Le directeur général de l’Institut canadien du film, Tom McSorley a dévoilé mardi quelques-uns des films qui seront à l’affiche du Festival international du film d’Ottawa.

Le Festival international du film d’Ottawa dévoile une partie de sa programmation

Le tout nouveau Festival international du film d’Ottawa (IFFO) qui a officiellement été lancé mardi à la Galerie d’art d’Ottawa (GAO) a dévoilé quelques films qui figureront sur sa programmation.

Le festival mis sur pied par l’Institut canadien du film (ICF) qui se tiendra notamment à la GAO et à la Galerie SAW, présentera du 25 au 29 mars une quarantaine de courts et longs-métrages récompensés, dont 15 films étrangers et 5 canadiens ou québécois.

Tout en souhaitant pallier le manque d’offre de projections de films dans la région, l’objectif du festival est de proposer « le meilleur du cinéma canadien et international ».

« Un des buts est de présenter des films impossibles à voir au cinéma Bytowne ou au Cinéma 9 ou dans les autres réseaux », explique en entrevue le directeur général de l’ICF, Tom McSorley.

La programmation du IFFO n’étant pas totalement bouclée, seulement sept titres ont été révélés mardi.

Prémices de la programmation

Deux longs-métrages canadiens Guest of Honour d’Atom Egoyan — récemment en compétition au Festival du film de Venise — et The Twentieth Century du réalisateur Matthew Rankin — récompensé au Festival du film de Toronto — seront à l’affiche. Les deux réalisateurs seront également présents au IFFO.

About Endlessness du réalisateur suédois Roy Andersson, Dolce Fine Giornate du polonais Jacek Borcuch, El Diablo entre las piernas (Devil Between The Legs) du réalisateur mexicain Arturo Ripstein ou encore le film du Slovène Gregor Bozic, Stories From The Chestnut Woods, figurent également sur la programmation. Et le court-métrage de Trevor Anderson, Docking sera aussi projeté.

« Il y aura aussi des films en français avec des sous-titres en anglais, assure le directeur général de l’ICF. Et tous les films seront présentés dans leur langue d’origine et sous-titrés en anglais. »

Bien conscient que la sélection de cette première édition est plutôt petite, Tom McSorley aspire néanmoins à ce qu’à moyen terme le festival gagne en notoriété.

« Je vise que d’ici 3 à 5 ans [le IFFO] soit inscrit dans la tête des gens. La ville est prête pour un festival international comme celui-là. Et on espère qu’il pourra évoluer. Mais aussi qu’il créera des liens entre le grand public et le secteur de la production cinématographique », confie M. McSorley.

Ce dernier a rappelé au passage la construction à Nepean du premier studio de production cinématographique dans la région. Le projet d’un budget de 40 millions de dollars devrait permettre la création de 500 emplois.

D’ailleurs, l’IFFO proposera également un volet professionnel avec un Sommet de l’écran d’une journée destiné entre autres aux spécialistes en création, en production ou distribution de contenu pour l’écran.

Possible partenariat

Bien que les dates du festival ottavien pourraient changer lors des prochaines éditions, la première édition chevauche les dates de la 22e édition du Festival du Film de l’Outaouais (FFO), qui se tiendra à Gatineau du 17 au 27 mars.

Pour l’organisateur du IFFO, il n’y « pas de compétition » entre les deux festivals, allant même jusqu’à les identifier comme des « jumeaux ».

« On joue dans la même équipe des deux côtés de la rivière. Le FFO s’adresse majoritairement à des gens de Gatineau, et nous aux gens d’Ottawa. Mais on veut attirer le plus de monde possible. Il y a beaucoup de cinéphiles à Ottawa qui ne parlent pas français. Et, nous ne proposons pas les mêmes films », souligne Tom McSorley.

Quant à un futur partenariat entre les deux festivals, les principaux intéressés ne sont pas fermés à l’idée, bien qu’il ne semble pas y avoir eu de contact entre les deux directeurs. « Je suis ouvert à une collaboration, mais ils ne m’ont pas contacté », mentionne le président du FFO, Didier Farré, présent mardi au dévoilement de la programmation.

D’ailleurs, ce dernier curieux de découvrir la sélection du IFFO, s’est montré quelque peu déçu. « Je souhaitais connaître les heures de projections, le nombre de films, mais il n’y a pas eu assez d’indications. Et selon ce qui a été dévoilé, on a l’air d’ignorer les francophones », regrette M. Farré.

Ce nouveau festival qui a été lancé hier en présence de la ministre ontarienne de la Culture, Lisa MacLeod, a reçu un financement de 107 000 $ par le gouvernement de l’Ontario.