Au cours de ces cinq jours de festival, quatre envolées sur une opportunité de sept ont eu lieu. L’année dernière, une seule montgolfière avait volé.

Le nouveau FMG fait des heureux

La directrice générale du Festival de Montgolfières de Gatineau (FMG), Sandra Cloutier, dresse un bilan « satisfaisant » de la première édition du nouveau FMG.

Au cours de ces cinq jours de festival, quatre envolées sur une opportunité de sept ont eu lieu. L’année dernière, une seule montgolfière avait volé.

« Dame Nature ne collabore pas souvent avec nous pour les vols, mais cette année, on a eu une superbe météo tout au long du week-end, souligne-t-elle. On a été très chanceux. »

Le nombre de personnes venues de l’extérieur pour prendre part au festival a d’ailleurs considérablement augmenté cette année. Selon les plus récentes données partagées par le FMG, la clientèle provenait de neuf provinces canadiennes différentes, contre cinq l’année dernière. De plus, des festivaliers provenant de l’Autriche, du Brésil, des États-Unis, de la France, de Porto Rico et du Royaume-Uni se sont aussi déplacés en sol gatinois.

« Tout ça est directement relié à notre programmation, explique Mme Cloutier. Ce qui fait déplacer un visiteur qui n’est pas à proximité de la région de l’Outaouais, c’est l’offre de spectacles. Les gens voulaient qu’on attire de plus grandes vedettes et ça, je considère qu’on l’a très bien livré. »

À première vue, la métamorphose du site du parc de la Baie semble également avoir plu à la majorité des festivaliers.

« Plusieurs commentaires qu’on a reçus nous disent que la circulation sur le site était beaucoup mieux que lors des années précédentes », mentionne Mme Cloutier.

Au cours de ces cinq jours de festival, quatre envolées sur une opportunité de sept ont eu lieu. L’année dernière, une seule montgolfière avait volé.

Une tarification qui fait jaser

Le prix d’un bracelet quotidien pour entrer sur le site du FMG a fait beaucoup jaser. Les festivaliers qui avaient attendu à la dernière minute avant de se procurer un bracelet devaient débourser 65 $ pour un laissez-passer quotidien. À cette tarification s’ajoutait un montant de 40 $ pour avoir accès aux manèges. À titre de référence, un bracelet quotidien coûtait 29 $ en 2017.

« C’est difficile de savoir si la tarification a eu un impact sur notre achalandage puisqu’on n’a pas toutes les données présentement, indique Mme Cloutier. Ce que je sais, c’est que les festivaliers qui étaient sur place avaient tous le sourire aux lèvres. »

Le prix d’un bracelet journalier pour les aînés s’est aussi attiré certaines critiques. Ceux-ci devaient payer le plein prix, soit 65 $, pour avoir accès au site.

« Les personnes âgées, surtout celles à mobilité réduite, ne sortent pas cinq journées complètes. Ils sortent quelques heures seulement et ça leur fait du bien », mentionne Richard Leclair, un Gatinois de 63 ans, qui s’est présenté au FMG avec son beau-père âgé de 94 ans.

« Pourquoi est-on capable de faire rentrer les enfants de 10 ans et moins gratuitement, mais pas les personnes âgées de 70 ans et plus ? Pourquoi, au pis aller, ne pas simplement ajuster les tarifs en conséquence pour deux heures ? », s’interroge-t-il.

Mme Cloutier affirme reconnaître l’enjeu, mais ne promet rien à cet égard pour les prochaines éditions.

« C’est un nouveau point qu’on apporte et une réflexion qui vaut certainement la peine d’être faite », souligne-t-elle.

Les retombées économiques anticipées pour cette 32e édition du FMG se chiffrent à 15 millions $.

La 33e édition du FMG se tiendra du 3 au 7 septembre 2020.