L’édition 2020 du Salon du livre de l’Outaouais a souffert d’une baisse d’achalandage à cause de la tempête qui a frappé la région jeudi.
L’édition 2020 du Salon du livre de l’Outaouais a souffert d’une baisse d’achalandage à cause de la tempête qui a frappé la région jeudi.

Un Salon du livre « réussi », malgré la tempête

À sa première année en tant que directrice générale, Mélanie Rivet dresse un bilan « positif » de la 41e édition du Salon du livre de l’Outaouais (SLO) alors que des milliers d’amateurs de littérature se sont déplacés au Palais des congrès de Gatineau au cours du week-end pour y découvrir de nouvelles œuvres et discuter avec différents auteurs.

« Plusieurs des commentaires que je reçois de la part des gens sont par rapport à la qualité et à la diversité de la programmation, ainsi qu’à la richesse des échanges, indique Mme Rivet en entrevue avec Le Droit dimanche après-midi. On a eu le bonheur de faire des bons mixtes entre les animateurs et les auteurs pour que le contenu émerge et que l’intérêt se passe ».

Bien que le SLO se soit déroulé sans anicroche, M me  Rivet et son équipe ont cependant dû faire face à plusieurs défis, notamment à une tempête de neige jeudi dernier. Une baisse d’environ 18 % au niveau de l’achalandage en comparaison avec le salon de l’an passé a d’ailleurs été observée.

« Cette diminution est entièrement attribuable à la tempête de jeudi et à la grève des enseignants dans l’Ontario français, explique-t-elle. L’avantage de ça par contre, c’est que les familles qui se sont déplacées jeudi ont pu passer un temps privilégié de qualité avec les différents exposants. »

Selon les premières estimations de la directrice générale, environ 38 000 personnes ont pris part à l’une des 223 activités offertes par le SLO au cours de la fin de semaine.

Malgré tout, Mme Rivet précise que les scènes étaient « pleines ».

« Ça fait deux ans qu’on arrive à susciter assez d’intérêt pour qu’il y ait toujours des spectateurs dans les différents événements et ça, les auteurs aiment ça », dit-elle.

Au total, 450 auteurs et autrices ainsi que 350 maisons d’édition étaient sur place pour échanger avec les gens de l’Outaouais.

Coup de cœur

Par ailleurs, Mme  Rivet avoue avoir eu un coup de cœur pour la conférence de l’Université du Québec en Outaouais, qui a été déplacée du samedi soir au dimanche matin « en formule brunch ».

« Les gens nous ont suivis. Entre 50 et 60 personnes y ont assisté. La salle était pleine !, indique-t-elle. La conférencière était extraordinairement intéressante alors qu’elle a abordé le thème du zéro-déchet et on le sait, il y a une grande sensibilité par rapport à ça dans la société actuellement. »

« Je pense que les littératures engagées qu’on a mises de l’avant ont vraiment été appréciées par le public », ajoute-t-elle.

Celle qui a succédé à Anne-Marie Trudel en août dernier à titre de nouvelle DG du SLO confie d’ailleurs avoir bien apprécié son expérience et compte bien être de retour l’an prochain, pour la 42 e  édition du SLO.

« Je me sens privilégiée, affirme-t-elle. C’est un gros travail d’équipe et je suis très contente d’avoir pu contribuer à réaliser ce salon-là. Les gens se serrent vraiment les coudes lorsqu’il y a un défi à relever et je suis assez ébahie par ça. »