Simon Boulerice, Chloé Varin, Blaise Ndala et Marjolaine Beauchamp forment l’équipe de choc du Salon du livre de l’Outaouais.

Au grand salon de la littérature

Le Salon du livre de l’Outaouais assume un rôle unique auprès de ses 35 000 visiteurs annuels : à la fois lieu de rencontres et immense librairie investissant le Palais des Congrès de Gatineau, il répond aux attentes des lecteurs assidus autant qu’il ouvre les portes de l’univers du livre aux plus jeunes publics. Illustration de ce rare équilibre ? Le dévoilement, mercredi, de ses invités d’honneur. Avec une furtive incursion dans la programmation.

La 39e édition, du 1er au 4 mars 2018, se déroulera sous la présidence d’honneur de Simon Boulerice, comédien, metteur en scène et auteur âgé de 35 ans, déjà signataire d’une trentaine d’ouvrages. « C’est la première fois qu’on m’offre une aussi belle et prestigieuse invitation, » s’est réjoui M. Boulerice, finaliste du Prix du Gouverneur général 2016 dans la catégorie littérature jeunesse de langue française.

En conférence de presse, il a évoqué son enfance « trempée dans la solitude » et l’importance de la littérature dans son émancipation.

L’auteur des Garçons courent plus vite et de Javotte sera secondé par l’invitée d’honneur de l’Outaouais, Marjolaine Beauchamp, auteure engagée, médaillée d’argent la coupe du monde de slam en 2010. « Je suis heureuse de voir la désacralisation de la littérature, heureuse de participer à son accessibilité. La littérature et la langue sont mouvantes » a-t-elle réaffirmé en discours de présentation.

L’invité d’honneur de l’Ontario français, Blaise Ndala, affiche lui aussi un parcours fulgurant : Prix du livre d’Ottawa 2015 pour son premier roman J’irai danser sur la tombe de Senghor, il s’illustre déjà sur la scène internationale en étant distribué en Europe. Il a récemment reçu une mention spéciale du jury au Prix Ivoire 2017 pour son dernier récit, Sans capote ni kalachnikov. M. Ndala, d’origine congolaise, n’a pas manqué de souligner avec émotion la richesse du monde littéraire, « ce lieu de convergence où nous célébrons notre humanité. »

L’identité des deux autres invités d’honneur sera dévoilée en février. Le SLO poursuit également son partenariat avec l’Ambassade de France au Canada en remettant le Prix du livre enrichi francophone, un incitatif à promouvoir l’expertise et l’innovation numériques francophones dans le monde de l’édition. Le lauréate a déjà été nommée : il s’agit d’Adèle Pedrola, sélectionnée parmi une vingtaine d’auteurs en compétition, pour son ouvrage Et si la nuit, aux éditions l’Apprimerie. 

Par ailleurs, un autre partenariat avec le Théâtre français du CNA offrira une mise en lecture du dernier roman de sa directrice artistique, Brigitte Haentjens, Un jour je te dirai tout. 

L’intégralité de la programmation adulte devrait être disponible sur le site Internet du salon dès la mi-janvier alors que les activités jeunesse seront connues d’ici la fin de l’année. 

Cette 39e édition du SLO, inspirée de Confucius et des trois singes de la sagesse, répond à la thématique « voir, entendre et dire ». Elle sera chapeautée par l’ancien président du SLO, Hugo Paquette, reconvoqué à l’organisation après le départ de Catherine Voyer-Léger en congé parental.