Biz s’était mis à l’aise pour assister à la conférence de dévoilement de la programmation du Salon du livre de l'Outaouais.

Le Salon du livre de l'Outaouais dévoile sa programmation

Résistance franco-ontarienne, légalisation du cannabis, littérature autochtone et expériences sensorielles: pour son 40e anniversaire, le Salon du livre de l’Outaouais (SLO) décline les formules et les thèmes d’actualité dans une programmation qui «ose».

Le menu complet du rendez-vous annuel des bibliophiles a été dévoilé mercredi. Cette année, le SLO invite à «oser». Oser la résistance, le débat, les sens, le suspense — les thèmes sont multiples et les raisons nombreuses pour prendre part aux quelque 170 activités prévues du 28 février au 3 mars, dans et hors du Palais des congrès de Gatineau.

Quatre nouveaux invités d’honneur partageront les rôles d’hôtes de cérémonie. Le rappeur et auteur Biz, la conférencière et maître yoga Nicole Bordeleau, l’artiste multidisciplinaire crie Virginia Pesemapeo Bordeleau, ainsi que la comédienne, scénariste, réalisatrice et romancière Johanne Seymour se joindront à Edem Awumey, Catherine Bellemare, Stéphanie Lapointe, Éric Mathieu et Marc Séguin, sous la présidence d’honneur de Stefan Psenak. Les ambassadeurs de 2019 recevront près de 500 auteurs, dont Chrystine Brouillette, Lawrence Canon, Jean-Marc Dalpé, Martine Delvaux, Patrice Godin, Rosalie Bonenfant, James Hyndman et Jean-Jacques Pelletier.

Visiblement, Biz s’était mis à l’aise pour assister à la conférence de dévoilement. Plutôt qu’une chemise ou un veston, le chanteur de Loco Locass et auteur de six romans avait choisi d’enfiler une robe de chambre, trois semaines avant une classe de maître qu’il donnera là où l’inspiration lui vient le plus facilement: dans un spa. Rendez-vous le dimanche 3 mars, dans la yourte mongole du Spa Le Nordik.

«On lit de moins en moins longtemps ; souvent on lit des pages Internet, ou bien une seule page Internet... On est dans une dynamique de butiner plus que d’approfondir, détaille Biz au sujet du slogan «Ose le SLO». Quand on lit, on doit descendre en apnée. C’est vraiment ça ; retenir notre souffle, passer une demi-heure sans aller voir si on a eu un message sur Twitter. »

«Toutes sortes d’études sont en train de montrer que les alertes de notre téléphone stimulent les mêmes zones de plaisir que la drogue et qu’on devient dépendant à ces alertes-là. La lecture nous permet de nous extraire de ça, et dans ce sens-là, je trouve que c’est vraiment subversif. Pas même ce qu’on lit, mais le fait de lire, devient osé, audacieux ou subversif. »

Programmation dynamique
Pour la première fois, le Salon ouvrira un espace physique aux auteurs autochtones dans l’Espace autochtone Ganojiwe, le terme anishinabe pour « parler ». Les curieux pourront y butiner parmi les publications de différentes maisons d’édition et participer à plusieurs activités, dont le Bingo littéraire Kwahiatonhk (2 mars, 15 h). Le concept festif, musical et humoristique confiera au hasard le soin d’attribuer un texte du corpus littéraire sélectionné à un lecteur, qu’il soit auteur ou visiteur. Les gagnants, bien sûr, garderont les livres.

Dans le volet Hors les murs, les adeptes de mystère ont rendez-vous au restaurant Piz’za-za le jeudi 28 février pour une «soirée expérientielle unique». Le programme? Il s’agit, justement, d’un mystère — ce que l’on sait, c’est que les places seront accessibles aux gagnants d’un concours sur les plateformes de Radio-Canada. Le 2 mars, à 21 h, les poètes de la résistance franco-ontarienne verdiront le Gainsbourg. La suite est réservée aux grands : dès 23 h, le deuxième Bordel littéraire fera grimper le mercure à la Maison Fairview avec des prestations littéraires à saveur érotique. Couchez les enfants.

Du côté de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Tristan Demers, auteur d’Astérix chez les Québécois, se penchera sur le discours de résistance et l’analogie du village gaulois présents dans la série sexagénaire pour souligner les 20 ans du programme de B.D. de l’École multidisciplinaire de l’image. La traduction littéraire sera au cœur d’un entretien avec Catherine Ego, récipiendaire du Prix littéraire du Gouverneur général 2016. Marie-Ève Maillé, médiatrice environnementale et professeure associée à l’UQAM, présentera la bataille légale et médiatique qu’elle a menée sur la protection de la confidentialité des données de recherche.

Au chapitre de la littérature jeunesse, India Desjardins rencontrera les admirateurs d’Aurélie Laflamme, Dominique Demers dévoilera tous les secrets de Mademoiselle Charlotte et les créateurs de Les dragouilles feront découvrir des monuments célèbres du monde. Sans oublier Stéphanie Lapointe, qui présentera un extrait de Fanny Cloutier.
La programmation complète se trouve sur le site web du SLO au slo.qc.ca.