Musique

Fleetwood mac à Ottawa cet automne

Le groupe Fleetwood Mac visitera le Centre Canadian Tire (CCT) samedi 3 novembre, dans le cadre d’une tournée nord-américaine, a annoncé mercredi le diffuseur ottavien.

Pour cette tournée, deux nouveaux venus – Mike Campbell et Neil Finn – se joignent à Mick Fleetwood, John McVie, Stevie Nicks et Christine McVie. 

« La chimie avec Mike et Neil s’est véritablement installée. Le groupe a constaté qu’il s’agit de la combinaison idéale pour aller de l’avant dans le style de Fleetwood Mac. Nous savons que nous avons quelque chose de nouveau, avec sans équivoque le son de Mac », a déclaré le batteur Mick Fleetwood, seul membre à avoir toujours fait partie de cette bande à géométrie variable. 

Les frictions entre les membres de ce légendaire groupe britannique fondé en 1967 sont bien documentées. 

Le batteur voit dans cette tournée une façon de continuer à « faire honneur honore » à « l’esprit créatif » et l’aspect évolutif de la formation.

Le groupe revisitera ses plus grands succès. 

« Nous réservons [aussi] des surprises, avec quelques pièces issues de notre répertoire historique », ont déclaré collectivement les membres du groupe. 

Intronisé au Temple de la renommée du rock and roll en 1998, Fleetwood Mac a vendu plus de 100 millions de disques à travers le monde.

Les billets seront disponibles — via Ticketmaster.ca, canadiantirecentre.com ou au 1-877-788-3267 — à compter du vendredi 4 mai à 10 h. 

À noter qu’il n’est plus possible de se procurer des billets en personne via la billetterie du CCT au premier jour d’une mise en vente (à l’exception des billets pour le hockey des Sénateurs d’Ottawa).

Musique

Seal, Jann Arden et Charlotte Gainsbourg attendus au Festival de jazz

MONTRÉAL - Seal, Jann Arden, Herbie Hancock, Dee Dee Bridgewater et Charlotte Gainsbourg donneront quelques-uns des plus de 150 concerts présentés cet été au Festival international de jazz de Montréal (FIJM).

Le festival montréalais dévoilait mardi sa programmation en salles.

La série « Événements spéciaux » proposera plusieurs concerts à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des arts, dont celui, le 28 juin, de Seal, qui a fait une incursion dans le jazz avec son dernier album Standards.

Jann Arden offrira les pièces de son dernier opus, « These Are the Days », le lendemain, tandis que l’Orchestre métropolitain présentera les bandes originales emblématiques des films d’animation des studios Dreamworks le 30 juin.

George Thorogood and the Destroyers (1er juillet), Herbie Hancock et Thundercat (2 juillet), Ben Harper et Charlie Musselwhite (3 juillet), Ludovico Einaudi (4 juillet), Bonobo et St Germain (5 juillet) et le spectacle «Ian Anderson présente: Jethro Tull» (7 juillet) compléteront cette série « Événements spéciaux ».

Cécile McLorin Salvant, Ry Cooder, Dee Dee Bridgewater & The Memphis Soulphony, Béla Fleck and the Flecktones, Boz Scaggs, Beyries, Leslie Odom Jr., Jill Barber et Beth Hart seront de leur côté au théâtre Maisonneuve de la Place des arts pendant le festival.

La chanteuse et actrice Charlotte Gainsbourg viendra de son côté présenter son nouvel album, «Rest», les 26 et 27 juin au MTelus.

La 39e édition du Festival international de jazz de Montréal aura lieu du 28 juin au 7 juillet.

La programmation extérieure sera dévoilée le 30 mai.

Musique

Spotify améliore son offre de musique gratuite

NEW YORK — La plateforme de streaming Spotify a dévoilé mardi une nouvelle version améliorée de son offre gratuite, visant à renforcer sa position de leader du marché de la musique en ligne, alors qu’Apple et Amazon se sont lancés à ses trousses.

«Nous savons que c’est le seul moyen d’atteindre notre objectif d’attirer des milliards de fans vers la plateforme et d’amener toute l’industrie de la musique à la taille qu’elle devrait avoir, selon nous», a expliqué Gustav Soderstrom, responsable de la recherche et du développement de la compagnie suédoise, lors d’un événement organisé à New York.

Musique

Shania Twain animera les Canadian Country Music Awards en septembre

TORONTO — Shania Twain a longtemps été une artiste chouchou des Canadian Country Music Awards (CCMA). Cette année, ce sera à titre d’animatrice qu’elle participera à l’événement.

La chanteuse country ayant grandi à Timmins, en Ontario, a accepté d’animer la soirée, qui se tiendra le 9 septembre à Hamilton.

Elle acceptera également le prix Génération des CCMA pour sa contribution à l’industrie de la musique country.

Cet honneur n’a été remis qu’une seule autre fois dans le passé, à la chanteuse américaine Taylor Swift, qui s’était présentée pour accepter le trophée en 2012.

Shania Twain a longtemps été une favorite des CCMA, obtenant sa première nomination dans la catégorie de la révélation de l’année en 1993.

Une décennie plus tard, elle a dominé la cérémonie grâce à son album «Up!», récoltant sept nominations dans les principales catégories, dont deux dans celle du vidéoclip de l’année.

Bien que les nominations de cette année ne soient pas attendues avant le 11 juillet, il est possible que Shania Twain devienne encore une fois l’une des favorites de la soirée.

Son plus récent album, «Now», est paru en septembre et marquait son retour en studio après 15 ans sans album complet de nouveau matériel.

Shania Twain se prépare par ailleurs à amorcer sa première tournée internationale depuis de nombreuses années. Elle commencera par des concerts à Vancouver les 5 et 6 mai, avant de passer par la majorité des grandes villes canadiennes, puis de se tourner vers les États-Unis, l’Europe et l’Australie.

Elle sera au Centre Bell, à Montréal, le 26 juin, puis au Centre Vidéotron, à Québec, le 28.

La chanteuse a suscité la controverse au cours du dernier week-end, après avoir affirmé qu’elle aurait appuyé Donald Trump si elle avait pu voter aux États-Unis.

Le journal britannique «The Guardian» a publié une entrevue dans laquelle Shania Twain est citée disant: «Bien qu’il ait été choquant, il me semblait honnête.»

Après avoir été critiquée par certains de ses admirateurs, elle a publié des excuses sur Twitter, disant regretter de ne pas avoir répondu à la question avec davantage de contexte, ajoutant qu’elle n’a «pas de croyances morales en commun avec le président actuel».

Elle a expliqué que la question l’avait prise par surprise et qu’elle est «passionnément contre la discrimination sous toutes ses formes».

Musique

Hommage à Gerry Boulet au Festival des montgolfières

Le fils de Gerry Boulet, Justin Boulet, prépare un spectacle hommage à son père pour le Festival de montgolfières de Gatineau (FMG). « Gerry, 30 ans de Rendez-vous doux! » sera un spectacle « unique », spécialement concocté pour le FMG, a précisé par voie de communiqué l’organisation du festival — qui dévoilera mercredi 25 avril les têtes d’affiche de sa prochaine édition.

Le spectacle — prévu le samedi 1er septembre — proposera une relecture complète de l’album « Rendez-vous doux », en plus des grands succès d’Offenbach. Les noms des invités spéciaux qui interpréteront les chansons seront dévoilés mercredi. Une douzaine de musiciens les épauleront sur scène, sous la direction musicale de Jeannot Bournival, compositeur et grand collaborateur de Fred Pellerin. 

Entre les performances, Justin Boulet partagera des anecdotes au sujet de son père. 

« Le spectacle s’adressera aux connaisseurs et aux grands fans de Gerry comme à ceux qui le connaissent moins », promet le FMG, en précisant qu’il « ne pouvait passer à côté de l’occasion de mettre en lumière cette immense œuvre musicale ».

L’année 2018 marque le 30e anniversaire de Rendez-vous doux, de Gerry Boulet. Cet album phare de la discographie de Gerry Boulet comprend entre autres les chansons Angela, Un beau grand bateau et Les yeux du cœur. Il fut consacré triple platine en 1990.

Arts

Pour le premier direct depuis chapelle Sixtine, un «Stabat Mater» contemporain

VATICAN — La chapelle Sixtine, chef-d’oeuvre de la Renaissance, s’est ouverte dimanche un peu plus à la modernité avec son premier concert retransmis en direct sur internet, le «Stabat Mater» du compositeur écossais contemporain James MacMillan.

Ce poème du XIIIe siècle sur la douleur de Marie au pied de la croix et la volonté des fidèles de participer à cette douleur a été mis en musique par les plus grands musiciens au cours des siècles: Pergolèse, Vivaldi, Rossini, Dvorák, Poulenc...

Le « Stabat Mater » de M. MacMillan, un compositeur de 58 ans déjà auteur de nombreuses pièces de musique sacrée, a pour sa part été commandé par la Fondation Genesis, qui oeuvre depuis 2001 pour soutenir de jeunes talents artistiques et développer le lien entre art et foi.

Cette pièce tourmentée, où se succèdent mélodies vocales et rythmes hachés, a été présentée pour la première fois en 2016 à Londres et a marqué les esprits, en particulier celui du cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster, qui a poussé pour que le compositeur vienne présenter son oeuvre au Vatican.

« On touche ici au coeur d’une mère dans l’angoisse, comme toutes les mères le sont, à travers les âges et à travers les pays, quand leurs enfants souffrent », a expliqué le cardinal à l’AFP. Sous les fresques de Michel-Ange, « on peut penser à sa Pietà (une sculpture représentant la Vierge avec le corps du Christ sur ses genoux, NDLR) en bas dans la basilique (Saint-Pierre) et écouter cette Pietà musicale ».

Et pour toucher un public plus large que les quelque 300 philanthropes, religieux et amis invités, le concert a été retransmis en direct en vidéo sur le site internet de la radio Classic FM.

Intensité et puissance

Comme lors de la première à Londres, l’oeuvre est interprétée par le choeur The Sixteen et l’orchestre de cordes Britten Sinfonia, sous la direction de Harry Christophers.

Des Britanniques qui sont arrivés au Vatican en bermuda et glace à la main pour les répétitions mais n’ont pas caché leur émotion en se retrouvant face à face avec les anges, démons, prophètes et apôtres peints par les maîtres de la Renaissance: Michel-Ange pour l’essentiel, Le Pérugin ou Botticelli pour les murs latéraux.

Les choristes étaient un peu inquiets cependant que la vaste voute résonne trop, « comme une salle de bain », a reconnu la soprano Julie Cooper. Mais quand ils ont commencé à chanter, les murs sont venus leurs rappeler que leur acoustique est tout aussi légendaire que leurs fresques.

Certes, les quelque 6 millions de visiteurs qui se pressent chaque année, avec des pics à 20.000 par jour, pour visiter la chapelle, perle des Musées du Vatican, n’ont pas forcément l’occasion de s’en rendre compte, pas plus que les cardinaux qui s’y réunissent en conclave quand il faut élire le nouveau pape.

Mais la chapelle Sixtine est aussi «un haut lieu musical où les compositeurs ont écrit pour la liturgie pendant des siècles, certaines des plus grands compositeurs de la civilisation occidentale: Palestrina, Allegri, Josquin...», a rappelé M. MacMillan. «Cela donne beaucoup d’intensité et de puissance à la représentation».

Seul le ronronnement de l’imposant système de climatisation, indispensable pour préserver les fresques, est parfois venu perturber les silences.

Mais pour le chef d’orchestre Harry Christophers, qui a terminé la représentation les larmes aux yeux, c’est avant tout l’émotion d’allier cette oeuvre toute neuve à l’héritage pluricentenaire de la chapelle qui a dominé.

« Ces grands lieux sacrés ont toujours une acoustique singulière. Les détails qu’on entend, la résonance, c’est fantastique et tellement émouvant ! » a-t-il déclaré. «Des occasions comme celle-là, on a de la chance quand on en a une fois dans sa vie».

Musique

Hommage à la soul féminine

De Joséphine Baker à Whitney Houston en passant par Ella Fitzgerald, Billie Holiday ou encore Aretha Franklin, la chanteuse québécoise Sylvie DesGroseilliers rendra hommage samedi soir au Casino du Lac-Leamy à ces voix féminines qui ont marqué leur époque dans son spectacle Woman of Soul.

Après avoir acquis une certaine expérience et une notoriété, Sylvie DesGroseilliers, dont le répertoire varie du gospel au rock, en passant par le blues, la pop et le jazz, s’est décidée à monter son propre spectacle solo – avec lequel elle tourne depuis six ans déjà. « J’avais fait beaucoup de revues musicales comme Génération Motown et Rock à l’opéra. Et je savais que j’étais capable de faire un one-woman-show », lance la chanteuse à l’autre bout du fil, à l’issue d’une séance de répétition.

Musique

Les filles de calibre

Entre Vous et Nous, spectacle où Luce Dufault, Marie Michèle Desrosiers, Martine St-Clair et Marie-Élaine Thibert partagent la scène a été conçu un peu pour le plaisir de la virée de filles, un peu pour redonner ses lettres de noblesse au métier d’interprète, et beaucoup pour remercier un public resté fidèle à ces quatre grandes voix de la chanson québécoise.

En solo, en paire, en brelan ou en carré, les quatre dames rebrassent les cartes de leur répertoire respectif, revisitant ensemble, en chœur ou en harmonies, leurs plus grands succès. 

Des incontournables un peu réorchestrées ou dépoussiérées. Parfois, des œuvres de jeunesse simplement métamorphosées par « le bagage de 30 années de vie » de l’interprète, « même quand l’arrangement musical reste sensiblement le même ». 

« On change, en 30 ans : bien souvent, on ne va plus se connecter à la même place. [À mes débuts], quand je chantais Les soirs de scotch, j’étais dans les bars. Aujourd’hui, quand je suis sur scène... mettons que mon public est moins saoûl ! »

Mais si le ton est à la nostalgie, pas question de profiter de cette tribune commune pour « plonger dans le côté obscur de notre répertoire ». « Faire toutes les chansons [...] qui nous sont chères [...] mais qui n’ont pas marché, non, on ne va pas là. Ce n’est pas la place pour ça. » L’objectif est bien de « se faire plaisir et faire plaisir au public » en n’offrant que « les plus connues », prévient Luce Dufault au téléphone. 

« Et, du début à la fin [du spectacle], je mets quiconque au défi de dire “celle-là, je ne la connaissais pas”. Ça n’arrivera pas ! » s’esclaffe-t-elle. « Tout ce que je vois dans les premiers rangs, ce sont des visages pleins de bonheur. Ou des larmes, parfois. »

Marie Michèle Desrosiers et Luce Dufault se connaissaient déjà un peu – « Marie Michèle jouait ma maman dans [la comédie musicale] Les filles de Caleb, une expérience extraordinaire », retrace la chanteuse originaire d’Ottawa-Gatineau.  

Luce Dufault a aussi été choriste pour Martine St-Clair : « Notre rencontre remonte aux années 80 : je commençais à chanter dans les bars avec mon band de rythm ‘n’ blues, et on m’a demandé d’accompagner Martine en tournée pendant quelques semaines. Ç’a été ma première vraie gig professionnelle – et mon premier gros cachet » remémore-t-elle.

Mais quelles que furent les configurations vocales entre les quatre chanteuses, c’est la toute première fois que le quatuor se retrouve ensemble sur scène. Leur tournée, qui démarre à peine, s’arrête à la Salle Odyssée mardi 24 avril.

Double hommage

L’idée de les réunir vient du producteur Martin Leclerc, voici deux ans. « On s’est retrouvées toutes les quatre dans un premier meeting, ç’a cliqué tout de suite. » 

Nelson Minville s’est rapidement greffé au projet pour s’occuper de la mise en scène et « ramasser le répertoire de chacune, ce qui n’est pas évident : il y a quand même beaucoup d’années de [métier] (plus d’une centaine) à nous quatre. C’est lui qui a fait le ménage là-dedans et qui a trouvé un fil conducteur au spectacle. »

Ce fil rouge – que les quatre tisseuses tissent à coups d’anecdotes et de confidences – vient « rendre hommage au métier d’interprète », qui a perdu de son lustre dans les dernières décennies, constate Luce Dufault.

Musique

Tom Cochrane lance sa chanson revisitée en hommage aux Broncos de Humboldt

TORONTO - Tom Cochrane a lancé une nouvelle version de sa chanson «Big League» et versera tous les profits à un fonds visant à aider les personnes touchées par l’accident de l’autocar des Broncos de Humboldt, qui a fait 16 morts le 6 avril dernier.

L’auteur-compositeur-interprète a joué une version acoustique revisitée de sa chanson le 10 avril dernier, au début d’une émission spéciale de TSN soulignant le début des séries éliminatoires de la LNH.

La chanson, dont la version originale est parue sur l’album «Victory Day» de Tom Cochrane & Red Rider en 1988, est écrite du point de vue d’un père dont le fils était un joueur de hockey dont les rêves ont été anéantis par un camionneur qui circulait dans la mauvaise voie.

Plusieurs Canadiens ont rapidement fait le lien entre cette histoire et celle, tristement réelle, des 16 personnes mortes dans l’accident et des 13 autres qui ont été blessées, dont certaines gravement.

Tom Cochrane a mis à jour les paroles pour incorporer un nouveau couplet en hommage aux Broncos.

Universal Music a précisé que les profits de la chanson seraient versés à la fondation Humboldt Strong Community, créée cette semaine pour administrer les fonds récoltés par une campagne de sociofinancement dédiée aux Broncos de Humboldt.

La campagne, qui a cessé d’accepter des dons à minuit, mercredi, a récolté un total de 15 185 700 $.

Le président des Broncos, Kevin Garinger, a déclaré cette semaine que l’équipe continuerait d’accepter les dons par le biais d’une autre organisation, afin d’appuyer «les joueurs des Broncos de Humboldt, les employés, les familles et les bénévoles, de même que les premiers répondants et le personnel des services d’urgences, les équipes, les athlètes, les organisations reliées et les communautés touchées par l’accident».

«La chanson est dédiée aux Broncos de Humboldt et aux familles, qui ne seront jamais oubliés», a déclaré Tom Cochrane dans un communiqué transmis par Universal Music.

Musique

Avec Shaggy, Sting fait main basse sur la Jamaïque

PARIS — «La vérité c’est qu’il n’y a pas de pureté en musique. Tout n’est qu’hybride.» La vedette britannique Sting, dont le rock doit tant au reggae, fait tandem avec le roi du dancehall Shaggy sur «44/876», un album pop aux volutes de Jamaïque.

C’est à New York, où plus de 170 langues sont parlées et où tous les deux vivent depuis plusieurs années, que l’Anglais et le Jamaïcain ont enregistré cet opus à paraître vendredi. 44/876, qui correspond aux indicatifs téléphoniques de leurs pays d’origine, «est le fruit d’un heureux accident, comme souvent en musique», assure Sting.

«Il y a deux ans, on m’a fait écouter une démo de Shaggy qui allait devenir notre premier single, Don’t Make me Wait. J’aimais beaucoup. Alors je suis allé à sa rencontre pour lui dire que j’aimerais bien chanter dessus. Et il a accepté...», raconte l’ex-leader du groupe The Police, à qui on ôterait allègrement une dizaine d’unités à ses 66 ans.

Finalement, douze titres qui seront mis en boîte. «Le fruit d’improvisations au cours desquelles on s’est bien amusé», complète Shaggy, 49 ans, dont la voix de baryton ramène à ses succès des années 90 Boombastic, Hey Sexy Lady.

Parmi les chansons notables de leur album, figure Crooked Tree dans laquelle Sting incarne un criminel et Shaggy... un juge. «Je dois reconnaître que ça m’a sorti de ma zone de confort! Je me suis quand même demandé comment j’allais dire ces phrases solennelles et graves tout en restant cool», rit ce dernier.

Dans Dreaming in the USA, le duo loue les valeurs de l’Amérique.

«Nous sommes tous les deux des immigrés. La raison pour laquelle nous vivons là-bas c’est qu’on aime ses films, sa musique, sa culture, ce vent de liberté qui y soufflait. C’est une déclaration d’amour à un pays qui a encore de la grandeur», plaide Sting.

«Je crois qu’on peut encore réaliser ses rêves en Amérique», enchaîne Shaggy, qui possède la double nationalité et s’est battu dans le corps des Marines lors de la première guerre du Golfe.

«Les marches anti-Trump ont été un signe très positif pour moi. C’est la démocratie à son meilleur, il y avait beaucoup de jeunes. J’ai l’espoir que dans deux ans leur vote pèsera», dit celui qui a récemment parodié le président américain dans l’émission Late Late Show.

Reprenant un de ses succès It Wasn’t Me, le chanteur, coiffé d’une perruque blonde, imite Donald Trump, empêtré dans ses scandales avec pour seule défense ce refrain : «Ce n’était pas moi».

Shaggy vit l’autre moitié de son temps en Jamaïque. Un pays que connaît bien Sting pour y avoir souvent séjourné.

Plusieurs succès de Police sont nés sur cette île, comme Every Breath You Take. «Je l’ai écrite sur le bureau de Ian Fleming à Golden Eye, son ancienne propriété au nord de l’île. Il y a inventé de nombreuses histoires de James Bond et moi de plutôt bonnes chansons», sourit-il.

«En Jamaïque, The Police a été la passerelle ayant permis au reggae d’être diffusé sur les grandes radios, rappelle Shaggy. Et comme Bob Marley a pu être critiqué à ses débuts par les puristes, leur musique métissée le fut également. C’est toujours bon signe quand les puristes commencent à vous tomber dessus».

Pour Sting, «le reggae a révolutionné le rock en mettant en avant le jeu de basse. Ainsi, les structures des chansons reposent sur cet instrument. C’est ce qui m’a attiré en tant que bassiste.»

«Ayant grandi en écoutant la musique caribéenne, le calypso, le blue beat, le ska, tout cela m’était familier. Je pouvais donc instinctivement comprendre le reggae, qui n’est pas facile à jouer. Et c’est devenu une musique qui n’a jamais cessé de m’accompagner», conclut-il fièrement.