Actualités

L’année en humour avec André-Philippe Côté

Le dernier droit d’une année marque invariablement l’arrivée sur les tablettes des librairies du recueil des meilleurs dessins d’André-Philippe Côté. «C’est fou comme ça passe vite. Il y a des caricatures dont je ne me souvenais même plus», laisse tomber le collègue du Soleil dont le coup de crayon et les traits d’esprit demeurent toujours aussi drôles et pertinents.

Élection provinciale oblige, la politique occupe le haut du pavé dans son best of de 2018 qui rappelle à notre mémoire 142 caricatures au total. André-Philippe a vite appris à dessiner la bouille de François Legault. Peu de temps après son arrivée au pouvoir, on le voit au volant d’une voiture école. «Première leçon : la conduite à reculons.»

Livres

Les copains d’abord

Ils sont six amis dans la jeune vingtaine. Ils deviennent six trentenaires, puis six quadragénaires. Leurs vies se transforment au fil de leurs joies et leurs peines, de leurs amours et leurs deuils. Mais leur amitié immuable finit toujours par les réunir, douce et apaisante comme L’odeur du gruau.

Les trois mouvements des vies de Judith, Béatrice, Frédéric, Paul, Léa et Carl tissent la trame de ce tout premier roman d’Alexis Rodrigue-Lafleur, publié chez L’Interligne et lancé mercredi cette semaine. « J’avais envie de parler du temps qui passe et des étapes de la vie. Des fois, on regarde en arrière et on oublie. Tu regardes dix ans dans le passé et tu as l’impression que c’était une autre vie », a expliqué l’auteur, rencontré en début de semaine.

Livres

L’auteure Esi Edugyan remporte le prix Giller

TORONTO — Le 25e prix Giller de la Banque Scotia a été décerné à l’auteure Esi Edugyan pour «Washington Black», lundi soir, lors d’un gala à Toronto.

Son roman raconte l’histoire d’un garçon de 11 ans qui échappe à l’esclavage dans une plantation de canne à sucre de la Barbade avec l’aide du frère de son maître.

Plus tôt cette année, Esi Edugyan avait été finaliste du prestigieux Man Booker Prize et du prix Writers’ Trust Fiction pour Washington Black.

Le jury composé de cinq membres a estimé qu’il s’agissait d’un «roman extrêmement captivant sur l’amitié et l’amour, et sur la façon dont l’identité est parfois un acte d’imagination bien plus vital que l’époque dans laquelle on vit».

C’est la deuxième fois que l’écrivaine de Victoria, en Colombie-­Britannique, remporte ce prestigieux prix littéraire décerné à l’auteur du meilleur roman ou recueil de nouvelles canadien publié en anglais, qui s’accompagne d’une bourse de 100 000 $. Elle avait déjà remporté le prix en 2011 pour Half-Blood Blues.

Éric Dupont finaliste

La liste des finalistes cette année comprenait notamment l’auteur québécois Éric Dupont pour Songs for a Cold Heart, traduction de La fiancée américaine, avec le traducteur du livre, Peter McCambridge.

Sur la liste figuraient également Patrick deWitt pour French Exit, Sheila Heti pour Motherhood et Thea Lim pour An Ocean of Minutes.

En acceptant le prix lundi soir, Esi Edugyan a déclaré à la foule qu’elle n’avait pas préparé de discours, car elle ne s’attendait pas à gagner.

Après avoir dressé une liste de personnes qu’elle souhaitait remercier, elle a affirmé que dans l’ambiance actuelle où «de nombreuses formes de vérité sont assiégées», la célébration des mots était d’autant plus importante.

Le jury était composé de Heather O’Neill, John Freeman, Kamal Al-Solaylee, Maxine Bailey et Philip Hensher.

Le prix a été décerné en présence de nombreuses personnalités littéraires lors d’un gala au Ritz-Carlton de Toronto, animé par l’humoriste Rick Mercer.

Livres

Bado présente «Cette fois, Trump est allé trop loin !»

« Ah, tu as mon livre avant que moi-même je l’aie vu ! »

Accoudé sur un classeur, Bado – Guy Badeaux, pour les intimes – a feuilleté avec un sourire son douzième recueil, Cette fois, Trump est allé trop loin !. L’ouvrage tout frais, imprimé en couleur, sentait encore l’encre et le papier neufs.