On ne serait pas étonné de voir Nicolas Gémus faire longtemps partie du paysage musical québécois.

Le talent brut de Nicolas Gémus

Avec son premier album «Hiboux», disponible à compter du 21 juin, Nicolas Gémus prouve qu’il est non seulement prêt à se dévoiler en tant qu’auteur-compositeur-interprète, mais qu’il a en plus l’étoffe des grands. On ne s’étonnerait pas de le voir faire longtemps partie du paysage musical québécois.

Malgré ses 22 ans à peine, le Madelinot d’origine se révèle être un véritable talent brut de la chanson à travers les 10 pièces qui composent sa première offrande, dont deux sont presque exclusivement musicales. Un ensemble d’une cohérence surprenante, qui puise ses racines dans le folk mélodique des années 70 souvent teinté d’une facture orchestrale, aux sonorités parfois plus pop et même jazz, comme sur Girouette, et enrichi d’une poésie introspective à l’élégance naturelle, peaufinée à souhait.


« Même si j’ai toujours su où je m’en allais, j’ai pris beaucoup de temps à arriver où je voulais aller. »
Nicolas Gémus

Déjà, La Voix de l’Est avait repéré son incroyable potentiel, en 2017, lors de son passage au Festival international de la chanson de Granby — son premier concours ! —, soulignant le « fin guitariste » qu’il était et le qualifiant de « l’un des demi-finalistes les plus matures musicalement parlant, avec déjà une signature qui lui est propre ».

Son parcours jusqu’en finale et les nombreux prix qu’il a remportés, dont celui de la Chanson SOCAN pour Bunker de tes bras, ont confirmé que malgré son jeune âge, il méritait d’être surveillé.

Un contrat signé quelques mois plus tard avec la très renommée maison de disques La Tribu est venu sceller une destinée déjà promise.

Une longue route

Pourtant, la route qui a mené à ce premier album ne s’est pas faite sans embûches, affirme celui qui réside désormais à Québec. « Même si j’ai toujours su où je m’en allais, j’ai pris beaucoup de temps à arriver où je voulais aller. La vision de la direction que je voulais prendre a toujours été claire depuis le début, mais comme je suis un éternel insatisfait, j’ai eu tendance à douter souvent. Après Granby, j’ai vécu une grosse période de remises en question... »

« C’était un peu obsessif mon affaire », admet-il en riant.

Aujourd’hui, toutefois, le jeune homme affirme être confiant à la veille de lancer son premier album, d’avoir « vraiment le sentiment d’être allé jusqu’au bout de chaque chanson, de les avoir poussées au maximum de leur potentiel » avec l’aide du réalisateur à la longue feuille de route Stéphane Rancourt.

« Stéphane, c’est un peu l’alter ego du projet. J’ai composé l’essentiel des textes et des arrangements, mais il a ajouté l’élégance à l’ensemble, il a encadré quelque chose qui était déjà là de manière brute pour que tout vienne se fondre, soit mis en valeur », fait valoir Nicolas Gémus.

Pour faire honneur aux riches arrangements orchestraux, pas moins de 11 musiciens sont venus le rejoindre en studio, dont le réputé guitariste Rick Haworth, pour ajouter une touche de toutes sortes d’instruments, allant des percussions au saxophone baryton en passant par les trombones, la harpe et même le Clavinet.

« Plus jeune, je concentrais beaucoup mon travail sur mes textes et mon jeu de guitare, maintenant, je mets beaucoup d’énergie sur mon rôle de compositeur et sur celui d’interprète », indique d’ailleurs celui qui a participé à son premier camp d’écriture à Petite-Vallée à 15 ans, et qui a gradué de l’École nationale de la chanson en 2015.

En tournée

Après avoir partagé la scène avec Tire le coyote, Salomé Leclerc, Émilie Clepper et Marie-Ève Roy dans la dernière année, Nicolas Gémus poursuivra son perfectionnement en tant qu’interprète dans les prochains mois avec notamment la grande tournée du Réseau d’été du ROSEQ, en première partie de Tire le coyote, version acoustique.

Hiboux sera disponible à compter du vendredi 21 juin. Le lancement officiel de l’album aura lieu au Maelstrom Saint-Roch de Québec le jeudi 27 juin dès 18 h. L’événement est gratuit, mais une réservation serait appréciée au carolineb@latribu.ca.