PHOTO DE LA PAGE POSTER: Laura Gagné vient de sortir une chanson en anglais, Loveland. Elle est disponible sur la Toile depuis vendredi et pourrait lui ouvrir les portes du marché anglophone par le truchement d’un label associé à Sony.

Laura Gagné aux portes de Nashville

La vie est pleine de surprises, comme vient de le constater Laura Gagné. Elle qui déployait des efforts du côté de l’Europe, souhaitant explorer le marché francophone avec l’aide d’une compagnie de disques, a vu s’ouvrir une fenêtre aux États-Unis. Conséquence de cette embellie, un simple en anglais, Loveland, est sorti vendredi sur les plateformes virtuelles. Il est accompagné d’un clip tourné par l’équipe de Rubicon, la même qui a fait celui de la chanson Je suis aimée.

« Même si je ne m’en allais pas là, c’est vraiment tripant », a commenté l’artiste au cours d’une entrevue téléphonique accordée au Progrès. Elle raconte que le clip de Je suis aimée a attiré l’attention de Steeven Leblanc, président du label Higher Reigns Music. Celui-ci a ensuite contacté Mario Lefebvre, de Sony Canada, qui a accepté de distribuer Loveland.

Pour accompagner la chanson Loveland, disponible depuis vendredi sur la Toile, un clip réalisé par Alberto D’Onofrio a été tourné le mois dernier.

Cette composition met en valeur la voix jolie, très douce, de la chanteuse originaire de Chicoutimi. Il s’agit d’une ballade dont les arrangements se densifient à mesure qu’elle progresse. « Le son se situe entre la pop et le vintage. C’est destiné à tous, mais avec un oeil sur le marché de la « christian music ». Le but derrière cette démarche consiste à affirmer que toutes les personnes méritent d’être aimées. En même temps, je montre que je suis une fille ‘‘trendy’’, une fille de son temps », énonce Laura Gagné.

Ce titre a été écrit l’an passé, dans la foulée de sa participation à une tournée de Roch Voisine. Ses premières parties ayant attiré l’attention de Sony Canada, qui a aimé sa façon de communiquer avec le public, un projet d’association avait flotté dans l’air. Il n’a pas abouti, mais quatre compositions ont été produites, toutes dans la langue de Shakespeare. Loveland est la première à montrer le bout de son nez et peut-être pas la dernière.

Stimulée par l’intérêt qu’ont suscité ses premières chansons écrites en anglais, Laura Gagné en a créé plusieurs autres dans les derniers mois. Elle sera donc prête, le jour où on lui offrira l’opportunité d’enregistrer un album dans cette langue.

Encouragée par ses échanges avec Steeven Leblanc, Laura Gagné s’est en effet remise au travail. Elle a maintenant dix chansons en banque, prêtes pour le jour où il deviendra opportun de sortir un album. D’ici là, elle et bien d’autres personnes, dont les gens de chez Sony, regarderont comment se comporte Loveland sur la Toile. Si les réactions sont favorables, plein de belles choses pourraient s’ensuivre.

« Le simple est attendu par un label de Sony établi à Nashville, révèle l’auteure, compositrice et interprète. Il est investi dans ce projet, qui constitue une sorte de test. Un peu plus tard, je me rendrai là-bas pour rencontrer la direction. Il restera alors à « closer ». » Déjà, elle a monté un site en anglais, prêt à porter la bonne nouvelle si le destin prend un tour favorable. Et le cas échéant, la jeune femme promet de ne pas abandonner le marché francophone, là où se trouvent ses fans de la première heure.

« De ce côté aussi, j’ai des projets qui s’en viennent. Des simples. Des clips. Ça va sortir dans le courant de l’année », promet Laura Gagné.