Le Salon du livre de l’Outaouais a accueilli ses premiers visiteurs, jeudi soir, et encore une fois, sa popularité ne se dément pas.

Ouverture du 40e Salon du livre de l'Outaouais

Le président d’honneur de la 40e édition du Salon du livre de l’Outaouais (SLO), Stefan Psenak, a officiellement ouvert les festivités, jeudi, au Palais des congrès de Gatineau.

« J’ai fait beaucoup de salons, dans ma vie. Le SLO est, sans conteste, le meilleur de tous », a promis Stefan Psenak.

Son premier SLO, s’est-il souvenu, remonte à 1991. Il avait « à peine 21 ans », et n’était pas là à titre d’auteur mais de journaliste pour La Rotonde. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il a pu y revenir à titre d’auteur. « Par la suite, ça ne s’est jamais arrêté. Le SLO, c’est mon salon. C’est l’endroit où j’ai osé aller à la rencontre des autres... et où sont nées de grandes amitiés », a partagé le poète.

L’inamovible sourire de M. Psenak trahissait avec éloquence l’« immense plaisir » qu’il avait d’être là et le « privilège » qu’il ressentait à assumer son rôle de président et d’« ambassadeur » du SLO.

« Je suis fier d’être de cette grande fête du livre. Fier d’avoir vu le SLO oser sortir des murs pour aller à la rencontre du public là où il se trouve. » Et « fier d’avoir pu contribuer » à pérenniser son financement », à l’époque où, en tant qu’élu municipal, il présidait la commission des arts et de la culture.

Par leur seule présence, les festivaliers contribuent à faire mentir « les prophètes de malheur » qui ont « mille fois annoncé la mort imminente du livre papier », selon Stefan Psenak.

« Ose le SLO »

Reprenant dans son discours la thématique de cette édition anniversaire, « Ose le SLO » (déclinée à une dizaine de sauces), le président d’honneur en a profité pour remercier le public venu, en sa compagnie et celle des autres invités d’honneur, « oser mettre en valeur les livres et les auteurs ».

Par leur seule présence, les festivaliers contribuent à faire mentir « les prophètes de malheur » qui ont « mille fois annoncé la mort imminente du livre papier », a-t-il clamé, avant d’inviter tout le monde à venir au SLO « oser les rencontres et le plaisir de lire ».

À l’issue de son allocution, il a présenté ses collègues invités d’honneur : Stéphanie Lapointe, Virginia Pesemapeo Bordeleau, Marc Séguin, Johanne Seymour, sans oublier les deux auteurs « du jour », Catherine Bellemare et Éric Mathieu, représentent officiellement l’Outaouais et l’Ontario, respectivement.

Trois invités d’honneur, Biz, Nicole Bordeleau et Edem Awumey, n’ont pas été en mesure de participer à la cérémonie d’ouverture.

Prenant la parole, le président du c.a. du SLO, Marc Haentjens, a remercié les partenaires financiers et nombreux bénévoles qui contribuent à la réussite de « cette grande fête du livre ». « Les mots ont pris toute la place au Palais des congrès. C’est maintenant à vous [...] d’oser aller à leur rencontre ! » a-t-il abondé.

Visiblement, le SLO vieillit bien et son ambiance est de plus en plus décontractée.

Décontracté

La cérémonie s’est déroulée en présence du maire Maxime Pedneaud-Jobin, du député fédéral de Hull-Aylmer Greg Fergus et de la présidente de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), Louise Lantagne, sous l’œil bienveillant de celle qui assure la direction générale du SLO depuis 10 ans, Anne-Marie Trudel.

« À 40 ans, on peut tout oser », a suggéré le maître de cérémonie, l’animateur radio-canadien Philippe Marcoux.

Sa remarque n’est pas tombée dans l’oreille de sourds : les politiciens invité ont rivalisé d’imagination pour casser « l’image plate » qui colle à leur profession.

Si le maire a d’abord pris soin de saluer l’« audacieuse » programmation du SLO (en rappelant que Biz allait rencontrer ses lecteurs au spa) et d’évoquer les investissements soutenus de la Ville dans son réseau de bibliothèques, il a surtout « osé » sortir des discours battus, préférant faire la lecture d’un texte de Victor Hugo faisant l’éloge du livre, à travers un dialogue avec l’incendiaire de la bibliothèque du Louvres.

Il a eu du succès, mais pas autant que Greg Fergus, qui, avec beaucoup d’humour, a carrément joué au mauvais poète. Le député a partagé un « poème fromager » de son cru, allant jusqu’à faire rimailler « Psenak » et « tab... arouette »), tout en nous avertissant des risques encourus si on le laissait exprimer ses pulsions d’écrivain. Ses livres, chroniques ou mémoires ultérieurs pourraient s’intituler « Les 1001 nuits du système Phénix », « L’Avalée des (SNC) Lavalin » et son livre pour enfants, « Comptines des pipelines ».

Il a conclu sur un ton plus sérieux en encourageant le public à « oser l’exploration et la rencontre avec les auteurs émergents ».

Le slameur Guy Perreault a pris le relais, pour livrer un texte « lexicalement osé », sorte d’« histoire d’amour, d’étreinte et de cul...ture à coucher sur le papier ».

Bref, le SLO vieillit bien : l’ambiance y est des plus décontractées.