Le festival emblématique de Gatineau depuis 31 ans a l’intention de bien vieillir et de faire quelques changements.

Le FMG veut bien vieillir

La trentaine, la bedaine diront certains. Pas question de se laisser aller pour le Festival de montgolfières de Gatineau (FMG). Le festival emblématique de Gatineau depuis 31 ans a l’intention de bien vieillir et de faire quelques changements.

Mais pourquoi changer une formule qui a fait ses preuves et qui continue de bien fonctionner auprès de la clientèle ? Plus de 40 % des quelque 55 000 festivaliers présents l’an passé n’ont pas manqué une année en dix ans.

« La population change, la société change, on doit évoluer avec ça », a annoncé le président du FMG, Stéphane Riel, mardi, au terme du bilan de l’édition 2017 devant le conseil municipal. L’organisation du festival a entamé un processus de planification stratégique l’automne dernier. 

« Comme toutes les organisations, il faut renouveler l’offre, a-t-il dit. On comprend que les citoyens sont contents du festival. Il attire des gens de partout et donne de bonnes retombées. On ne changera pas la formule, elle fonctionne. On veut l’améliorer. Nous avons le plus gros festival familial de la région. Notre ADN est complexe. On tente de satisfaire tant les plus petits que les festivaliers les plus expérimentés. On va demeurer un festival familial, mais il faut amener de l’amélioration. »

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a souligné que cette réflexion du festival est importante dans le contexte actuel. « La formule a relativement peu changé dans les dernières années, c’est important de se réinventer, a-t-il affirmé. Il y a de la concurrence de toutes sortes de festivals, notamment de l’autre côté de la rivière. C’est un de nos plus beaux outils pour mettre Gatineau sur la carte. Un festival comme ça doit se réinventer, faire augmenter sa clientèle et tenter d’être moins dépendant du beau temps. »

Risque financier

Le président du FMG n’a donné aucun détail sur les changements probables. Mais il assure qu’il ne veut pas rater son coup. Les premiers changements au festival doivent être apportés à l’édition 2019. Ils nécessiteront des investissements supplémentaires. Le président du FMG est conscient que « la Ville n’est pas un puits sans fond » et qu’une recherche de commanditaires ou la création de nouveaux revenus pour supporter ces changements seront nécessaires. 

« Il y a un risque parce que ça demande des investissements, il faut faire un calcul des risques, a précisé M. Riel. On ne contrôle pas la température, et malgré ça on sécurise nos revenus à l’avance. Ça nous permet d’être moins tributaires de la météo. »

Quant à l’idée qui a déjà été suggérée d’installer une infrastructure permanente qui viendrait bonifier le festival, le président du FMG n’a pas semblé chaud à l’idée. « Il faut comprendre que c’est surtout un festival en plein air, c’est le dernier week-end de l’été, les gens veulent prendre l’air », a-t-il noté. 

LE BILAN DU FMG 2017 EN CHIFFRES

55 000 festivaliers

  • 54,5 % de l’Outaouais
  • 28,6 % des touristes viennent du Québec
  • 3,7 % des touristes viennent du Canada, surtout de l’Ontario
  • 61 652 nuitées dont 66 % dans un hôtel
  • Valeur ajoutée au PIB du Québec de 5,4 millions $

1200 caravaniers

  • 22 % de l’Outaouais
  • 22 % de l’Abitibi-Témiscamingue
  • 20,5 % des Laurentides

150 000 entrées sur le site

  • 44 437 sont des enfants de 10 ans et moins