Le Montréalais Jean-Marc Vallée a remporté le Emmy de la meilleure réalisation d'une minisérie pour «Big Little Lies».

Le Canada a brillé à la soirée des prix Emmy

TORONTO - Le Canada a brillé lors de la soirée des prix Emmy, dimanche, à Los Angeles, grâce notamment aux victoires de «The Handmaid's Tale», «Big Little Lies» et «Saturday Night Live».
Voici quelques faits saillants canadiens:
Victoire pour Vallée
Le Montréalais Jean-Marc Vallée a remporté le Emmy de la meilleure réalisation d'une minisérie pour «Big Little Lies». La série a remporté huit Emmy au total. Jean-Marc Vallée agissait aussi à titre de producteur exécutif dans la série, qui raconte l'histoire d'un meurtre mystérieux dans une communauté aisée de la Californie. L'émission comptait 16 nominations au total, notamment pour le directeur photo montréalais Yves Bélanger et d'autres membres de l'équipe technique. L'équipe montréalaise de la série a raconté que le cinéaste s'était battu pour s'assurer que la post-production se ferait au Québec. Lorsqu'elle est allée cueillir son Emmy pour son rôle de soutien dans «Big Little Lies», Laura Dern a fait l'éloge de l'»intelligence» et du «courage» de Jean-Marc Vallée.
Tout pour Atwood
La légende littéraire canadienne Margaret Atwood était la coqueluche de Hollywood alors que «The Handmaid's Tale» («La servante écarlate»), inspirée de son roman dystopique écrit en 1985, a remporté huit trophées. L'écrivaine torontoise, vêtue d'un kimono rouge vif, a eu droit à une ovation debout lorsqu'elle a joint l'équipe de l'émission sur scène pour accepter le prix de la meilleure série dramatique. Margaret Atwood, qui apparaît brièvement dans la série et qui a agi à titre de consultante pendant le tournage, a aussi été fréquemment nommée pendant la soirée, tant sur le tapis rouge que sur scène. La série a notamment remporté les Emmy des meilleurs scénarios pour une série dramatique, de la meilleure réalisation et de la meilleure actrice pour Elisabeth Moss, qui a dit à Margaret Atwood pendant son discours de remerciement: «Merci pour ce que vous avez fait en 1985, et merci pour ce que vous continuez à faire pour nous tous.»
La servante écarlate et le Canada
Margaret Atwood n'est pas le seul lien canadien de cette histoire tournant autour d'une théocratie totalitaire où les femmes sont propriétés de l'État. L'émission de la chaîne numérique Hulu, présentée à Bravo au Canada, comptait plusieurs Canadiens parmi son équipe technique et a été tournée en Ontario, notamment à Toronto, Hamilton et Cambridge. L'actrice Amanda Brugel, originaire de Pointe-Claire au Québec, y tenait un rôle important, soit celui de la domestique Rita. L'actrice, promue parmi les interprètes principaux pour la deuxième saison, a assisté au gala des prix Emmy.
Que d'amour pour Lorne Michaels
Le créateur de «Saturday Night Live», un Torontois d'origine, cumule les Emmy grâce à l'émission de variétés humoristiques, qui a gagné neuf prix cette année. Dans son discours de remerciement, il a souligné que l'émission touche une corde sensible en cette ère Trump: «Je me souviens de la première fois où nous avons gagné ce prix. C'était après notre première saison en 1976. Et je me souviens d'avoir pensé, alors que j'étais là tout seul, que j'y étais arrivé. Que c'était le point culminant. Qu'il n'y aurait jamais une autre saison aussi folle, aussi imprévisible, aussi effrayante, aussi épuisante ni aussi grisante. Et finalement, j'avais tort.»