Louis C.K. exprime des remords pour les gestes posés, et soutient qu’il devra maintenant vivre avec cette culpabilité.

Louis C.K. admet tout de ses inconduites sexuelles

NEW YORK — Le comédien Louis C.K. a admis, vendredi, qu’il abusait de son pouvoir lorsqu’il demandait la permission à des femmes de leur montrer son pénis, comme si elle pouvait ensuite donner un consentement éclairé à cette vedette.

Dans une déclaration écrite, l’humoriste répond vendredi aux allégations de cinq femmes, publiées la veille par le New York Times. Il admet d’emblée que les allégations des plaignantes sont véridiques.

Louis C.K. explique qu’à cette époque, il se sentait autorisé à agir de la sorte parce qu’il demandait d’abord aux femmes si elles voulaient voir son pénis. Il soutient avoir appris, « trop tard dans la vie », que lorsqu’on a du pouvoir et qu’on demande à quelqu’un de regarder son pénis, cela ne laisse pas de choix. Le comédien estime qu’il a ainsi abusé de l’admiration que lui vouaient ces femmes.

Louis C.K. exprime des remords pour les gestes posés, et soutient qu’il devra maintenant vivre avec cette culpabilité. Mais il précise que ces sentiments ne sont rien en comparaison de ce qu’ont vécu et ce que vivent encore ses victimes.

L’humoriste conclut qu’après avoir passé sa carrière à dire tout ce qu’il pensait, il se retire et prend maintenant un long moment « pour écouter ».

La chaîne Netflix avait plus tôt vendredi annulé le spécial qu’elle avait promis au comédien Louis C.K.

L’humoriste avait par ailleurs appris la veille que la sortie de son film I Love You, Daddy était annulée. Le film, présenté au Festival international du film de Toronto en septembre, devait bénéficier d’une première new-yorkaise jeudi soir.

La présence du comédien a aussi été « expurgée » de l’émission-bénéfice spéciale Night of Too Many Stars, de la chaîne HBO, destinée à recueillir des fonds pour les personnes qui vivent avec un trouble du spectre de l’autisme.

Les scandales d’inconduites sexuelles continuent par ailleurs de faire rouler des têtes et échouer des projets artistiques, à Hollywood et à l’étranger.

Au Royaume-Uni, la BBC annonce vendredi qu’elle abandonne le projet de série télévisée qui devait mettre en vedette l’acteur Ed Westwick (Gossip Girl). Aux États-Unis, l’actrice Jenny McCarthy soutient que Steven Seagal lui a demandé, il y a 22 ans, de se déshabiller pendant une audition où elle était seule avec lui.

La BBC a aussi annulé la diffusion, pendant les Fêtes, de l’adaptation du roman d’Agatha Christie Témoin indésirable, mettant en vedette Ed Westwick. Le diffuseur public a par ailleurs annulé le tournage d’une « comédie de situation » dans laquelle il était la tête d’affiche, White Gold. Deux femmes soutiennent avoir été violées par l’ancienne vedette de Gossip Girl.

L’actrice Jenny McCarthy a aussi réitéré ses allégations contre Steven Seagal : elle soutient que pendant une audition en 1995, l’acteur lui avait demandé à plusieurs reprises de se déshabiller, alors que le rôle ne prévoyait aucune scène de nudité. Elle avait évoqué la même histoire en 1998, au magazine Movieline.

Jeudi, l’actrice Portia de Rossi a soutenu que Seagal avait descendu sa propre fermeture éclair pendant une audition.