Le centre d’expositions L’Imagier a été reconstruit au coût de 2,6 M$, grâce aux gouvernements québécois et canadien, à la Ville de Gatineau et à la Conférence régionale des élus de l’Outaouais.

Le nouvel Imagier ouvre ses portes

Presque dix ans après avoir amorcé sa cure de jouvence, le centre d’exposition L’Imagier a inauguré son nouvel édifice mardi.

Un bâtiment flambant neuf remplace désormais l’ancien immeuble de bois au 9, rue Front, à Aylmer. Doté de plafonds hauts, de baies vitrées, d’une salle d’exposition conforme aux normes muséales et d’une salle de médiation culturelle plus fonctionnelle, le centre d’art contemporain dispose d’espaces mieux adaptés pour poursuivre les trois volets de sa mission, soit les expositions, les spectacles dans le Parc de L’Imaginaire et les activités éducatives.

Lancé en 1975 par Pierre et Yvette Debain, le premier immeuble avait été construit de façon artisanale, avec le bois récupéré du toit d’une grange démolie. En 2008, Mme Debain, alors veuve, est décédée. En 2010, l’organisme sans but lucratif responsable de L’Imagier a acheté l’édifice, démarrant du même coup une démarche de rénovation pour régler « des défis de plus en plus grands ».

« C’était les années 70 ; c’était l’esprit de commune, détaille la directrice de L’Imagier Marianne Breton. Nous avons fait différentes études et il s’est avéré que la structure était beaucoup trop faible pour rénover le bâtiment. Il y avait des problèmes de fondations, d’amiante... »

Les visiteurs qui lèveront les yeux dans l’entrée verront des matériaux de l’ancien Imagier : l’artiste Guillaume Boudrias-Plouffe en a recyclé certains éléments en une installation qui rappelle les vagues de la rivière des Outaouais.

Pour les enfants, L’Imagier dispose maintenant d’un espace plus grand pour les groupes et de trousses d’interprétation. Il accueillera aussi un premier camp de jour cet été. Quant aux volets musical et d’arts visuels, on souhaite autant bonifier les programmations que les diversifier. Auparavant, une soixantaine d’artistes y étaient reçus chaque année. Plus de nouveautés seront annoncées pour tous les visiteurs. « C’est la mission qui se poursuit et qui grandit. »

Trames narratives

Les expositions à L’Imagier reprennent avec Trames narratives, à l’affiche jusqu’au 28 juillet. En photo, en vidéo, en sculpture et en collage, sept artistes choisis par six commissaires y expriment des réflexions sur l’univers construit, physique comme immatériel. L’identité, la création artistique ou la façon dont on transforme les espaces publics font partie des histoires racontées visuellement dans ces œuvres de Chun Hua Catherine Dong, David Elliott, Kablusiak, Kim Kielhofner, Carl Trahan, Jennifer Lefort et Mélanie Myers.

L’exposition veut présenter des histoires découlant de points de vue variés pour susciter l’échange et le dialogue. « Le but de L’Imagier, c’est d’être un espace ouvert, ajoute Marianne Breton. Le lien est là : est-ce qu’on peut dépasser les lieux communs pour aller dans quelque chose qu’on ne connaît pas et qui ouvre la place pour une communication plus riche ? »

Le vernissage aura lieu le vendredi 24 mai, à 18 h.

Portes ouvertes

Les 25 et 26 mai, de 10 h à 16 h, L’Imagier proposera à tous des visites libres ou guidées de l’exposition Trames narratives, et pour les familles, un avant-goût du camp de jour dans le nouvel atelier. Toutes les activités seront gratuites.