Marc Dupré passera le mois de décembre au Capitole, où il offrira en résidence son «Party musical» des Fêtes.

L’heureux tourbillon de Marc Dupré

Nous rencontrons Marc Dupré au restaurant du théâtre Capitole, au lendemain du gala qu’il y a animé pour célébrer la réouverture des lieux après une cure de jouvence et à la veille du lancement de la résidence de spectacles qu’il y offrira jusqu’à la fin du mois. Il y a quelques jours, il s’est produit à la Place Bell de Laval dans la foulée de la sortie de son septième album, «Rien ne se perd». «J’ai répété ces trois shows en même temps», confirme-t-il.

Entre son rôle d’auteur-compositeur-interprète, celui de coach au concours télévisé La voix et le chapeau d’humoriste qu’il retrouvera l’été prochain à la barre d’un gala ComediHa!, la vie de Marc Dupré ressemble un peu à un tourbillon. Et il n’ira pas s’en plaindre. «Quand le vent se calme, on sait ce qui arrive avec les voiles...» philosophe l’artiste, qui a fait le point avec Le Soleil sur ses nombreux projets.

Vous explorez sur votre nouvel album des sonorités plus urbaines. Qu’est-ce qui vous a amené là?

R Sur chaque album, j’ai voulu évoluer, trouver des choses, ne pas me dire que je dois faire tel style. Je suis un gars de feeling et d’instinct. Je ne me pose pas de questions quand je fais de la musique, parce qu’à la base, je le fais vraiment pour moi. J’aime beaucoup de choses et je suis très influencé par ce que j’entends.

Q Comment cette collaboration avec Laurence Nerbonne sur le titre Entre tes bras s’est-elle concrétisée?

R J’aime cette fille-là, j’aime la manière avec laquelle elle fait les choses. Elle est rafraîchissante, elle fait zéro compromis. C’est ma fille qui m’a fait découvrir sa musique. Je me suis mis à fouiller un peu, je suis tombé sur ses clips. C’est tellement différent, ce qu’elle fait! Je lui ai dit que j’aimerais qu’on fasse quelque chose ensemble. Deux jours après, elle m’a invité dans son studio. Elle avait déjà travaillé des beats. Moi, je ne travaille pas comme ça! D’habitude, je prends une guitare et je fais une chanson. Là, elle avait ses beats et elle m’a dit : «chante là-dessus.» J’étais un peu intimidé! C’est drôle, parce que d’habitude, c’est moi qui leade. Là, je me faisais leader. Laurence, elle a tout fait elle-même. Elle a réalisé la toune, c’est elle qui m’a guidé en studio. Ç’a été une autre approche de travailler avec elle.

Q Cet album est votre septième en 14 ans. Êtes-vous constamment en écriture?

R J’écris tout le temps. Et pas nécessairement pour faire un album. Pour être en équilibre, il y a des gens qui ont besoin de se faire masser, d’autres qui ont besoin de partir deux semaines dans le bois ou à la pêche. Moi, j’ai besoin de prendre ma guitare et d’écrire des chansons, juste pour sortir l’émotion. Je garde beaucoup de choses. Je veux toujours faire attention aux gens autour de moi. Parfois, c’est lourd, parce que j’absorbe l’énergie négative des gens. Et quand j’écris, je libère tout ça. Quand je suis stressé ou impatient, je prends ma guitare. Ça me défoule. Je garde tout ça dans mon téléphone. Mais quand je fais un album, je ne me retrouve plus là-dedans. Alors je fais d’autres chansons!

Q À quoi ressemblera la résidence de spectacles que vous offrez au Capitole pour le temps des Fêtes?

R C’est un party. Je fais quelques chansons de Noël, mais c’est vraiment un mélange. Je sais que le public de ce spectacle, ce sont des gens en vacances et qui veulent voir un show, ce sont des fans, ce sont des partys de bureau. Eux, ils ont juste hâte d’enlever la cravate et que ça parte. Il faut que tu leur donnes cette occasion-là! Je vais revisiter quelques affaires, on va revenir un peu aux années 90. Je me suis aussi entouré d’artistes qui sont capables de faire beaucoup de choses (Ludovick Bourgeois, Rick Pagano, Rafaëlle Roy, Jordan Lévesque, Mélissa Ouimet). Il va y avoir un peu de country, de la pop, du rock, quelque chose de plus classique. Et c’est certain qu’il va y avoir de mes chansons.

Q Comment se passe votre retour à La voix?

R On a commencé les auditions et c’est toujours pareil : surprises par-dessus surprises, bonheur… et déceptions! Je les veux tous, je deviens super compétitif. Pas à en virer fou, mais quand je me fais dire non, ça me tanne, parce que je veux vraiment travailler avec cette personne. Ce que j’aime avec ce show-là, c’est que je n’ai pas l’impression de faire la même affaire tout le temps, même si des fois, je me répète, parce que c’est vraiment dur de trouver autant de qualificatifs pour dire à quelqu’un qu’il est bon. […] C’est le fun parce qu’il y a une belle spontanéité dans l’équipe. Nous, les coachs, on a vraiment juste à nous laisser emporter par ce qui se passe.

Q Comment envisagez-vous votre retour à l’humour en animant un gala du festival ComediHa!?

R Avant de faire La voix, j’ai écrit un show d’humour de deux heures que je n’ai jamais sorti. J’ai travaillé avec Louis-Philippe Rivard pendant deux ans. Il était prêt, on commençait à le roder. C’est La voix qui a fait qu’on ne l’a pas sorti. Mais j’ai encore tout ça chez nous. Les textes sont encore d’actualité par rapport à moi. Et j’ai plein d’amis humoristes avec qui je veux renouer. Pour vrai, ce n’est pas si loin de moi de vouloir faire rire les gens. Je le fais un peu dans mes shows de musique. Mais au gala ComediHa!, ça va être de vrais numéros d’humour. On va puncher. J’ai hâte!

Marc Dupré offrira son troisième «Party musical» au Capitole du 6 au 31 décembre. Il animera un gala du ComediHa! le 20 août 2020 au Palais Montcalm.

Il présentera son tout nouveau spectacle à la salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau, le 23 octobre 2020.

La nouvelle saison de «La voix» arrivera en ondes à TVA le 9 février.