Tim Cook offrira une conférence sur les répercussions de la Première Guerre mondiale, avec lesquelles les Canadiens doivent vivre encore aujourd’hui.

Le 11 novembre, en mots et en musique

Le 11 novembre 1918, les clairons faisaient sonner le dernier cessez-le-feu de la Grande Guerre. Leur écho s’entendra dans la région à travers divers hommages en mots et en lettres, qui commémoreront le centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale.

Au Musée canadien de la guerre, le jeudi 8 novembre à 19 h 30, l’historien Tim Cook fera une conférence sur les répercussions du conflit centenaire avec lesquelles les Canadiens vivent encore aujourd’hui — le conflit a notamment provoqué des changements politiques, culturels, et dans les relations entre les sexes. Le même jour, de 17 h à 20 h, les plus jeunes seront invités à bricoler un coquelicot, à faire une visite thématique du Musée et à assister à une séance de lecture de Jules et Jim, frères d’armes. Le nouveau livre illustré de Jacques Goldstyn raconte les difficultés vécues par chacun des deux amis jusqu’à l’armistice. L’auteur et illustrateur fera ensuite une démonstration de ses techniques de dessin.

Deux autres conférences sur la Première Guerre mondiale sont prévues en janvier. Quant à l’exposition Victoire 1918 — Les 100 derniers jours, qui est en cours, celle-ci pourra être visitée jusqu’au 31 mars 2019.

Le Musée, de même que le Centre de conférences du gouvernement, projette aussi sur ses murs les noms des victimes de la guerre mortes en 1918. Il s’agit du projet de l’organisme torontois Le monde se souvient. Chaque année depuis 2014, les noms des personnes décédées cent ans plus tôt défilent dans les lieux publics de plusieurs pays. Le dernier des millions de noms fera le tour du monde le 11 novembre, au lever du soleil.

Un projet similaire illumine présentement la Lanterne Kipnes du Centre national des arts (CNA). Chaque nuit jusqu’au jour du Souvenir, de 22 h à 7 h, les noctambules remarqueront des visages et des noms au-dessus de l’entrée de la rue Elgin. Il s’agit des victimes canadiennes du conflit ; soldats, infirmières, ouvriers des munitions, mères, réfugiés, prisonniers et autres.

Du côté du CNA, le plat de résistance en sera un à saveur orchestrale. Comme entrée, le vendredi 9 novembre, le War Requiem de Benjamin Britten sera présenté. L’œuvre avait été écrite pour la consécration en 1962 de la cathédrale de Coventry, détruite par les bombardements de la Luftwaffe en 1940. Comme symbole de réconciliation, son créateur avait souhaité qu’elle soit interprétée par des artistes anglais, allemands et russes. L’Orchestre du CNA partagera donc la scène avec l’Orchestre national des jeunes d’Allemagne (BJO) pour accompagner le ténor Isaiah Bell et le baryton James Westman, tous deux des Canadiens, ainsi que la soprano russe Albina Shagimuratova.

Le dimanche 11 novembre, le BJO se retrouvera de nouveau devant la baguette d’Alexander Shelley pour la première de Le monde se souvient, une série de pièces composées en hommage aux victimes du conflit. L’Orchestre national des jeunes du Canada, OrKidstra, des chœurs combinés des écoles secondaires De La Salle et Canterbury ainsi que l’Ensemble Calixa-Lavallée monteront aussi sur scène. Le spectacle gratuit sera présenté à 12 h 30, après la Cérémonie nationale du jour du Souvenir au Monument commémoratif de guerre du Canada. Aucun billet n’est requis.

Renseignements : 

museedelaguerre.ca ; 819-776-7000; 

nac-cna.ca ; 613-947-7000