Les arts express

Le procès de Cuba Gooding Jr débutera le 21 avril

Le procès de l’acteur américain Cuba Gooding Jr pour agressions sexuelles sur trois femmes débutera le 21 avril, a ordonné mercredi un juge de Manhattan, nouveau signe que le mouvement #MoiAussi se fait sa place dans les tribunaux. Le comédien de 52 ans est accusé d’attouchements non sollicités lors de trois incidents distincts. En septembre 2018, il aurait touché une femme de façon inappropriée dans un restaurant italien de Manhattan. Le mois suivant, il aurait pincé les fesses d’une deuxième femme dans une boîte de nuit, puis en juin 2019, l’acteur aurait touché les seins d’une troisième dans le bar d’un hôtel new-yorkais. Oscar du meilleur second rôle en 1997 pour sa performance de joueur professionnel de football dans Jerry Maguire, Cuba Gooding Jr a plaidé non coupable des six chefs d’inculpation retenus contre lui, dont les trois principaux sont chacun passible d’un an de prison. Mercredi également, le juge Curtis Farber de la Cour suprême de l’État de New York a autorisé l’accusation à citer deux autres femmes comme témoins lors du procès. Elles se disent elles aussi victimes de l’acteur, mais les faits les concernant ne font pas l’objet de poursuites pénales. Le magistrat a, en revanche, écarté 17 autres femmes que le procureur de Manhattan, Cyrus Vance, voulait également citer à témoigner, pour éviter que l’accusé ne soit victime de «préjugés indus».  

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Trois œuvres volées par les nazis rendues à des descendants français

Le gouvernement allemand a rendu mercredi trois œuvres d’art, disparues en France pendant l’occupation nazie, aux descendants de leur propriétaire juif, le collectionneur Armand Dorville, dernier exemple en date de ce type de restitution. Il s’agit de deux tableaux, Dame en robe du soir et Portrait d’une dame du peintre Jean-Louis Forain, ainsi que d’un dessin de Constantin Guys, Amazone avec un cheval cabré. Les toiles faisaient partie des centaines d’œuvres léguées par le collectionneur d’art germano-autrichien Cornelius Gurlitt, décédé en 2014. Son père, Hildebrand, avait été chargé par les nazis de vendre des œuvres volées aux juifs ou confisquées pour «décadence». Ces trois œuvres appartenaient à Armand Dorville, un avocat et collectionneur d’art français de confession juive, décédé en 1941. Ses héritiers s’étaient vu confisquer ses œuvres d’art que le régime de Vichy avait alors vendues aux enchères. Certaines ont été acquises par des musées, d’autres par des collectionneurs privés. La famille Dorville n’ayant pu toucher l’argent issu de la vente, elle s’est trouvée dans l’incapacité de fuir. La plupart de ses membres ont été tués pendant l’Occupation. «Il n’est plus possible de réparer les souffrances qu’a subies la famille Dorville lors des persécutions nazies, mais nous devons les rendre visibles et cette restitution constitue un geste important de justice historique», a déclaré la secrétaire d’État à la Culture Monika Grütters. Depuis des années, le gouvernement allemand est engagé dans une politique active de restitution de ces œuvres d’art aux descendants de leurs propriétaires d’origine. En 2013, ce sont plus de 1500 œuvres qui avaient ainsi été retrouvées chez Cornelius Gurlitt. Aujourd’hui, seulement 13 d’entre elles ont pu être rendues aux héritiers.