pourront voir et entendre le groupe America.