Vox: cent mots et pas un de plus ***

CRITIQUE / Vox, premier roman de l’américaine Christina Dalcher, sera disponible en version française le 8 mars. Puisque la société mise en scène dans ce roman dystopique limite la parole des femmes à cent mots par jour, nous avons limité notre critique à cent mots.

Aux États-Unis, des fondamentalistes prennent le pouvoir, imposant un régime ultraconservateur. La prémisse semble répandue?

Elle l’est.

Ici, on impose aux femmes le retour au foyer et un quota de cent mots par jour. Sinon ? Électrocution!

Drastique... Jean, scientifique déchue, doit guérir l’aphasie du frère du président; elle plonge plutôt dans une intrigue hollywoodienne. On accroche, mais l’univers de Vox manque de détails.

Comment le mouvement est-il devenu régime? Pourquoi les femmes?

On saisit la critique de la société trumpienne et l’appel au féminisme. Bref, un thriller efficace, mais une dystopie «écarlate» légèrement réchauffée.

«Vox»,

de Christina Dalcher

NiL éditions, 427 pages.

Cote: ***