Le documentaire Jane, sur la carrière de la primatologue Jane Goodall sera présenté en ouverture de festival.

Le monde à notre porte

Le village de Wakefield s’apprête à accueillir une quinzaine de films, au fil de la 9e édition annuelle du Festival Docu de Wakefield, qui s’échelonnera du 3 février au 4 mars, durant cinq fins de semaines.

Le coup d’envoi sera donné le 3 février à 14 h, au Centre Wakefield La Pêche (38, chemin de la Vallée de Wakefield). On y verra la projection de Jane, long métrage portant sur la carrière de la primatologue britannique Jane Goodall.

Composé de scènes inédites captées pour le National Geographic — de Mme Goodale dans la jungle de Tanzanie, le film avait été proposé dans la course aux Oscars. Sa trame sonore est composée par Philip Glass. Pour cette projection, l’entrée sera gratuite.

Un Gala d’ouverture se tiendra au Mouton Noir samedi 10 février à 19 h 30 avec la projection de Shiners, en présence de sa réalisatrice Stacey Tenenbaum. De New York à Tokyo, à travers quatre continents, Mme Tenenbaum a rencontré des cireurs de chaussures, dont Shiners dresse un portrait intime. Le Globe and Mail a listé ce long-métrage parmi les dix meilleurs films de 2017. Il s’agira de la toute première diffusion du film au Québec.

L’affiche du Doc Fest propose une « riche sélection canadienne et internationale des meilleurs films documentaires d’aujourd’hui ».

Les quatre fins de semaine suivantes permettront d’apprécier des récits traitant d’enjeux contemporains — justice sociale, corruption politique, écologie, « hypocrisie » du système financier.

Fait intéressant : deux récits abordent les effets du changement climatique à partir de perspectives assez « dissemblables » : Thank You for the Rain (réalisé par Julia Dahr et Kisilu Musya) offre le point de vue d’un petit agriculteur africain devant nourrir sa famille ; Grand Cru (de David Eng) donne la parole à un sommelier de Bourgogne, mais originaire du Québec. Ces deux projections seront suivies par une espace de discussion autour du film et des enjeux soulevés.

Soulignons aussi les projections de Shadowman, d’Oren Jacoby, les 17 (à 19 h 30) et 18 février (13 h). Il s’agit d’un portrait de l’artiste Richard Hambleton, le Shadowman de Manhattan, qui dans les années 80 a peint des centaines de silhouettes sur les murs de la ville, et donné à « l’art de rue » son élan.

Au total, 22 projections sont prévues. Les films sont répartis en « séries » ; les quatre films de la « Série des réalisateurs du Québec » seront projetés les samedis, à 13 h. Cette série comprend Esprit de cantine de Nicolas Paquet, 24 Davids de Céline Baril, Louise Lecavalier — in Motion de Raymond St-Jean et Grand Cru de David Eng.

Ce dernier assistera à la projection, prévue le 3 mars. La réalisatrice de 24 Davids participera quant à elle à une session de questions-réponses, le 10 février, après la projection du film.

Pour la programmation complète, www.wakefielddocfest.ca.