La compagnie irlandaise Teac Damsa arrêtera sa tournée nord-américaine au CNA le mercredi 30 octobre pour présenter sa version du Lac des cygnes.

Les imprononçables

Des œuvres et des artistes si bien articulés qu’il serait dommage d’y renoncer pour une simple histoire de prononciation.

En islandais, s’il vous plaît

Comment prononcer le nom d’Auður Ava Ólafsdóttir, l’auteure de Miss Islande ? Plus simple à résumer, voici le récit d’une jeune femme de 21 ans, bien décidée à quitter la ferme familiale pour Reykjavik afin de devenir écrivaine, ou miss. (Zulma, 30 août) [Maud Cucchi]

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Zeule au monde

Zolitude, outre sa première lettre qui donne l’impression de zozoter, a valu à son auteure Paige Cooper d’être finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général. Ses nouvelles naviguent entre science-fiction et fantastique, l’Union soviétique, Mars et la jungle tropicale (Boréal, 24 septembre). [Maud Cucchi]

«Zolitude» de Paige Cooper

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Danser au Loch na hEala

La compagnie irlandaise Teac Damsa arrêtera sa tournée nord-américaine au CNA le mercredi 30 octobre pour présenter sa version du Lac des cygnes. Swan Lake/Loch na hEala est la relecture actuelle de l’œuvre plus que centenaire : la danse, le chant et le théâtre s’y entremêlent dans un univers où se marient la mythologie irlandaise et l’Irlande contemporaine. Et exit Tchaïkovsky ; le groupe Slow Moving Clouds sera sur scène pour jouer ses propres compositions. Le spectacle du chorégraphe Michael Keegan-Dolan a remporté un Irish Times Theatre Award pour la meilleure production de 2017 ainsi que le 2018 UK National Dance Award pour la meilleure chorégraphie moderne. [Catherine Morasse]

Teac Damsa

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Les nouvelles façons de Vollebekk

L’auteur-compositeur-interprète Leif Vollebekk nous fera découvrir ses nouvelles façons cet automne. L’artiste né à Ottawa sortira son quatrième album, intitulé New Ways, le 1er novembre prochain. Les attentes risquent d’être élevées envers ce projet, alors que son plus récent album, Twin Solitude, paru en février 2017, figure sur la liste du prestigieux prix Polaris de cette année-là. Enregistré à Montréal et à Los Angeles, l’album a été entièrement mixé à New York. Pour ceux et celles qui auraient du mal à patienter jusqu’en novembre, Leif Vollebekk vous invite à aller écouter le premier extrait de son prochain album, Hot Tears, disponible sur toutes les plateformes numériques. [Julien Coderre]

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All ZAY à La Basoche

Un, deux, trois, ZAY Go ! Le rappeur québécois FouKi, auteur de son propre langage «zay», sera de passage à Gatineau le 19 septembre prochain alors qu’il figure sur la programmation du cabaret La Basoche. Le Super Zayan du rap québécois se produira en compagnie de son producteur QuietMike dans le cadre de son ZayZay Tour. La chanteuse Catherine Durand (14 septemtre), le duo Geneviève et Alain (26 octobre) et le Fransaskois Étienne Fletcher (2 novembre) se donneront également en spectacle à La Basoche cet automne. [Julien Coderre]

FouKi

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Un homme et son engin

À moins d’être devant un professionnel de la santé, un acteur au théâtre, ou simplement un brin tête brûlée, on garde les discussions sur les pénis — le sien en particulier — pour la garde rapprochée. Mais dans Conversations avec mon pénis, l’appendice en question mesure 5 pieds 8 pouces, est incarné par une comédienne (Ann-Catherine Choquette) et discute à bâtons rompus avec son propriétaire, Tom (Marc-André Thibault). Comme deux vieux amis, le duo inventé par le Néo-Zélandais Dean Hewison y livre l’évolution de la relation d’un homme avec son engin, des premières caresses en solo à sa rencontre avec une certaine pilule bleue. Une comédie qui va bien plus loin que les histoires de couchette, à voir le 7 décembre à la salle Jean-Despréz. [Catherine Morasse]

«Conversations avec mon pénis» sera présentée le 7 décembre prochain à la salle Jean-Despréz.

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La gloire de mon Schpountz

La Maison de la culture poursuit ses incartades dans l’univers de Marcel Pagnol, en présentant cette fois l’adaptation québécoise de la pièce Le Schpountz. Portrait satirique de l’industrie naissante du cinéma (un milieu que l’écrivain a très bien connu, lui qui a fondé ses propres studios du côté de Marseille, grâce auxquels il a lui-même adapté ses oeuvres au grand écran), la pièce se veut une réflexion sur le travail du comédien, rappelle le Rideau Vert (TRV), à la source de cette version défendue par Rémi-Pierre Paquin, dans une mise en scène de Denise Filiatrault. Le texte a été modernisé par le dramaturge québécois Emmanuel Reichenbach (qui, pour le TRV a récemment adapté Intouchables et Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu?). Le Schpountz, c’est le récit d’un gentil naïf persuadé d’avoir un immense talent pour le jeu, et qui profite de l’arrivée d’une équipe de cinéma dans son village, pour proposer ses services. Contre toute attente, ce «schpountz» (ce sympathique abruti) convainc l’équipe de son «immense potentiel»... et le voilà parti pour la gloire, dans la grande ville. À voir ou découvrir les 1er et 2 novembre, à la salle Odyssée. [Yves Bergeras]

Par ailleurs, la saison théâtrale à la Maison de la culture se poursuit les 29 et 30 novembre avec une autre pièce dont on risque de massacrer le titre. Knock (prononcez le « k ») présentera Alexis Martin dans le rôle du docteur charlatan inventé en 1923 par Jules Romains. [Catherine Morasse]