L’album «Homecoming» de Beyoncé est sorti en même temps qu’un documentaire du même nom, qui montre les coulisses des concerts de Coachella.

Beyoncé sort un album-surprise

NEW YORK — La chanteuse américaine Beyoncé a sorti dans la nuit de mardi à mercredi un album-surprise qui restitue ses fameux concerts de l’édition 2018 du festival de Coachella et accompagne un documentaire mis en ligne sur Netflix.

Devenue experte dans l’art de publier des albums sans annonce préalable depuis 2013 et son Beyoncé, Queen Bey a de nouveau frappé mercredi, avec un disque comprenant 40 titres et qui reprend le nom de son concert, Homecoming.

Au sein de cette liste figure une chanson inédite, enregistrée en studio, une reprise de Before I Let Go du groupe R&B Maze, titre initialement sorti en 1981.

Impliquant des moyens colossaux, avec près de 200 personnes sur scène, les deux concerts de Beyoncé à Coachella ont été salués comme les plus marquants de sa carrière.

L’ouverture, avec une fanfare de plus de quarante pièces et une chorégraphie très recherchée, exécutée au millimètre, restera comme un moment d’anthologie, symbole d’un spectacle bourré de références à la culture noire.

La performance représentait une sorte de rétrospective de la carrière de Beyoncé Knowles, entamée il y a plus de 20 ans avec la sortie du premier album de son groupe Destiny’s Child, en 1997. Beyoncé avait d’ailleurs profité des deux concerts, les 14 et 21 avril 2018, pour reformer brièvement le groupe et interpréter quelques-uns de ses tubes, notamment Say My Name.

L’époux de la chanteuse, le rappeur Jay-Z, avait également fait une apparition, accompagnant Beyoncé sur le titre Déjà Vu.

Beyoncé avait enchaîné les tenues, également des références à la culture noire ainsi qu’à la reine égyptienne Néfertiti, dont certains chercheurs ont avancé qu’elle avait la peau noire.

Après avoir régulièrement accordé la priorité de ses sorties à la plateforme de musique en ligne dont son mari est actionnaire majoritaire, Tidal, Beyoncé a, cette fois, choisi de mettre en ligne l’album sur tous les grands services de streaming. L’album en spectacle est sorti en même temps qu’un documentaire, lui aussi intitulé Homecoming, qui montre les coulisses des concerts de Coachella.

Fabrique culturelle

Chanson inédite: Simon Kearney à bord du Mixbus Studio

Par un matin de mer calme, le chansonneur Simon Kearney interprète «L’autre côté» — une pièce jamais endisquée — dans le décor fantasmagorique de la grève gaspésienne et du Mixbus, le studio mobile des aventuriers Jacob Pomerleau et Isabelle Langlois.

La chanson a vu le jour devant les vagues, sur une petite île d’Amérique latine où aucune voiture ne circule. De cet endroit inspirant est né cet hymne au «bon laisser-aller» et à ceux qui sortent des sentiers battus.

C'est en 2018 que le bus scolaire converti en studio d’enregistrement — quel travail! — a accueilli son premier artiste, Hubert Lenoir, précisément au Festival en chanson de Petite-Vallée. «C’est vraiment l’étincelle qui a fait partir le feu du Mixbus, se souvient Jacob. Par la suite, on a eu la chance de faire le tour des festivals québécois.»

Mis au monde par le Festival en chanson de Petite-Vallée, le circuit Destination Chanson Fleuve permet aux chansonneurs du festival, de jeunes auteurs-compositeurs et interprètes, de peaufiner leur œuvre au fil de plusieurs escales le long du Saint-Laurent, ainsi que de travailler et de monter sur scène ensemble devant un public de plus en plus nombreux.

Voir la capsule ici.

Crédits

Coréalisation: Estelle Marcoux et Xavier Marceau

Caméra: Xavier Marceau et Estelle Marcoux

Montage: Xavier Marceau

Coordination: Caroline Bujold

Technicienne en production: Ariane Gratton-Jacob

Musique

L’esprit de gang de Taktika

Nom iconique du rap québécois, le duo Taktika débarque au Minotaure samedi 21 septembre, avec en poche un septième album, Tant que j’respire, pour l’élaboration duquel ses fans ont largement été mis à contribution.

Taktika avait commencé à tester la démarche il y a quelques années, lorsque les vétérans rappeurs ont convié leur public à sélectionner les chansons qu’ils voulaient voir figurer sur leur album Greatest Hits.

Musique

Les rencontres musicales rêvées de Florent Vollant

Les projets se suivent et ne se ressemblent pas pour Florent Vollant. L’artiste qui sera de passage dans la région dans le cadre de la tournée de son album «Mishta Meshkanu», sorti l’automne dernier, enchaîne les entrevues pour faire la promotion de «Nikamu Mamuitun – Chansons rassembleuses», projet d’un collectif de la relève qu’il a parrainé. Des rencontres musicales chantées en innue, atikamekw et en français.

Fruit de la rencontre de quatre artistes autochtones et quatre francophones, le projet a pu voir le jour parce qu’il a d’abord existé en rêve — les songes ayant une place particulière dans la culture autochtone. Quand Alan Côté, directeur général et artistique du Festival en chanson de Petite-Valée appelle Florent Vollant (Kashtin) en septembre 2016, pour lui dire qu’il était venu lui proposer, en rêve, de faire un projet autour des langues autochtones et de la langue française, il se doutait bien que Florent Vollant embarquerait. À un détail près...

Musique

Dany Bédar: «Ma vie racontée en dix chansons»

Depuis la parution de son premier album en 2002, Dany Bédar en a écrit, des histoires. Il les a aussi chantées sur tellement de scènes qu’il n’ose plus les compter.

Le 27 septembre, l’Abitibien lancera son neuvième album studio en carrière. Une galette qu’il a cuisinée dans les studios Planet, à Montréal.

Musique

Plaisirs manifestes de Souljazz Orchestra

« Pas besoin de chercher bien loin pour trouver des inégalités », nous susurrait Pierre Chrétien, en septembre 2017. Avec sa bande le Souljazz Orchestra, il venait d’endisquer une chanson évoquant son voisin, Abdirahman Abdi, mort sous les coups de policiers d’Ottawa.

D’origine somalienne, M. Abdi est mort dans cette rue que le musicien arpente chaque jour. Une arrestation musclée : il a succombé à une crise cardiaque qui aurait été causée par les coups de policiers, selon l’acte d’accusation.

Musique

Evelyne Brochu: trouver sa vraie voix

On la connaissait actrice, voilà qu’Evelyne Brochu se révèle comme chanteuse avec «Objets perdus», un premier album mitonné avec son grand ami Félix Dyotte. Une nouveauté pour le public qui s’avère plutôt la suite d’une collaboration de longue date pour les deux principaux intéressés.

Les rats repus, ça vous dit quelque chose? Probablement pas… Avant Polytechnique de Denis Villeneuve, Café de Flore de Jean-Marc Vallée ou Tom à la ferme de Xavier Dolan, il y a eu pour Evelyne Brochu ce groupe de musique dans lequel elle a chanté, au cégep, auprès de son pote Félix Dyotte.

Musique

Le rappeur engagé Dave remporte le prix Mercury

LONDRES — Le rappeur engagé Dave, 21 ans, a remporté jeudi soir à Londres le prestigieux prix Mercury, avec son album «Psychodrama», qui explore l'identité noire et dénonce le racisme institutionnalisé.

«Je ne sais pas quoi dire, je veux d'abord inviter ma mère à monter sur scène», a déclaré le chanteur sud-londonien, vêtu d'un survêtement, après avoir interprété son émouvant titre Psycho sur la célèbre scène de la salle de concert Eventim Apollo Hammersmith.

«Je veux remercier mon frère Christopher [emprisonné en 2013] qui a inspiré cet album, c'est ton histoire ici», a-t-il ajouté.

Créé en 1992, le prix Mercury consacre le meilleur album britannique ou irlandais des douze derniers mois. Il s'accompagne d'une récompense de 25 000 livres (41 000 dollars canadien) et propulse généralement les ventes de l'album distingué.

«C'est un grand compliment. C'est sûrement le plus beau jour de la vie de ma mère», a plaisanté Dave lors d'une conférence de presse. «Tout ça est bien plus grand que moi, tous ces mois de travail, tous ces gens en coulisses», a-t-il souligné.

Psychodrama est une plongée dans le lourd héritage de la communauté noire, mais aussi une célébration de son identité. «Noir est bien plus profond qu'être africain-américain [...] on avait de vraies reines», chante Dave dans son titre Black. «Plus la baie est noire, plus le jus est sucré. Un enfant meurt, plus le tueur est noir, plus la nouvelle est sucrée», poursuit-il.

Psychodrama est un album «de courage et d'honnêteté, simplement exceptionnel», a salué la DJ et membre du jury Annie Mac, au moment de remettre le prix.

Climat, BoJo et saltos enragés

Dave n'était pas le seul artiste révolté à avoir pris le micro pour ce prix Mercury.

La cérémonie s'est ouverte avec le groupe de rock anglais Foals et leur album Everything not saved will be lost - Part 1, présenté par l'hôte de la soirée, Lauren Laverne, comme «une bande-son au drame du changement climatique».

A suivi sur scène l'Anglaise Anna Calvi. Son album Hunter explore les notions de genre pour «se libérer du patriarcat». L'interprète-guitariste, à la voix puissante et les yeux maquillés de noir, a terminé sa chanson Don't beat the girl out of my boy à genoux, sous les applaudissements du public.

Mais la salle s'est vraiment enflammée avec le phénomène montant du rap anglais Slowthai, 24 ans, et son album Nothing Great about Britain. «Il n'y a rien de grand en Grande-Bretagne», a répété comme un credo l'artiste au flow piquant, critique et blasé. Cet Anglais, originaire des Midlands, en a aussi profité pour insulter le premier ministre britannique Boris Johnson, en brandissant un masque à son effigie.

C'est donc devant un public chauffé à bloc que le groupe punk Idles a défendu son album Joy as an Act of Resistance, la masculinité toxique, celle qui force les hommes à «boire», à «ne pas pleurer».

Son chanteur principal Joe Talbot, 34 ans, les cheveux teints en rose, a ponctué sa performance en frappant rageusement du pied. «J'étais l'un de ces gars quand j'étais plus jeune, [coincé] dans un putain de bocal à poissons, qui voulait s'échapper», racontait cet ancien alcoolique dans une interview au Guardian en 2018. Avec la musique, «c'est important d'essayer d'éduquer».

On retiendra aussi le show étonnant de Black Midi pour leur titre bmbmbm (album Schlagenheim) : jets de guitare, salto raté, le tout sur de la musique rock quasi psychédélique, pour la plus grande joie du public.

Sont également montés sur scène: les punks irlandais Fontaines DC (Dogrel) qui dénoncent la gentrification de Dublin, Little Simz (Grey Area) qui critique le monde cloisonné du rap masculin, mais aussi Cate Le Bon (Reward), Nao (Saturn) et SEED Ensemble (Driftglass). Le groupe The 1975 (A Brief Inquiry into Online Relationships) était en revanche absent.

Musique

Hubert Lenoir joue au vampire dans un nouveau clip

Hubert Lenoir renoue avec l’anglais sur «hunny bunny», nouvelle chanson dévoilée jeudi et fruit de la collaboration entre l’auteur-compositeur-interprète de Québec et le musicien australien Kirin J Callinan.

Décrite comme «low key dance track aux influences de late 90’s avec une micro touche de fusion jazz», la pièce est accompagnée d’un clip réalisé par Gabriel Lapointe et Noémie D. Leclerc. Tournée dans les rues et un skatepark de Québec, la vidéo donne l’occasion à Hubert Lenoir de jouer au vampire se nourrissant du sang des copains qui se cassent la gueule en skate.

Et quant à ceux qui s’inquiètent de ce retour à la langue de The Seasons, le chanteur les a rassurés dans un communiqué : «j’ai des chansons en français qui s’en viennent aussi bientôt, si jamais y’en a qui freakent, ben freakez pas plz»...

Musique

Céline Dion rayonne à Québec [PHOTOS]

CRITIQUE / Tout juste sortie d’une résidence de spectacles à Las Vegas qui aura duré 16 ans et trois ans après son dernier passage au Centre Vidéotron, une Céline Dion rayonnante a lancé mercredi à Québec sa tournée mondiale «Courage», la première entièrement conçue sans son grand complice, René Angélil, décédé au début 2016.

«C’est la première fois que je m’implique autant dans la création d’un spectacle. Avant, j’avais un partenaire qui était pas pire là-dedans. Ce soir, j’aimerais tellement ça qu’il soit fier de moi et de toute l’équipe autour», a déclaré la vedette. Celle-ci s’est avouée nerveuse et s’est souvent montrée émue lors de cette première, présentée après deux semaines de répétitions à l’amphithéâtre, aussi bondé qu’enthousiaste pour ce nouveau rendez-vous. 

«C’est presque devenu une tradition de commencer une tournée ici. Ce n’est pas vraiment une superstition, c’est parce que ça commence bien! On a vécu ensemble de grandes émotions et de beaux souvenirs. Je ne sais pas vous autres, mais moi, ils sont toujours présents ici», a aussi confié la diva en montrant son cœur. 

Avec trois nouveaux extraits de l’album Courage attendu le 15 novembre dévoilés le matin même — dont Lying Down et la pièce-titre (victime d’un faux départ mercredi soir) —, Céline Dion avait du neuf à offrir à ses fans. En français et en anglais, elle n’a pas non plus été avare de ses succès. Bien loin de là. 

Dans une forme éclatante (la vidéo nous montrant ses prouesses de ballerine a de quoi impressionner), la chanteuse a offert une prestation vocale sans faille. Si le sportif «anymore!» du succès All By Myself s’est mérité une assourdissante ovation, l’ensemble du programme de près de deux heures et construit en multiples facettes a de nouveau prouvé à quel point Céline est une pro et combien la machine scénique sur laquelle elle règne (14 musiciens et trois choristes sous la direction de Scott Price) peut s’avérer redoutable. Qu’on adhère ou pas au personnage ou à son répertoire, il faut une bonne dose de mauvaise foi pour le nier.

Tantôt solennelle (dans Encore un soir, S’il suffisait d’aimer ou L’amour existe encore, où les cordes ont été mises à contribution), tantôt enlevante (avec I’m Alive, qui rate rarement son effet ou cette Regarde moi bien cuivrée), tantôt plus sensuelle (dans la bien nommée Tous les blues sont écrits pour toi), tantôt party animal (dans un medley dansant incluant la nouvelle Flying on My Own à un bouquet de reprises, dont Another One Bites the Dust de Queen et Kiss de Prince), Céline n’a pas ménagé ses munitions. Rien pour décevoir ses admirateurs, qui se sont manifestés de bruyante manière. 

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Musique

Galas de l'ADISQ: Les Louanges en tête des nominations

Le parcours étoilé de Vincent Roberge et de son projet Les Louanges se poursuivra jusqu’aux galas de l’ADISQ : avec six mentions dans des catégories artistiques et trois du côté industriel, le Lévisien d’origine partira en tête de la course aux trophées Félix cette année.

Avec La nuit est une panthère, Les Louanges peut aspirer au prix du choix de la critique, du meilleur album alternatif, de l’auteur-compositeur-interprète, de la chanson, de la vidéo et de la révélation de l’année. Notons que les artistes originaires de la région font bonne figure dans cette dernière catégorie : les noms de Lou-Adriane Cassidy, de Jérôme 50 et de Sarahmée côtoient aussi celui de la pianiste montréalaise Alexandra Stréliski, elle-même bien installée en haut de la liste des nommés avec six mentions artistiques et deux industrielles. 

Après avoir remporté trois Félix en 2017 avec Les frères cueilleurs, Alaclair Ensemble se voit nommé parmi les albums rap (auprès de FouKi, Koriass, Loud et Souldia), les choix de la critique (avec FouKi, Salomé Leclerc, Les Louanges, Les Trois Accords et Alexandra Stréliski), les vidéos et les groupes de l’année. Dans cette dernière catégorie, le public sera appelé à choisir entre les autoproclamés rappeurs «bas-canadiens», le duo 2Frères, Bleu Jeans Bleu, Les Cowboys Fringants et les Trois Accords. 

Musique

Gatineau cherche des musiciens pour un programme de lancement d’albums

La Ville de Gatineau lance un appel aux auteurs, compositeurs et interprètes de la région intéressés à profiter de son programme de lancement d’albums.

Les artistes sélectionnés pourront profiter de la scène du Cabaret La Basoche pour un concert de lancement d’album. La Ville offre la salle, la technique, la promotion ainsi qu’un cachet symbolique. Les candidatures sont acceptées en tout temps (via le portail municipal). Pour être admissibles, les candidats doivent soumettre un dossier de présentation complet. Cette vitrine représente de «belles occasions de découverte musicale offertes gratuitement à la population gatinoise! », s’est réjouie la conseillère Isabelle N. Miron, présidente de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine.

Arts et spectacles

Zachary Richard, chanteur, conteur et poète

La dernière fois que Zachary Richard a chanté pas loin de chez nous remonte au début de l’été. Son retour au Festival de la chanson de Tadoussac avait attiré près de 400 personnes dans l’église du village, l’équivalent d’une salle pleine. Le public avait entendu ses classiques, de nouvelles compositions et plusieurs histoires laissant apparaître le sens de l’humour du chanteur.

« Sans être un humoriste, je viens d’une famille de conteurs. Dans le spectacle, j’essaie d’amener les gens chez nous, dans un univers qui est multiple. Ils apprécient ces clins d’œil sur ma vie en Louisiane. On nous imagine dans des marécages, en train de manger des écrevisses, alors que je viens d’une famille d’éleveurs établie près de Lafayette. Mon village, Scott, s’est développé autour du chemin de fer provenant de Houston », a décrit Zachary Richard au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Quotidien.

Arts et spectacles

Vic Vogel s’éteint à 84 ans

Le grand nom de la scène jazz montréalaise Vic Vogel a joué sa dernière note. Celui qui avait appris à jouer du piano à l’oreille à cinq ans pour ensuite devenir l’une des plus grandes légendes canadiennes du jazz est décédé lundi à l’âge de 84 ans.

Vic Vogel « s’est éteint ce lundi matin du 16 septembre 2019 à 9 h 35 dans sa demeure de Montréal aux côtés de sa maîtresse, son piano Steinway sur lequel il a joué depuis l’âge de 16 ans », lit-on sur sa page Facebook.

Musique

La rappeuse Haviah Mighty remporte le prix Polaris

TORONTO — La rappeuse Haviah Mighty a remporté, lundi soir, le prix Polaris pour son album «13th Floor».

L'album a été choisi par un jury de 11 membres comme étant l'album canadien de l'année pour sa valeur artistique. Le prix est accompagné d'une bourse de 50 000 $.

Musique

Décès de Ric Ocasek, chanteur du groupe The Cars

NEW YORK — Ric Ocasek, chanteur du groupe The Cars, pionniers de la new wave, a été retrouvé mort dimanche à l'âge de 75 ans, selon la police de New York.

Cette dernière (NYPD) a reçu un appel vers 14h «pour un homme inconscient (...). Son décès a été prononcé sur place» et le corps a été identifié comme étant celui de Ric Ocasek, a indiqué le NYPD dans un communiqué.

Arts et spectacles

Laurence Jalbert: le courage de ses convictions

Le cap de la soixantaine récemment franchi, Laurence Jalbert demeure plus fidèle que jamais à sa quête d’authenticité. Si elle prend toujours autant de plaisir à exercer son métier, c’est d’abord et avant tout pour apporter du bonheur à ses fans aux quatre coins du Québec.

Aller à la rencontre du monde, c’est ce qui la fait vibrer. «Ça fait 45 ans que je chante et je sais pour qui et pourquoi je le fais : pour donner, pour voir les sourires et les yeux pétiller, pour sentir que je sers à quelque chose.»

Musique

Les muses du pénitencier

Après son passage au Jazz Fest plus tôt cet été, la chanteuse américaine Eleni Mandell revient à Ottawa, cette fois sur les planches du City Folk. L’occasion de (re)découvrir les pièces de son dernier et onzième album Wake up Again qu’elle a écrites après avoir enseigné l’écriture de chansons dans une prison pour femmes à Los Angeles.

Plutôt original comme processus de création que de partager son amour pour la musique et l’écriture à un groupe de détenues pour en extraire un concentré d’émotions jusque-là confinées dans l’enceinte grisâtre d’un pénitencier.

Musique

Patrick Bruel sous enquête pour exhibition et harcèlement sexuel

AJACCIO — Le chanteur français Patrick Bruel est visé par une enquête préliminaire pour «exhibition sexuelle» et «harcèlement sexuel» après des accusations d’une employée d’un hôtel en Corse qu’il conteste, a indiqué à l’AFP le procureur de la République d’Ajaccio, Eric Bouillard.

Les faits se seraient produits le 9 août, alors que le chanteur se produisait en concert à Ajaccio, au sud-ouest de l’île française, et séjournait à l’hôtel Radisson Blu de Porticcio, a précisé le procureur, confirmant une information du quotidien Le Parisien.

Le procureur d’Ajaccio, saisi des faits le 13 août, a précisé que la jeune masseuse de 21 ans n’a pas souhaité déposer plainte, mais a simplement «signalé des faits et un comportement déplacé» du chanteur.

Selon M. Bouillard, Patrick Bruel aurait rencontré la jeune femme sur son lieu de travail quelques heures avant son concert, et son entourage aurait commandé une prestation de massage auprès de l’hôtel.

«La jeune masseuse rapporte que lorsqu’elle arrive dans la loge de Patrick Bruel, la porte est fermée à clef et la lumière tamisée. Alors qu’elle commence le massage, le chanteur refuse par ailleurs de suivre le protocole dans ce domaine, notamment de mettre des vêtements, et va donc rester nu», raconte M. Bouillard. Le chanteur selon le procureur reconnaît ces faits, «en précisant toutefois que lorsqu’il se met sur le dos il se couvre d’une serviette».

«La jeune femme indique également que M. Bruel va avoir des demandes de massages très particuliers dans certaines zones. Là, le chanteur nie les faits rapportés par la jeune femme», détaille le procureur.

Depuis le 13 août, le parquet d’Ajaccio a déjà procédé à de nombreuses auditions dans l’entourage de la jeune femme. «Ses proches décrivent sa sidération et sa prise de conscience du caractère anormal de ces faits. Dans son entourage, on confirme sa crédibilité et le fait qu’elle a été marquée par ces faits», souligne le procureur.

De son côté, selon M. Bouillard, la jeune masseuse a indiqué avoir eu «beaucoup de mal à reprendre son travail et à l’exercer normalement».

La version du chanteur

Patrick Bruel a été entendu dimanche soir.

Cité dans le Parisien, le chanteur donne sa version des faits: «Nous étions une heure avant mon concert, dans ma loge, accessible à tous. Mon équipe, mes collaborateurs, mes enfants étaient à proximité et ont l’habitude d’entrer à tout moment dans ma loge. Je n’ai pas eu la moindre intention ni le moindre geste déplacé envers cette femme».

En Corse, les auditions devraient également se poursuivre dans les prochains jours.

Musique

Les mots du monde avec Samian

Samian a lancé le 6 septembre un quatrième album, «Le Messager». Le rappeur se retrouve aussi, à titre d’animateur, au centre de la série documentaire «En marge du monde», qui l’a fait voyager aux quatre coins du globe à la rencontre d’individus ayant choisi de vivre loin de la société moderne, en rupture complète avec les modèles consuméristes actuels.

Le second épisode (cette première saison en compte 10) est diffusé ce mardi 10 septembre, à 21 h (plusieurs rediffusions sont prévues au fil de la semaine),

Musique

Matt Lang fait coup double

Matt Lang a remporté le concours Top of the Country de SiriusXM Canada.

Il a reçu son prix jeudi, au Palace Theatre de Calgary, dans le cadre de la Canadian Country Music Association Week.

Le prix s’accompagne d’une bourse de 25 000$ ainsi qu’un voyage d’écriture à Nashville avec la SOCAN.

Il faisait partie des 8 artistes émergents retenus pour prendre part à cette compétition.

Le chanteur originaire de Maniwaki a aussi appris jeudi qu’il décrochera le Prix Socan Musique Country de l’année, lors du gala tenu le 22 septembre prochain.

Musique

12 albums attendus cette saison

Les Cowboys Fringants, Les antipodes, 4 octobre

Pas de répit pour Les Cowboys Fringants : avec un agenda de tournée qui ne semble pas vouloir dérougir (de part et d’autre de l’Atlantique), la joyeuse bande ne ralentit pas la cadence et lancera le 4 octobre son 10e album, Les antipodes. La fête se poursuivra sur la scène de la salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre le 29 novembre.

Musique

Un dealer qui a vendu du fentanyl à Mac Miller avant sa mort arrêté

LOS ANGELES — Les autorités américaines ont annoncé avoir arrêté mercredi un dealer accusé d’avoir vendu des médicaments contrefaits contenant du fentanyl, un opiacé extrêmement puissant, au rappeur Mac Miller deux jours avant le décès de l’artiste d’une overdose, voici tout juste un an.

Mac Miller, qui s’était fait remarquer du grand public notamment par une chanson sur le président Donald Trump et une séparation difficile avec la chanteuse Ariana Grande, est mort accidentellement après avoir absorbé un «mélange toxique» de fentanyl, de cocaïne et d’alcool, selon l’autopsie.

Musique

Dépression et consommation: Justin Bieber se confie

NEW YORK — Célébrité précoce, dépression et consommation de drogues dures : le chanteur canadien Justin Bieber s'est confié dans une longue publication sur Instagram, revenant sur un cercle vicieux l'ayant transformé en «personne la plus ridiculisée, jugée et détestée au monde».

«Tout le monde a tout fait pour moi, de telle sorte que je n'ai même jamais appris les principes fondamentaux de la responsabilité», a affirmé la vedette de 25 ans, en disant qu'à 18 ans, il n'avait «aucune compétence dans le monde réel» malgré «des millions de dollars et l'accès à ce qu'(il) voulait».

Musique

Affaire Placido Domingo: une approche différente du #MoiAussi

NEW YORK — Ovation en Europe, annulations aux États-Unis : les accusations de harcèlement sexuel contre le célébrissime ténor espagnol Placido Domingo ont de nouveau souligné les divergences transatlantiques s’agissant de l’accueil fait aux personnalités du monde de la culture mises en causes dans des scandales.

Placido Domingo, 78 ans, a été accusé par plusieurs femmes de gestes déplacés et de baisers forcés remontant à plusieurs années. Dimanche, pour sa première prestation scénique depuis la publication de ces accusations, il a été ovationné au festival de Salzbourg.

Aux États-Unis au contraire, l’Orchestre de Philadelphie et l’Opéra de San Francisco ont annulé ses spectacles dès que les accusations ont été rendues publiques.

En Europe, les compagnies ont préféré attendre, certaines lui affichant même leur soutien. Et alors que plusieurs artistes américains ont publiquement condamné les actes présumés, des chanteurs européens ont pris sa défense. La mezzo-soprano Maria Jose Suarez, qui s’est produite aux côtés de Placido Domingo plusieurs fois, a ainsi dit avoir vu des femmes «lui courir après». «Ce que j’ai vu, c’est quelqu’un de bon, qui est un homme qui aime les femmes, tout comme j’aime les hommes, et ce n’est pas un problème», a-t-elle dit à une radio espagnole.

Cette divergence dans les réactions ravive le débat de longue date sur la manière dont la société devrait ou non continuer de célébrer l’œuvre d’individus accusés d’actes répréhensibles.

Pendant des dizaines d’années, les défenseurs d’hommes puissants accusés d’abus sexuels ont brandi le cliché du «puritanisme» américain. L’argument a refait surface suite au lancement du mouvement #MoiAussi en 2017, après la chute du producteur Harvey Weinstein.

Pour l’historienne française Laure Murat, qui a publié l’an dernier Une révolution sexuelle? Réflexions sur l’après-Weinstein, «crier au puritanisme et à la censure est un raccourci paresseux».

«Je crois que la défense systématique du “grand artiste”, de son impunité miraculeuse, est un alibi pour toute autre chose. Il y a, derrière, une volonté délibérée de ne pas rentrer dans le débat», a-t-elle dit en 2018.

Livres

Quand Bob Dylan n’était que Bobby

NEW YORK — Du premier blues chanté en colonie de vacances à la tournée «Rolling Thunder Revue», l’ami d’enfance de Bob Dylan a tout vu. Il publie aujourd’hui ses mémoires, un ouvrage fourmillant d’anecdotes sur la légende vivante qui a gardé tout son mystère.

C’est en 1953 que Louie Kemp rencontre celui qui n’est encore que Bobby Zimmerman dans une colonie de vacances pour adolescents juifs, dans le nord du Wisconsin.

Bobby, qui a grandi dans la petite ville minière de Hibbing, dans le Minnesota voisin, n’a que 12 ans, mais il est déjà toujours affublé de sa guitare. «Il nous disait tout le temps qu’il allait être une star du rock», raconte Louie Kemp à l’AFP. «Il l’a tellement dit que je l’ai cru. (...) Il avait tout simplement un talent musical naturel, combiné à une volonté incroyable».

La suite appartient à l’histoire, bien sûr. Mais Louie Kemp, aujourd’hui âgé de 77 ans, a trouvé nécessaire de raconter sa vision personnelle du prix Nobel de Littérature dans cet ouvrage intitulé Dylan et moi: 50 ans d’aventures, avec l’accord de l’artiste.

«Ce serait égoïste de ma part d’emporter toutes ces anecdotes et ces aventures avec moi dans la tombe», dit-il. «Il m’a fait confiance parce qu’il savait que je n’avais pas d’arrières-pensées».

«Quand on devient célèbre, c’est difficile de se faire de nouveaux amis en qui on peut vraiment avoir confiance», ajoute-t-il. «Dans notre cas, les liens sont si anciens que ce n’était pas un souci».

Bobby Zimmerman, devenu Bob Dylan sur le campus de l’université du Minnesota, rejoint rapidement Greenwich Village, le quartier bohème de New York. C’est Joan Baez qui le fait connaître en l’invitant à jouer lors de ses concerts.

«La première chanson de lui que j’ai entendue, c’était Blowing in the Wind et je me suis dit : c’est lui qui a écrit ça? Comment il a fait?» se souvient M. Kemp. «Cela a épaté tout le monde, y compris moi».

«Les pieds sur terre»

«Et puis il a continué à en sortir, comme de l’eau qui sort du robinet», raconte-t-il. Bob Dylan, l’un des chanteurs-auteurs-compositeurs les plus influents de l’histoire de la musique, est aussi l’un des plus prolifiques avec plus de 350 chansons.

La vedette invite son ami Louie à produire sa célèbre tournée Rolling Thunder Revue de 1975-1976, au centre du dernier film de Martin Scorsese. Bob Dylan, qui voulait se rapprocher de son public, avait rassemblé un groupe d’artistes prestigieux pour donner des concerts dans des petites villes d’Amérique du Nord.

«Il n’a pas l’ego de la plupart des gens du spectacle», dit Louie Kemp de son vieil ami aujourd’hui âgé de 78 ans. «En ça, il n’a jamais changé. Il a toujours eu les pieds sur terre». «Il faut lui rendre justice : la célébrité ne l’a jamais changé».

Dans ses mémoires, Louie Kemp raconte plusieurs anecdotes amusantes comme lorsque l’acteur américain Marlon Brando s’est trouvé au bord du malaise après avoir mangé trop de raifort à son dîner de mariage, en 1983. Bob Dylan, qui était son témoin, a enchanté l’assistance avec un concert improvisé.

«Nos relations étaient celles de deux amis. Il se trouve que l’un d’eux est Bob Dylan», conclut-il. Mais «pour moi, il sera toujours Bobby Zimmerman».

Festivals

FMG: une première pour Nickelback à Gatineau

Rockstar, Photograph, Someday: amateurs de rock, préparez-vous bien ! Nickelback sera de passage à Gatineau pour une première fois en plus de 20 ans de carrière le 30 août prochain.

Le groupe de l’Alberta se donnera en concert au parc de la Baie dans le cadre du 32e Festival de montgolfières de Gatineau (FMG). Mais bien qu’il s’agira d’un premier spectacle en sol gatinois pour Nickelback, le chanteur Chad Kroeger et son frère Mike, bassiste de la formation, connaissent déjà bien Ottawa.

Arts et spectacles

La scène d’abord pour Half Moon Run

On savait que Half Moon Run faisait les choses à sa manière. Déjà que le groupe crée des chansons dans un style que plusieurs trouvent difficile à classer... Cette année, au lieu de suivre le même chemin que la plupart des artistes (lancer un album puis partir en tournée), les quatre musiciens ont pris les choses à l’envers : donner le coup d’envoi à une série de concerts d’une cinquantaine de dates, au Canada, aux États-Unis et en Europe... et dévoiler leur opus 3 vers la fin.

Mais derrière cette décision aux apparences bizarres se cache simplement le désir, pour le quatuor, de tester le plus possible ses fraîches chansons sur scène. Le spectacle que Half Moon Run promène depuis juin en terre canadienne comporte donc cinq ou six des nouvelles pièces qui se retrouveront sur l’album à venir, dont la sortie est attendue pour le milieu de l’automne (la date officielle sera annoncée le 5 septembre).

Musique

Ian Kelly: entre paternité et festival

Entre sa carrière de chanteur et une famille de quatre enfants, Ian Kelly trouve du temps pour s’investir dans sa communauté. À preuve, le Festival SuperFolk qu’il a fondé il y a deux ans et qui se tient cette fin de semaine à Morin-Heights, au nord de Montréal. Lorsque Le Soleil l’a joint cette semaine, le musicien était d’ailleurs en route pour Montréal, une remorque accrochée à sa voiture, pour aller chercher de la bière chez son commanditaire.

«En ce moment, c’est pas mal moi qui fais tout, même si j’ai un peu d’aide. Disons que j’ai plus d’expérience avec les enfants que comme promoteur de festival...», mentionne-t-il au bout du fil, avec son frère derrière le volant.

Musique

Coups de feu sur le tournage du clip du rappeur Booba

BOBIGNY — Une quinzaine de personnes munies de batons de baseball et d’armes à feu ont surgi sur le tournage d’un clip du rappeur français Booba, habitué des confrontations avec d’autres vedettes du rap, dans la banlieue de Paris vers minuit mardi, faisant plusieurs blessés, selon des sources concordantes, confirmant une information de la radio Europe 1.

Parmi les personnes blessées, l’une a été touchée par balles à la cuisse mais sa vie n’est pas en danger, ont précisé ces sources. Le réalisateur du clip et un technicien ont également été blessés après avoir été frappés à coups de pieds, de poings et de batons de baseball, a indiqué une source policière.

Le rappeur n’était pas sur place au moment des faits, survenus dans la ville d’Aulnay-sous-Bois, près de Paris. Un enquête judiciaire a été ouverte.

Du rap au ring

Booba est un habitué des confrontations avec d’autres vedettes du rap. En août 2018, une rixe avait éclaté en plein aéroport parisien d’Orly avec son rival Kaaris, également français, sous les yeux des passagers ébahis.

Les images de cet affrontement violent entre les deux hommes et neuf de leurs proches avaient fait le tour des médias et des réseaux sociaux.

Les deux rappeurs avaient été condamnés à 18 mois de prison avec sursis et 50 000 euros (73 000 $CAN) d’amende pour cette bagarre médiatisée.

Les deux frères ennemis du rap français s’étaient ensuite donné rendez-vous en Suisse pour un combat d’arts martiaux mixtes censé régler leur différend. Mais les autorités ont annoncé le 16 août avoir retiré l’autorisation initialement donnée pour le combat.

Élie Yaffa dit Booba, 42 ans, qui a écoulé plus de deux millions de disques en neuf albums, ne cesse d’échanger des piques avec Armand Gnakouri Okou, alias Kaaris, 39 ans, dans la tradition du clash de rap.

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Édith Butler sera intronisée vendredi au Panthéon des auteurs compositeurs

MONCTON, N.-B. — Le Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens intronisera vendredi l’auteure-compositrice-interprète Édith Butler dans le cadre du Congrès mondial acadien.

Édith Butler, originaire de Paquetville, au Nouveau-Brunswick, est une «pionnière et ambassadrice incontestée de la culture acadienne et de ses traditions», fait-on valoir.

Depuis ses débuts en 1964, Édith Butler a chanté sur de multiples scènes du monde la culture et l’histoire de l’Acadie.

Au milieu des années 1960, elle a chanté dans les festivals folks au Canada et aux États-Unis aux côtés de Bob Dylan, Joni Mitchell et Pete Seeger, souligne l’organisation par communiqué.

L’année 1973 a marqué les débuts de sa carrière au Québec grâce à un premier album chez Columbia intitulé «Avant d’être dépaysée».

Édith Butler a été admise plus tôt ce mois-ci à l’Ordre des arts et des lettres de la République française. Officière de l’Ordre du Canada, elle a déjà reçu un prix du Gouverneur général du Canada pour les arts de la scène et un prix d’excellence de la SOCAN pour l’ensemble de son œuvre. La Presse canadienne