Le concours LOL — Mort de rire ! est de retour pour sa cinquième année.

Lol — Mort de rire ! souffle cinq bougies

Le concours LOL — Mort de rire !, qui réunit les meilleurs humoristes en herbe de l’Ontario français, est de retour pour sa cinquième année. Pour l’occasion, quelques nouveautés sont à prévoir pour ces élèves du secondaire.

Développé en 2014, le concours a pris de l’ampleur au fil des ans. D’abord conçu uniquement pour l’Est de la province, LOL — Mort de rire ! compte maintenant des participants provenant de partout en Ontario. 

Si bien-dire fait rire et que bien faire fait taire, le nouveau volet « Texte » ouvrira donc la porte à plus de participants. Cette option est consacrée aux adeptes de l’écriture humoristique et elle leur permet de soumettre un texte de 750 à 1 000 mots. Les œuvres seront ensuite évaluées par un jury spécifiquement rassemblé pour récompenser les meilleures créations littéraires. 

« Cette initiative s’est imposée naturellement », selon la responsable du concours et directrice générale de l’Association canadienne-française de l’Ontario, Stormont, Dundas et Glengarry (ACFO-SDG), Céline Baillargeon-Tardif. 

Mais avant de passer à l’étape concours, les élèves ont droit à des formations en écriture et en jeu humoristique. Animés par les membres du groupe Improtéine, ces ateliers permettent aux participants de mieux se préparer au concours. 

« Moi, je ne suis pas là pour former des gagnants de concours ou des humoristes. Je suis là simplement pour présenter un aspect de la culture francophone qu’on a peut-être tendance à oublier. Juste d’exposer ces jeunes-là à cet univers, leur faire comprendre que oui, c’est possible de faire de l’humour en français, d’être drôle en français », lance Olivier Nadon, membre d’Improtéine. 

Son collègue Jonathan Dion, lui aussi membre du groupe, se dit fier de l’évolution de l’humour francophone en Ontario. « Ça ne fait qu’environ deux ans que je fais de l’humour, je commence à y toucher de plus en plus. C’est quelque chose qui est en expansion dans la région, et tranquillement, il commence à avoir un plus gros bassin, remarque-t-il. De pouvoir former des jeunes là-dedans, c’est ça la beauté du concours. »

En plus du nouveau volet, un projet pilote a aussi été mis sur pied afin d’inclure des élèves de la septième et de la huitième année. Jusqu’à aujourd’hui, le concours était réservé aux 14 à 18 ans. 

À Cornwall, les professeurs de l’École secondaire catholique La Citadelle ont envoyé quelques-uns de leurs petits comiques à une première formation, au cours des dernières semaines. 

Pour Maxime Lamarche, âgé de 12 ans, cette activité est l’occasion parfaite pour apprendre à développer sa créativité. « J’aime vraiment rire et faire rire les autres. Si mes amis sont tristes, j’essaie tout le temps de les faire rire, je fais des choses un peu ridicules pour les faire rire, c’est comme dans mon sang », lance-t-il. 

Les formations vont durer jusqu’au 13 décembre, et la demi-finale aura lieu le 7 février 2019, à l’École secondaire catholique Béatrice-Desloges. 

D’ici là, Maxime a bien l’intention de s’exercer. « Mon père et ma mère sont très drôles. Je vais pratiquer les blagues que j’écris à la maison avec mes parents, mon frère et ma sœur, et avec mes amis », conclut-il.