Martin Lapointe a célébré avec la comédienne Debbie Lynch-White le prestigieux prix qu’il a raflé à un concours en France pour ses coiffures dans La Bolduc.

Martin Lapointe primé en France

Le coiffeur de cinéma Martin Lapointe, originaire d’Alma, est à nouveau primé. Après avoir remporté le prix Iris de la meilleure coiffure lors du Gala Québec Cinéma en 2016 et en 2017 pour Nelly et La passion d’Augustine, l’artiste vient de récolter les honneurs dans un festival de cinéma français, en lien avec son travail sur La Bolduc.

La comédienne Debbie Lynch-White, qui incarne Mary Travers dans le film d’époque, a annoncé la nouvelle à Martin Lapointe par l’entremise d’une vidéo qu’elle lui a fait parvenir depuis la France. Trophée en main, elle a annoncé au Jeannois qu’il avait remporté la palme.

« Salut mon Martin. En ce moment je suis dans un festival axé sur la coiffure, le maquillage et les costumes en France et tu as remporté un prix. Toi, Nathalie et ton équipe, vous avez remporté “meilleure coiffure” au festival ! Alors, j’en prends bien soin et je te ramène ça dans mes bagages puis on ira prendre un verre pour que je puisse te le donner. Bravo ! Je t’aime ! », a déclaré la comédienne, dans la vidéo que Martin Lapointe a fait suivre au Quotidien.

Le coiffeur, qui a été maintes fois nommé aux Gémeaux pour la télésérie Les pays d’en haut, roule sa bosse au Québec, au Canada anglais, aux États-Unis et en Europe, depuis de nombreuses années. Tout a commencé dans le salon de coiffure d’un ami, sur la rue Crescent, à Montréal, dans les années 80.

Lapointe, un véritable passionné, est reconnu pour sa minutie, son grand travail de recherche et l’authenticité de ses looks. Son habileté à reproduire les coiffures d’autrefois a fait sa renommée. Sur le plateau de La Bolduc, l’Almatois a transformé la blonde Debbie Lynch-White en brune Mary Travers. Celle qui fut la première grande chanteuse du Québec est transposée à l’écran de 1915 aux années 40. Pour rendre crédible le personnage de Lynch-White, de 18 ans jusqu’à la mort de La Bolduc, l’artiste s’est documenté et a usé de beaucoup d’audace.

« J’ai consulté des photos d’époque pour construire mes looks [...]. Je suis très content d’avoir reçu ce prix en France. C’est une belle reconnaissance et c’est très flatteur », a-t-il commenté, au cours d’une entrevue téléphonique.

Il se trouvait alors à Rawdon, où prenait fin le tournage automnal des Pays d’en haut, une série à laquelle il est associé depuis le tout début. En plus d’avoir reçu la nouvelle du prix chez nos cousins français, Martin Lapointe avait le cœur à la fête puisqu’il s’apprêtait à prendre part à une grande fête visant à souligner la conclusion des activités de production cette saison. Le « party », animé par nul autre que le disquaire almatois Jello, devait regrouper des membres de l’équipe technique et quelques comédiens.

« La fille de Jello, Nakita, travaille sur la série à la réalisation. C’est toujours un plaisir de voir Jello et de danser sur sa musique », a fait valoir Martin Lapointe. Il a confié, lors d’une entrevue de fond réalisée l’an dernier, qu’il conserve un sentiment d’attachement profond à l’égard de sa région d’origine.

L’été dernier, Martin Lapointe s’est rapproché un peu plus de ses racines en prenant part au tournage du film Il pleuvait des oiseaux, une adaptation du roman de Jocelyne Saucier. L’équipe de production a passé plusieurs jours au cœur de la forêt Montmorency, dans la Réserve faunique des Laurentides. Le long-métrage met en vedette Rémi Girard et Andrée Lachapelle.