Des films, certains expérimentaux, d’autres documentaires ou de fiction, signés par des étudiants en animation seront accessibles sur le site internet de l’Institut canadien du film.
Des films, certains expérimentaux, d’autres documentaires ou de fiction, signés par des étudiants en animation seront accessibles sur le site internet de l’Institut canadien du film.

L’Institut canadien du film s’adapte à la distanciation sociale

L’Institut canadien du film (ICF) ouvre sa vitrine internet au contenu en ligne, afin de s’adapter à la nouvelle réalité de la distanciation sociale, a annoncé mardi l’organisme ottavien dédié à la promotion de la production cinématographique.

Du 29 avril au 5 mai, le grand public aura accès à une première série de films en streaming, disponibles sur Vimeo. Il s’agira d’une sélection de films d’animation canadiens réunis sous le titre EyeCANdy.

Le visionnement sera gratuit (durant la période indiquée), via un système de billetterie électronique invitant le public à verser une contribution volontaire, auquel on accédera via le site web de l’ICF

L’ICF a «subi un sérieux revers en mars, lorsqu’il a été contraint d’annuler la toute première édition de l’ambitieux Festival international du film d’Ottawa (IFFO, pour son acronyme anglais)», rappelle le directeur de l’OSBL, Tom McSorley, en précisant que l’événement a été reporté en 2021.

L’équipe de l’ICF a donc consacré ses énergies à la mise en place d’alternatives à proposer aux cinéphiles. La première initiative à se matérialiser sera EyeCANdy,

La série EyeCANdy était destinée à être diffusée dans le cadre d’une tournée à travers le pays, prévue au printemps prochain. Son contenu est supervisé par le directeur artistique du Festival international d’animation d’Ottawa (lui aussi lié à l’ICF), Chris Robinson.

Il s’agit d’un florilège de films, certains expérimentaux, d’autres documentaires ou de fiction, signés par des étudiants en animation et ayant remporté des prix, précise M. McSorley.

Ces films font appel à une large palette de techniques d’animation allant du scratch au stop motion en passant par le collage, la peinture sur film, le dessin et la 3D, fait-il valoir.

EyeCANdy comporte deux œuvres d’artistes liés à la région d’Ottawa, dont Girl in the Hallway de Valerie Barnhart et Emergency Broadcast, de la réalisatrice ottavienne Pixie Cram.

La série inclut également My Dead Dad’s Porno Tapes de Charlie Tyrell, qui a été mis en nomination aux Oscars, et Biidaaban, de l’animatrice autochtone Amanda Strong.

Cette initiative en ligne permet à l’ICF de développer ou d’accroître ses partenariats avec des partenaires diffuseurs tels que la Cinémathèque de Vancouver, le Festival d’animation de Halifax et la Société de l’image animée de Toronto, ajoute M. McSorley.

Il termine en rappelant que plusieurs événements chapeautés par l’ICF et prévus dans les prochaines semaines seront logiquement «annulés ou reportés». C’est le cas du Festival du film de l’Amérique latine, du Festival du film africain et du Festival du film israélien. «L’ICF est en train de chercher des façons de présenter en ligne une partie des contenus » qui devaient être offerts dans le cadre de ces festivals.