Dans un épisode de L’histoire secrète de l’Outaouais, le musicien Jean-Philippe Goupil interprète la chanson The Chapeau Boys, qui parle de bûcherons dans un chantier du Pontiac.

Les effacés de l’histoire régionale en podcast

Gaby Déziel-Hupé, James Patrick Maloney, la famille Laflèche: des personnages qui ont marqué à leur façon le paysage culturel de l’Outaouais seront ramenés dans l’oreille du public dans la série de baladodiffusions L’Histoire secrète de l’Outaouais.

Un nouveau podcast de la série de cinq épisodes sera mis en ligne chaque jeudi, à compter du 20 septembre.

L’Histoire secrète de l’Outaouais est la livraison d’une commande passée par Culture Outaouais en 2017. Pour souligner son quarantième anniversaire, l’organisme a voulu remettre en valeur l’héritage culturel de la région avec un regard contemporain. C’est donc à travers la bande de Transistor Média que cette vision a été traduite dans le format de la radio numérique.

Pour réaliser les cinq documentaires audios, les réalisateurs Marie-Hélène Frenette-Assad et André Martineau, avec l’animateur Julien Morissette, ont sillonné le territoire de l’Outaouais et discuté avec divers historiens, archivistes et autres mordus d’histoire pour creuser des sujets et en discuter pendant 25 minutes à chaque épisode. « On l’a appelé L’histoire secrète de l’Outaouais parce que ce ne sont pas des choses qu’on révèle, mais il y a beaucoup d’éléments qui sont oubliés, explique Julien Morissette. C’est ça l’idée ; c’est de donner une nouvelle twist avec la balado à ces personnes-là qui ont des histoires formidables à raconter. »

Dans les dernières semaines, les curieux ont peut-être déjà visionné en ligne la vidéo making-of d’une rencontre avec Brian Adam à Chapeau, un secteur de L’Isle-aux-Allumettes. Le « gardien de la chanson » y discute de, morceau écrit dans les années 1800 par Patrick Gregg qui parle de bûcherons dans un chantier du Pontiac. Dans un autre épisode, il sera question de James Patrick « J.P. » Maloney. Propriétaire de plusieurs établissements, dont l’illustre Hôtel Chez Henri, le petit-fils d’un immigrant irlandais a joué un rôle de premier plan sur la scène jazz locale dans la première moitié du XXe siècle. « On ne réalise pas à quel point l’Outaouais était un haut lieu du jazz dans les années 40, mentionne Marie-Hélène Frenette-Assad. On associe surtout le Vieux-Hull à la drogue et aux batailles alors que c’est un endroit où des grands noms comme Louis Armstrong sont venus jouer. C’était aussi l’un des rares lieux où les Noirs et les Blancs pouvaient écouter et faire du jazz ensemble. »

Le premier épisode parlera de la dramaturge Gaby Déziel-Hupé. Une partie du podcast s’est enregistrée jeudi dernier, en soirée, dans le cadre du festival Transistor d’automne.

Lors de la soirée hommage à l’auteure décédée en 2010, l’équipe a capté les lectures de ses textes par des comédiens ainsi que des témoignages par le public.

Les podcasts pourront être écoutés en ligne sur le site web de La fabrique culturelle.

Un de trois

Dans les prochaines semaines, le public pourra découvrir deux autres projets d’envergure signés Transistor Média.

À partir du début octobre, Julien Morissette fera un aller-retour hebdomadaire entre Gatineau et Montréal pour discuter avec l’ancien coanimateur de La soirée est encore jeune, Frédéric Savard. Les privilèges de Fred Savard sera une revue humoristique de l’actualité de la semaine qui accueillera différents invités et chroniqueurs.

Quant au dernier projet, peu d’information peut être dévoilée sur sa teneur. Il s’agira d’une série à saveur documentaire sur un événement de l’histoire régionale. Ce nouveau produit sera amplifié par un diffuseur national.