Arts et spectacles

Fet.Nat dans la «courte liste» du Prix Polaris

L’album Le mal, du groupe Fet.Nat, se retrouve dans la « courte liste » du Prix Polaris.

Le prix de musique canadien a dévoilé mardi 16 juillet les noms des 10 groupes ou artistes retenus dans sa courte liste.

Ce quatuor gatinois propose une musique très difficilement classable, qu’on qualifie parfois de « free punk » en référence au free jazz, pour souligner son originalité constante et sa créativité débordante.

Le groupe est actuellement composé de Pierre-Luc Clément, Olivier Fairfield, JFNo et Linsey Wellman. Ses membres sauront le 16 septembre prochain, lors du gala du prix Polaris organisé à Toronto, s’ils sont lauréats du prix – qui est accompagné d’une bourse de 50 000$, cette année.

Créé en 2006, le prix Polaris est décerné à un disque canadien par un jury de critiques professionnels. Les albums sont jugés uniquement sur leur mérite artistique, sans égard à leur provenance géographique ou leur langue, leur étiquette ou leur percée commerciale.

Le Mal est le troisième long-jeu de la bande, qui a aussi « commis » trois minialbums depuis sa création, en 2010. L’intégrale de la discographie de FET.NAT est accessible en téléchargement gratuit (contribution volontaire) sur le site Bandcamp (fetnat.bandcamp.com).

Paru en février dernier, l’album joue sur les distorsions (vocales), les dissimulations (rythmiques) et la « juxtaposition confuse [...] des machines et de la poésie ».

Musique

Mort de Johnny Clegg, le «Zoulou blanc» [VIDÉO + PHOTOS]

JOHANNESBURG — Musicien engagé, Johnny Clegg incarnait avec ses chansons, mélange inédit de rythmes zoulou et de pop occidentale, la résistance à l’apartheid, puis la réconciliation. Le «Zoulou blanc» sud-africain s’est éteint mardi à l’âge de 66 ans.

Longtemps victime de la censure en Afrique du Sud, il a connu le succès à l’étranger avant d’accéder au statut de vedette dans son pays.

Pendant les pires heures du régime raciste, ses chansons ont été interdites. Pour contourner la censure, il a été contraint de se produire — avec son groupe Juluka, formé avec le musicien zoulou Sipho Mchunu — dans les universités, les églises, les foyers de migrants et chez des particuliers.

À LIRE AUSSI : Sa dernière entrevue au Soleil, en octobre 2017

Musique

Bluesfest : une soirée avec les Boys

CRITIQUE / Le rideau est tombé, dimanche soir, sur la 25e édition du Bluesfest d’Ottawa. Entre alt-J et les Backstreet Boys, on a eu droit à quelques trop rares bonnes soirées et à quelques belles surprises.

Mais avant de faire le bilan de l’édition 2019, parlons de cette soirée de clôture qui restera gravée dans la mémoire des milliers de festivaliers qui sont venus danser — et crier — sur la musique du boys band par excellence : les Backstreet Boys.

Musique

Bilan du Bluesfest : on aime, on n'aime pas

La 25e édition du Bluesfest ne passera pas à l’histoire ou du moins, on s’en rappellera un peu moins. La programmation plutôt fade de cette année n’a pas soulevé les passions.

Nous aurons bien aimé les prestations de The Killers et d’Alexisonfire. Mais oublions l’erreur d’avoir invité The Psychedelic Furs et peut-être même d’avoir programmer alt-J en ouverture du festival.

Festival d'été

Mission accomplie pour le 52e FEQ [VIDÉO]

Après une année de casse-tête au chapitre de la programmation, l’organisation du Festival d’été de Québec (FEQ) dresse un bilan «extraordinaire» de sa 52e présentation, marquée notamment par l’annulation du spectacle d’Imagine Dragons, qui avait rallié le plus grand nombre de festivaliers.

«Les ventes ont été au rendez-vous, observe le directeur de la programmation du FEQ, Louis Bellavance. On sait qu’on a rencontré nos objectifs et qu’on les a même dépassés. Dans le contexte où cette programmation-là nous a donné tellement de mal, on a douté à plusieurs moments, de l’annonce de la programmation au début avril jusqu’au moment où on a annoncé Corey Hart qui venait compléter le puzzle. Quand on est entré dans l’événement, en voyant que les ventes ont continué et que les gens ont répondu présents plus qu’on pensait pour un alt-J ou un Slipknot, ça nous a vraiment comblés.»

Sans dévoiler de chiffres, M. Bellavance confirme que la formation Imagine Dragons a attiré le plus grand nombre de festivaliers, qui ont eu droit à deux chansons et un bain de foule du chanteur Dan Reynolds avant d’être contraints de quitter les plaines d’Abraham, évacuées comme tous les sites extérieurs du FEQ à cause d’un orage violent. Alors que l’organisation se félicitait samedi du bon déroulement des opérations, elle a nuancé sa position dimanche après avoir essuyé des critiques de spectateurs sur les réseaux sociaux. 

«On a rapidement diffusé l’information qui concernait notre propre périmètre, explique la directrice des communications du FEQ, Samantha McKinley. Mais on est conscient que le retour à la maison a été difficile. Cet après-midi, on rencontre les différents intervenants de la ville pour pouvoir débriefer à chaud, identifier ce qui a bien été et moins bien été et déjà identifier des pistes d’amélioration pour la suite des choses.» 

Selon les dires de Louis Bellavance, le chanteur d’Imagine Dragons, Dan Reynolds, avait «le cœur brisé» en quittant la scène des Plaines. «Il voulait faire ce spectacle-là, avance-t-il. Imagine Dragons ne tournait pas cette année, ils font seulement quelques concerts. C’était le premier spectacle qu’on avait programmé pour cette année parce qu’ils voulaient venir depuis un moment. Tout était là pour quelque chose de vraiment magique. Au final, c’est une partie remise. Il va falloir finir ce spectacle-là comme on a fini celui des Foo Fighters [en 2018]. Combien de temps ça peut prendre? Ça reste une question sans réponse pour le moment.»

À VOIR: La courte prestation d'Imagine Dragons en vidéo

Des pourparlers ont même été lancés dès samedi soir, ajoute M. Bellavance. «Leur agent a été contacté à Los Angeles, indique-t-il. On était encore derrière la scène et on avait ces échanges-là. À L.A., ils ont vu des photos et de la vidéo et ils ont été soufflés par ce qui se passait chez nous en termes de foule et de dispositif de scène. Là, ils comprennent ce qu’on leur avait vendu. Ils ont dit : “on va revenir”. Reste à trouver quand.»

Place George-V

Alors que le FEQ a déménagé sa deuxième plus grosse scène du parc de la Francophonie à la place George-V, qui peut accueillir jusqu’à 15 000 festivaliers, Louis Bellavance s’est montré satisfait de la transition. Le site a affiché complet à une seule reprise, le 11 juillet, pour les concerts de Moist et de Live

«L’objectif de ce changement était d’éviter d’avoir à fermer un jour sur deux, note-t-il. On avait des appréhensions sur la configuration, sur l’arrière-scène qui est vraiment étroite. Mais les artistes ont adoré ça et le public a été là. On a réussi à ne pas fermer les portes, sauf à une exception. On avait poussé notre luck en amenant Live sur scène. C’est mission accomplie pour ce transfert-là.»

Si la journée consacrée au hip-hop québécois n’a pas fait courir les foules en après-midi, Louis Bellavance estime que la formule devra être analysée «plus à fond». «On n’a pas eu l’achalandage qu’on aurait voulu, tranche-t-il. Ceci dit, on aime beaucoup l’idée de faire des choses en après-midi. Est-ce que ça sera de cette façon-là ou d’une autre façon, ça reste à voir. Ça fera partie de la réflexion. Sans dire si l’expérience est concluante ou pas, c’est une piste qu’on veut continuer d’explorer.»

Carte blanche 

Quant à la carte blanche confiée à Éric Lapointe — qui a convié une imposante brochette d’invités sur les Plaines —, elle aura été la plus imposante à ce jour pour un artiste québécois au FEQ. Et elle risque de donner le ton pour la suite des choses selon Louis Bellavance, qui considère le concept lancé en 2012 par Vincent Vallières comme un incontournable dans la programmation.  

«Il n’y a pas beaucoup d’Éric Lapointe au Québec, évoque-t-il. Par contre, on a testé des choses cette année qu’on n’avait pas testées auparavant. Je pense que ça monte la barre. On va voir d’autres trucs peut-être plus importants que ce qu’on avait l’habitude de faire. Mais ça va dépendre évidemment de chaque artiste qu’on va convaincre de se lancer là-dedans. C’est énormément de travail pour nous et pour l’artiste qui choisit de faire ça. Je garantis qu’Éric Lapointe n’a pas envie d’en faire un autre l’année prochaine. C’est vraiment un mandat énorme pour eux. Ce n’est pas facile à livrer, mais on a donné le goût à beaucoup de monde.»

Le 52e Festival d’été de Québec s’est déroulé du 4 au 14 juillet.

Festivals

Bluesfest: Hardcore ontarien avec The Offspring et Alexisonfire

CRITIQUE / Le site rempli à capacité à 19 h 30, des effluves de cannabis, le punk rock de The Offspring et le post-hardcore d’Alexisonfire. L’instant d’un moment, on se serait cru au Rockfest. Mais non. Nous étions bien au Bluesfest d’Ottawa et c’était bien ainsi.

Après deux prestations à Toronto, c’est à Ottawa qu’Alexisonfire a posé ses amplis vendredi soir. On peut dire que nous sommes choyés puisque la bande de St.Catharines ne sort pas très souvent de sa retraite. Quelques spectacles ici et là. Alors, on comprend les fans d’avoir répondu présents à l’appel de Dallas Green et de ses boys.

Musique

Le chanteur lyrique québécois Joseph Rouleau s'éteint à l'âge de 90 ans

Le chanteur lyrique québécois Joseph Rouleau, ayant monté sur les plus grandes scènes lyriques du monde avec entre autres Luciano Pavarotti, Placido Domingo et Maria Callas et travaillé avec des metteurs en scène aussi prestigieux que Luchino Visconti, Franco Zeffirelli, John Gielgud et Patrice Chéreau, est décédé vendredi à l'âge de 90 ans.

Basse de renommée internationale, Joseph Rouleau, qui avait été le premier élève en chant à être admis au Conservatoire de musique du Québec à Montréal au tournant des années 1950, a agi pendant 25 ans comme président des Jeunesses musicales du Canada.

Son talent ayant été reconnu à travers le monde, il a donné quelque 1000 représentations au Royal Opera House du Covent Garden de Londres.

Professeur de chant à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), il aura été à la source de la création de l’Opéra de Montréal en 1980.

Le ténor Marc Hervieux avait rendu visite à son «grand ami», jeudi soir, à l’hôpital aux soins palliatifs.

«Je pense que c’est la plus grande carrière de chanteur d’opéra que le Québec a connue. C’est 70 ans de carrière. C’est 30 ans associé au Covent Garden de Londres. C’est deux tournées historiques en U.R.S.S. Chanter le personnage mythique de Boris Godounov en russe, chez les Russes, c’était exceptionnel. On l’a acclamé là-bas», a-t-il fait valoir en entrevue.

«C’est quelqu’un qui a tracé la voie pour les chanteurs d’ici, pour aller chanter partout sur la planète», a-t-il ajouté.

M. Hervieux a également parlé de son «dévouement immense pour la musique, l’opéra, et particulièrement pour les jeunes chanteurs et musiciens».

Abondant dans le même sens, la directrice générale et artistique des Jeunesses musicales du Canada, Danièle LeBlanc, a présenté Joseph Rouleau comme un «grand défenseur de la culture artistique au Québec».

«Joseph a été derrière les grandes institutions de Montréal, et il ne l’a jamais fait pour avoir une reconnaissance. Il l’a toujours fait parce qu’il aimait s’impliquer, qu’il aimait s’investir et qu’il croyait en la musique classique. Peu importe que ce soit à la scène, ou sur le plan administratif ou philanthropique, il se donnait 150 pour cent», a-t-elle souligné.

«C’est un homme pour qui j’avais immensément d’admiration. Quand on utilisait l’expression, un homme de coeur, c’était vraiment ça», a confié Mme LeBlanc.

Le chanteur lyrique Marc-Antoine D’Aragon, qui avait travaillé à ses côtés au sein de l’Orchestre de chambre McGill, récemment rebaptisé l’Orchestre classique de Montréal, a souligné le départ d’une «rare voix».

«Même quand il nous parlait, c’était extraordinaire juste de l’écouter parler. Peu importe le sujet qu’il abordait, on avait envie de l’entendre», s’est-il souvenu en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

«C’est une personne qui a tellement fait, non seulement comme chanteur, (...) mais après ça comme ambassadeur de l’art lyrique au Canada et en essayant d’aider les talents d’ici, d’abord comme professeur et ensuite aux Jeunesses musicales du Canada», a-t-il relevé.

M. D’Aragon a également tenu à souligner la ténacité de celui qui chantait encore à l’âge de 83 ans dans une production de Pelléas et Mélisande à l’Université de Montréal.

«C’est une force de la nature quand même d’être resté actif aussi longtemps. Il y a peu de chanteurs qui peuvent dire qu’ils ont duré aussi longtemps avec une aussi belle voix et un aussi bel instrument encore en santé à cet âge-là.»

Remarqué dans un concours d’amateur

Né à Matane, dans le Bas-Saint-Laurent, le 28 février 1929 - sixième d’une famille de huit enfants - Joseph Rouleau fait ses études classiques au Collège Jean-de-Brébeuf de Montréal et étudie à l’Université de Montréal, en sciences politiques, sociales et économiques. Il aurait alors songé à une carrière en droit, avant d’être remarqué dans un concours d’amateur par Gilles Lefebvre, cofondateur des Jeunesses musicales, qui lui fait prendre conscience de son talent.

Après être devenu en 1949 le premier élève en chant à être admis au Conservatoire de musique du Québec à Montréal, il approfondit son art avec Mario Basiola et Antonio Narducci, à Milan.

Il parlera aussi de Wilfrid Pelletier, premier directeur artistique de l’OSM, comme d’un conseiller, «sinon un père» à ses débuts, qui l’a conduit vers le Conservatoire et aussi chez son premier imprésario à New York.

Il se fait remarquer dans des rôles de soutien à l’Opéra national du Québec et à l’Opéra Minute de Montréal, puis à l’Opera Guild de Montréal dans le rôle de Philippe II dans «Don Carlo» de Giuseppe Verdi, se produisant aussi en récital et à la radio et la télévision.

En 1955, Joseph Rouleau fait ses débuts aux États-Unis dans le rôle de Colline, dans «La Bohème» de Giacomo Puccini, aux côtés d’Irene Salemka. Dès l’année suivante, il signe un premier contrat avec la Royal Opera House du Covent Garden de Londres, au sein de laquelle il donnera quelque 1000 représentations durant les 30 années suivantes.

Il chanta avec la compagnie à Cardiff, Manchester et Southampton avant ses débuts à Londres dans le rôle de Colline le 23 avril 1957. Suivirent des premiers rôles dans plus de 40 productions de cette compagnie. Son interprétation du comte Rodolphe dans «La Sonnambula» de Vincenzo Bellini, en 1960 aux côtés de Joan Sutherland, marqua le début d’une collaboration avec la soprano qui l’amena à faire peu après ses débuts à l’Opéra de Paris et une tournée en Australie.

Joseph Rouleau s’est également produit avec des orchestres européens et américains comme la Philharmonia à Londres, le Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre philharmonique de New York, l’Orchestre philharmonique d’Israël et l’Orchestre de la Suisse romande.

Ses premiers rôles de Faust, Don Carlo et Boris Godounov en Union soviétique à la fin des années 1960 lui valurent aussi des commentaires élogieux.

Apprivoiser un rôle

Dans une entrevue sur le site de l’OSM, Joseph Rouleau disait aborder un nouveau rôle en s’intéressant d’abord à l’histoire. «Je crois qu’il est essentiel que l’artiste puisse intégrer le personnage. Que fait-il? Que ressent-il? Quelle source l’alimente? De quoi l’auteur s’est-il inspiré? Comment le compositeur a-t-il compris le texte? C’est comme essayer de décrire une toile. Il faut prendre le temps d’apprivoiser une partition, de trouver le rythme d’un texte», soutenait-il.

De retour à Montréal à la fin des années 1970, il enseigne le chant de 1980 à 1998 à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM), où il fonde un atelier d’art lyrique.

Ayant été l’un des fondateurs du Mouvement d’action pour l’art lyrique du Québec et son président dès 1977, il sera avec ses revendications à la source de la création de l’Opéra de Montréal en 1980.

Au Canada, Joseph Rouleau s’est souvent produit avec l’Orchestre symphonique de Montréal, l’Orchestre symphonique de Toronto et l’Orchestre symphonique de Québec.

Il tiendra aussi un rôle dans le film de Gilles Groulx «Au pays de Monsieur Zom», dont la musique était signée Jacques Hétu.

En mars 1984, il collabore avec M. Hétu pour la création des «Abîmes du rêve» avec l’OS de Québec. Le 13 avril suivant, il tient au Metropolitan Opera le rôle du Grand Inquisiteur de Don Carlo de Verdi sous la direction de James Levine.

L’année 1990 a été marquée par l’enregistrement d’un album de chansons de Félix Leclerc autour duquel il a présenté des récitals et des concerts dont celui avec l’OS de Trois-Rivières qui attira quelque 4000 personnes au Festival international de Lanaudière.

Il s’était vu remettre en mai dernier la médaille de Commandeur, le grade le plus élevé de l’Ordre de Montréal. Ce prix est venu s’ajouter à ses nombreux titres honorifiques, dont ceux d’Officier des Arts et des Lettres de France et membre du Panthéon canadien de l’art lyrique.

L’Orchestre métropolitain a également décroché le Félix de l’album classique de l’année pour son enregistrement de Boris Godounov, avec Joseph Rouleau dans le rôle-titre. Le Concours international de musique de Montréal, cofondé avec André Bourbeau, remet chaque année le prix Joseph-Rouleau au meilleur participant québécois. Le complexe culturel de Matane, ville natale de l’artiste, porte aussi son nom.

Musique

Mountain Daisies à Nashville: «Le voyage du possible»

À Nashville, nombreux sont les appelés, mais très peu sont les élus. Pour Mountain Daisies, leur passage dans la mecque de la musique country a principalement servi à « boire à la source ».

Le duo formé d’Ariane Ouellet et de Carl Prévost (originaire de la Petite-Nation) débarque à peine de leur périple au Tennessee, là où ils ont pu rencontrer plusieurs personnes d’influence.

Musique

Def Leppard : Au-delà de la nostalgie

Une grande partie de la longévité de Def Leppard est attribuable à la nostalgie et ça, Vivian Campbell n’ira pas le nier. Mais les temps changent, selon le guitariste, qui observe un certain rajeunissement dans le public du groupe rock anglais. L’arrivée de sa musique sur les plateformes de diffusion en ligne ne serait sans doute pas étrangère au phénomène...

«J’estime qu’environ 40% de notre auditoire est assez jeune pour être nos enfants, avance Vivian Campbell. C’est très encourageant pour plusieurs raisons. D’abord, nous ne jouons plus seulement pour notre génération. Notre auditoire grandit.»

Festival d'été

Mariah Carey au FEQ: maigre foule et show sans éclat

CRITIQUE / Ce n’était pas la foule des grands soirs, jeudi, sur les Plaines d’Abraham à l’occasion du spectacle de la pop star Mariah Carey qui mettait le pied à Québec en exclusivité canadienne. Et pour cette première, la diva s’est fait longuement désirée en ouverture, avec un retard d’une bonne vingtaine de minutes.

Ses admirateurs ne lui ont pas gardé rancune de ce délai, réservant une bonne ovation à ses premières chansons, Dreamlover et You don’t know what to do et My All.

Vêtue d’une (très courte) robe argentée et juchée sur ses talons hauts, la chanteuse était visiblement en voix, s’amusant à pousser la note, comme si elle voulait relever un autre défi au Bottle Cap Challenge.

À plusieurs reprises, entre ses nombreuses gorgées d’eau, la star s’est inquiétée de la météo. Il est vrai que la nature n’a pas été sa meilleure alliée. Température très fraîche et ciel menaçant n’ont pas incité le public, composé en grande majorité de 40 ans et plus, à se déplacer, ne serait-ce que par curiosité à l’égard d’une vedette qui n’a plus la cote d’antan.

À mi-chemin du concert, changement de costume — la dame a alors donné dans l’orangé et le mauve — pour l’interprétation de Beautiful, One Sweet Day et Always be my Baby, toujours appuyée par quatre musiciens et trois choristes en grande forme. 

La pluie s’est mise à tomber à mi-chemin du spectacle, alors qu’elle entonnait Always Be My Baby, ce qui n’a nullement empêché la star de poursuivre sur son élan, dans un show mené finalement un peu sur le pilote automatique et respectant avec soin le cahier de charges. Rien pour passer à l’histoire du FEQ.

À LIRE AUSSI: Les fans de Mariah Carey ne craignent pas la pluie

Pour le dernier droit du spectacle, robe longue en évidence, la Mariah a livré coup sur coup, à travers une autre allusion à la pluie, Touch my Body et We Belong Together. La soirée s’est conclue sur Hero, alors que ce qui restait de la foule est repartie, trempée, sans demander son reste.

Légère déception pour les adeptes du Noël du campeur, la chanteuse n’a pas inclus à son répertoire All I Want for Christmas is You...

Musique

Chloe Flower veut décoincer la musique classique

NEW YORK — Vous voyez la musique classique comme un genre ennuyeux, poussiéreux, tout juste bon pour vos grands-parents? La jeune pianiste Chloe Flower est là pour vous, elle qui marie le classique au rap et à la pop, à grand renfort de strass et de paillettes.

L’artiste de 33 ans a été découverte par le grand public en début d’année lorsqu’elle a joué pendant la performance de Cardi B aux Grammys, au cours de laquelle la rappeuse new-yorkaise avait notamment interprété son tube «Money» en «twerkant» sur son piano.

«J’avais tellement peur, mais j’avais pris la veille un biscuit chinois qui disait: ‘‘Si vous ne prenez pas de risques, vous n’êtes pas récompensé’’», explique-t-elle à l’AFP depuis son classieux appartement de Manhattan, où trône notamment un des célèbres pianos du chanteur Liberace - synonyme de kitsch et de flamboyance - prêté par sa fondation à Chloe Flower.

Lors de la soirée qui a suivi les Grammys, cette ancienne de la Juilliard School, prestigieuse école de musique, de théâtre et de danse de New York, a gagné des dizaines de milliers d’abonnés en quelques heures sur les réseaux sociaux, juste avant de signer avec Sony Music.

Ce n’était pourtant pas sa première collaboration avec le monde des succès populaires: elle avait signé en 2010 avec le très influent producteur de R&B Babyface, qui lui a notamment appris à utiliser des logiciels - comme le font les artistes rap et R&B - pour composer des arrangements et des rythmes de batterie, afin d’accompagner ses notes de piano.

Musique

Julio Iglesias aurait un fils de... 43 ans

MADRID — Un juge espagnol a déterminé qu’il existait suffisamment de preuves pour établir qu’un homme de 43 ans est le fils biologique de Julio Iglesias, même si le chanteur a refusé de subir un test d’ADN.

Le juge a en fait cité le refus de Julio Iglesias de se soumettre à des tests génétiques parmi les éléments de preuve qui l’ont persuadé de se prononcer en faveur de Javier Sánchez dans sa poursuite en paternité contre le crooner de 75 ans.

Musique

Win Butler, d’Arcade Fire, obtient sa citoyenneté canadienne à Montréal

Le chanteur du groupe Arcade Fire, Win Butler, a déclaré qu’il avait dû porter un «smoking canadien» en denim et assuré à ses admirateurs que la police montée existe réellement dans un message publié sur les réseaux sociaux annonçant qu’il avait obtenu sa citoyenneté canadienne.

La publication Instagram montre Win Butler debout derrière un gâteau ressemblant au drapeau canadien, entouré d’officiels, d’un agent de la GRC et d’autres personnes à la suite de la cérémonie.

Win Butler explique qu’il a vécu à Montréal pendant la moitié de sa vie, et qu’il est donc «très naturel» pour lui d’avoir à la fois un passeport canadien et un autre américain.

Dans un second message, on voit une vidéo montrant le ministre de la Citoyenneté, Ahmed Hussen, déclarer qu’il croyait que les Montréalais avaient «beaucoup» adopté Win Butler et qu’il avait à son tour adopté Montréal.

Il a ajouté que les membres d’Arcade Fire avaient «apporté une contribution extraordinaire» à un certain nombre de causes humanitaires au fil des ans, notamment en soutenant l’amélioration des soins de santé en Haïti.

M. Hussen a indiqué que ces efforts avaient eu un impact positif durable, non seulement dans ce pays, mais chez la communauté haïtienne au Canada.

«Très honoré d’être enfin citoyen canadien», a déclaré Win Butler sur Instagram, mardi.

«Je vis à Montréal depuis presque la moitié de ma vie, il est donc tout à fait naturel d’avoir les deux passeports maintenant! J’ai dû porter le smoking canadien, et oui, la police montée est réelle.»

Festival d'été

Éric Lapointe livre le «show de sa vie» au FEQ [VIDÉO + PHOTOS]

CRITIQUE / Habitué du Festival d’été de Québec (FEQ), Éric Lapointe voulait offrir «le show de sa vie» sur les plaines d’Abraham. Accompagné d’un échantillon de la colonie artistique de classe A et armé d’un répertoire bien garni de succès — voire de classiques —, il a tenu parole, mardi soir. Il est de surcroît reparti avec le prix Miroir de la Renommée du FEQ, qui lui a été remis directement sur la grande scène.

Alors qu’il célèbre cette année le 25e anniversaire de la parution de son premier album, Obsession, en même temps que son 50e anniversaire de naissance, le rockeur chouchou des Québécois a voulu marquer le coup en grand. Et c’est exactement ce qu’il a fait sur un site bondé. Il a fêté fort et il a fêté tard, avec un spectacle qui s’est étiré jusqu’à 23h45.

La grande surprise de la soirée est arrivée vers la fin du spectacle, lorsque Ginette Reno s’est pointée sur scène pour partager L’essentiel. La présence des Jean-Pierre Ferland, Marie-Mai, Garou, Lara Fabian, Louis-Jean Cormier, Michel Pagliaro, Safia Nolin, 2Frères, Kevin Parent, Mario Pelchat, Marjo, Steve Hill, Les Sœurs Boulay, Travis Cormier, Colin Moore et Martin Deschamps avait déjà été annoncée.

Festival d'été

Une crise cardiaque après le spectacle de Corey Hart

Des bénévoles d’Ambulance Saint-Jean ont sauvé la vie d’un de leurs pairs, qui a eu une crise cardiaque après le spectacle de Corey Hart, jeudi soir sur les Plaines. L’homme de 28 ans est toujours hospitalisé, mais se porte bien.

Rien ne laissait supposer que Dany Labonté, qui s’implique dans l’équipe médicale du FEQ depuis qu’il a 16 ans, aurait pu être victime d’un malaise cardiaque. Ni la chaleur ni un effort physique intense n’a été la cause de sa crise.

chant

Après Detroit, Jennifer vise le Centre Bell

Une jeune Sherbrookoise de 12 ans fait parler d’elle aux quatre coins du Québec après avoir chanté l’hymne national lors du match des Tigers de Detroit, dimanche au Comerica Park. Son histoire semble même attirer l’attention du Canadien de Montréal.

Tel qu’annoncé en primeur dans La Tribune en mars dernier, Jennifer Bellerose a goûté à l’expérience professionnelle des ligues majeures de baseball en sautant sur le terrain quelques minutes avant la partie face aux Red Sox.

À LIRE AUSSI: Une Sherbrookoise chantera l’hymne national des Rays de Tampa Bay

Pour la petite histoire, la Sherbrookoise n’a pas porté chance aux Tigers, contrairement à Ginette Reno en séries avec le Canadien, mais il faut avouer que la formation de Boston a blanchi Detroit dans cette confrontation de trois matchs.

Un tronçon d’autoroute au Michigan renommé en hommage à Aretha Franklin

LANSING, Michigan - La gouverneure du Michigan a signé une loi visant à rendre hommage à la regrettée «reine de la soul» en donnant son nom à une autoroute.

La gouverneure Gretchen Whitmer a approuvé lundi un projet de loi visant à désigner une partie de l’autoroute M-10, à Détroit, du nom d’«Aretha L. Franklin Memorial Highway».

Aretha Franklin est morte à Detroit, l’an dernier, après avoir lutté contre le cancer du pancréas.

La gouverneure démocrate a noté, dans une déclaration, que «la créativité et la voix» d’Aretha Franklin «ont contribué à notre histoire musicale et culturelle dans le Michigan».

Les partisans de la désignation estiment que renommer une partie de l’autoroute est une façon de rendre hommage à l’icône musicale et culturelle qui a grandi à Detroit.

Certains républicains opposés au projet de loi ont toutefois déclaré que de telles désignations ne devraient être accordées qu’aux premiers répondants et anciens combattants décédés.

Musique

Nicki Minaj annule un concert prévu en Arabie saoudite

NEW YORK — Nicki Minaj ne donnera finalement pas de concert en Arabie saoudite, disant vouloir soutenir les droits des femmes et des communautés LGBTQ, de même que la liberté d’expression.

«Après mûre réflexion, j’ai décidé de ne plus aller de l’avant avec mon concert prévu au Jeddah World Fest. Bien que je ne veuille rien de plus que présenter mon spectacle devant des admirateurs en Arabie saoudite, après m’être mieux renseignée sur ces questions, je pense qu’il est important que je mette clairement en évidence mon soutien aux droits des femmes, aux communautés LGBTQ et à la liberté d’expression», a expliqué Nicki Minaj dans une déclaration transmise à l’Associated Press.

Festival d'été

Les inconditionnelles d’Éric Lapointe au rendez-vous

Mardi à 8h du matin, Millena et Vicky ont été les premières à se présenter à l’entrée du site de la scène des Plaines pour le spectacle d’Éric Lapointe, «Le show d’une vie». «On est prêtes!» assurent les inconditionnelles.

«J’ai grandi avec les chansons d’Éric Lapointe, surtout à cause de ma mère. Aussitôt que je peux aller le voir, je suis là!», raconte Millena, de Lévis. «J’espère qu’il va chanter Jusqu’au bout. C’est ma toune.» 

Elle s’est d’ailleurs fait tatouer les paroles «Jusqu’au bout j’ai choisi le ciel de mes combats», tiré de cette chanson, sur le dessus de la cuisse. Son amie Vicky, de Montmagny, qui travaille dans une garderie, a pris congé spécialement pour vivre le spectacle — et l’attente. Les deux femmes ont vu le rockeur en spectacle une vingtaine de fois.

Musique

McCartney rencontre l’ado qui a chanté «Blackbird» en mi’kmaq [VIDÉO]

Paul McCartney a déclaré qu’il était un peu anxieux de chanter «Blackbird» en concert après avoir rencontré une adolescente du Cap-Breton qui avait offert une interprétation en mi’kmaq du classique des Beatles.

La légende du rock britannique a déclaré à un large public du BC Place de Vancouver que la version d’Emma Stevens en langue autochtone «est tellement belle» qu’il était nerveux de jouer sa version.

Il a raconté à la foule qu’il avait rencontré Emma Stevens avant le spectacle, samedi soir.

Emma Stevens a publié une reprise de la chanson sur YouTube après qu’elle et son professeur de musique, Carter Chiasson, l’eurent enregistrée à l’école secondaire Allison Bernard, à Eskasoni, en Nouvelle-Écosse.

Emma Stevens et ses camarades avaient enregistré la chanson pour souligner l’Année internationale des langues autochtones, proclamée par les Nations unies pour sensibiliser l’opinion publique aux menaces qui pèsent sur les langues autochtones dans le monde.

Carter Chiasson a produit la vidéo et les paroles ont été traduites en mi’kmaq par une autre membre de la communauté, Katani Julian.

Paul McCartney avait enregistré Blackbird pour l’album blanc des Beatles, en 1968. Le musicien de 76 ans est actuellement en tournée et a joué à Vancouver samedi soir.

La version d’Emma Stevens a été visionnée des centaines de milliers de fois depuis sa mise en ligne sur YouTube le 25 avril.  

Musique

Vague de souvenirs sur les plaines LeBreton

CRITIQUE / Un membre de l’équipe de programmation du Bluesfest a sûrement profité un peu trop de la légalisation du cannabis cette année quand ils ont décidé de mettre sur la même scène James, The Psychedelic Furs et The Killers. « Oh man, le coup de vieux, toi ! »

Pour être honnête, ma première réaction dimanche soir a peut-être été un peu négative. Mais aujourd’hui, force est d’admettre que l’idée était plutôt bonne.

Musique

Le chanteur Stevie Wonder va subir une greffe de rein en septembre

Le chanteur américain Stevie Wonder va prendre une pause de la scène musicale, le temps de subir une chirurgie importante pour une greffe de rein en septembre.

C’est ce qu’il a indiqué devant la foule à la fin de son concert samedi soir à lors d’un festival à Hyde Park à Londres. L’artiste âgé de 69 ans s’est toutefois fait rassurant, disant ainsi vouloir faire taire les rumeurs.

Stevie Wonder a indiqué qu’il va offrir encore trois spectacles avant de prendre cette pause, mais que tout va bien et qu’il a déjà un donneur pour sa greffe de rein.

Le message du chanteur n’a duré qu’environ 2 minutes, celui-ci lançant tout simplement aux spectateurs: «Je suis correct. Je vous aime, que Dieu vous bénisse.»

La foule l’a chaleureusement applaudi.

Musique

Gregory Charles, un prof pas comme les autres

« Pas de café, merci », décline poliment Gregory Charles, en ce mardi matin. De toute sa vie, l’hyperactif musicien n’a « pris qu’une seule gorgée de cappuccino, pour voir », rigole-t-il.

« Je n’ai pas besoin de ça [pour rester énergique]. Je suis déjà bien assez “collé au plafond” comme ça. »

Arts et spectacles

Lou Doillon: l'anglais comme il lui plaît

Lou Doillon adore venir au Québec, surtout à Montréal. C’est comme sa seconde patrie. Elle s’y sent «étrangement comme à la maison». C’est toujours une fête d’y revenir, comme c’est le cas cet été, alors qu’elle aura l’occasion de pousser une pointe en direction de Québec pour participer au Festival d’été, son premier depuis qu’elle est devenue chanteuse à temps plein.

Depuis 2012, la sympathique auteure-compositeure-interprète à la voix rocailleuse a lancé trois albums, tous en anglais, Places, Lay Low et Soliloquy. La principale intéressée sait pertinemment que son choix linguistique a de quoi étonner au Québec, où la question linguistique ne laisse personne indifférent. Mais la fille de Jacques Doillon est également celle de Jane Birkin, ceci expliquant sans doute cela.

Arts

L’irrésistible ascension de Glorious Sons [VIDÉO]

Si le rock est mort, les gars de Glorious Sons n’ont pas eu le mémo. Les natifs de Kingston, Ontario, connaissent une ascension météorique grâce à leur rock basique et entraînant, réussissant un exploit peu commun pour un groupe canadien : décrocher un numéro un au Billboard américain, avec «S.O.S. (Sawed Off Shotgun)». Le Soleil a joint Brett Emmons en studio pour discuter de l’incroyable tourbillon qui les soulève depuis la sortie de «Young Beauties and Fools», l’an dernier.

En vrai Canadian, le chanteur s’excuse de son retard — on est loin de la rock star qui se la joue. Emmons aurait toutes les raisons : sa voix puissante et envoutante contribue pour beaucoup au succès des Glorious Sons.

Musique

R. Kelly veut que son ex-femme cesse de parler de lui publiquement

CHICAGO - Les avocats du chanteur de r&b R. Kelly ont demandé à un juge de Chicago d’imposer une amende et d’emprisonner l’ex-femme de leur client pour avoir enfreint une clause de confidentialité incluse dans leur contrat de divorce.

Le «Chicago Sun-Times» rapporte que l’avocat de R. Kelly, Steve Greenberg, a indiqué qu’Andrea Kelly avait parlé à «d’innombrables médias pour dénigrer Robert Kelly et faire des allégations et des accusations».

Le chanteur fait face à plus de 20 chefs d’accusation à caractère sexuel devant les tribunaux du comté de Cook. Il nie tout acte répréhensible.

L’avocat d’Andrea Kelly a déclaré que le chanteur avait lui-même violé l’accord de confidentialité à plusieurs reprises.

Le divorce du couple a attiré l’attention depuis que le chanteur a été emprisonné pendant trois jours en mars pour avoir omis de payer environ 160 000 $ de pension alimentaire pour enfants. La prochaine audience dans cette affaire aura lieu le 10 juillet.

Musique

Après Avicii, les DJ se réinventent [PHOTOS]

NEW YORK — Un an après la mort de sa superstar, le DJ suédois Avicii, la scène de l’Electronic dance music, ou EDM, s’interroge sur son ADN face à un hip-hop devenu roi des soirées dans les grandes capitales.

Les membres d’un genre autrefois underground et surtout associé au milieu de la nuit et des «rave party», explorent de nouveaux horizons - comme des performances associant des instruments traditionnels - pour continuer à faire vibrer le public à une époque où la domination de l’EDM est révolue.

Le prodige suédois Avicii, décédé à Oman en avril 2018 à l’âge de 28 ans, fut l’un des premiers à populariser ce genre, mixant lors de festivals bondés et collaborant avec des vedettes de la musique pop comme Madonna et Coldplay.

Sa disparition a laissé orphelin le milieu de la dance, comme en son temps, Kurt Cobain, moteur de la scène grunge avec son groupe Nirvana, avait laissé un grand vide derrière lui après son suicide à 27 ans.

Avicii lui-même avait averti d’un essoufflement possible de l’EDM, genre regroupant des styles aussi variés que la house, la techno, la trance ou encore le dubstep.

«C’est important que ça continue à évoluer pour que ça ne devienne pas un effet de mode», confiait-il au London Evening Standart.

Message reçu - ou anticipé -, beaucoup de ses contemporains privilégient désormais plus de musicalité et les performances expérimentales, délaissant les «rave party» et leur rythmique frénétique.

Le duo canadien Bob Moses, formé par Tom Howie et Jimmy Vallance, associe par exemple sons électro avec des instruments acoustiques voire avec des voix pour développer un style rock-electro. Fini les concerts dans les entrepôts, place aux grands festivals comme Coachella en Californie.

«Quand on a commencé ensemble à cette époque et dans ces endroits - c’était à Brooklyn en 2012 - tout était lié à la dance music underground et les raves en entrepôt», se remémore Tom Howie. «C’était très punk rock, totalement nouveau et passionnant.»

Avec l’EDM devenue mainstream, le duo a cherché de nouveaux horizons en ajoutant par exemple guitare et voix dans leur univers. Et valoriser les paroles de leurs chansons leur a permis de séduire un public plus large, avance Jimmy Vallance.

Musique

Charlotte Cardin: L’été, c’est fait pour (moins) jouer

Charlotte Cardin entend boucler son nouvel album dans les mois à venir, de façon à pouvoir le lancer l’automne prochain. Après des mois à tourner ici, en Europe et aux États-Unis, la chanteuse profitera d’une saison estivale un peu moins chargée. Le répit était souhaité. Il est apprécié.

« Ça fait presque deux ans que mon microalbum est sorti et qu’on tourne depuis. Cet été, on a choisi quelques festivals, mais on n’a pas dit oui à toutes les offres, de façon à avoir le temps de travailler en studio. Je vais quand même aller un peu en Europe, mais sinon, l’enregistrement me garde à Montréal et ça me fait du bien d’être davantage à la maison. Ça me ressource. J’ai pu recharger mes batteries pour pouvoir mieux repartir en tournée », explique l’auteure-compositrice-interprète. 

Celle-ci n’a pas encore trouvé le titre qui coiffera sa galette. Elle sait néanmoins déjà quelle sera la teinte musicale de ce prochain disque.

« On n’a pas terminé, alors ça peut encore bouger, mais pour l’instant, ça ressemble à ce que vous avez entendu de moi. On a utilisé certains nouveaux sons et plusieurs chansons sont portées par la guitare plutôt que par le piano. J’aime marier différents genres musicaux. Je ne souhaite pas me limiter à un seul style, probablement parce que la musique que j’écoute est toujours très variée. J’adore piger dans différentes influences pour oser des mélanges peu courants, faire des chansons plus jazz avec des beats électros, par exemple. »

Les titres qu’elle entend endisquer sont majoritairement en anglais. Parce que l’artiste montréalaise a toujours plus de facilité à trouver les mots dans la langue de Shakespeare. 

« Signer des chansons dans ma langue maternelle, c’est difficile, ça me vient moins naturellement. Mais lorsque j’arrive à en faire une qui me plaît, la satisfaction est grande, parce que le défi que j’ai relevé est plus costaud. »  

Musique

Québec Redneck Bluegrass Project: Maîtres à bord

Il n’existe pas de cadre assez grand ni assez solide pour contenir Québec Redneck Bluegrass Project (QRBP). Le phénomène musical prend ampleur et vitesse depuis quelques années, mais les membres de QRBP insistent pour dire qu’ils demeureront toujours entièrement « maîtres à bord ». Conversation avec les Saguenay-Jeannois derrière ce groupe à l’ivresse contagieuse et à la sincérité assumée.

« On n’a jamais écrit pour jouer à la radio », confie JP « le Pad » Tremblay. Lui, Nick « Capitaine Cool » Laflamme, Madeleine « Ti-B » Bouchard et François « Cobra » Gaudreault composent l’actuel noyau du groupe au son bluegrass, punk, folk et traditionnel québécois. Mais ça, ce n’est que sur papier.

Arts et spectacles

Prévention des agressions sexuelles : Un « changement de culture » dans les festivals

Évaluer les résultats du projet SoundCheck n’est pas simple. Mais depuis son lancement en 2015, l’initiative visant à prévenir les agressions sexuelles dans les festivals a donné un coup de pouce à un « changement de culture » dans le milieu événementiel, observe la directrice générale de la Coalition d’Ottawa contre la violence faite aux femmes (COCVFF), Erin Leigh.

En 2014, une étude de l’Hôpital d’Ottawa est parvenue à une conclusion : de toutes les victimes d’agressions sexuelles soignées en 2013, un quart avaient subi des violences pendant de grands événements. 

Les hospitalisations montent lors des festivals, de même que pendant les semaines d’orientation scolaire et les célébrations d’envergure tels le jour de l’An et la fête du Canada.