L’accueil saguenéen, gage de succès à Zoom

C’est mercredi que les activités du rendez-vous international de photojournalisme Zoom Photo Festival ont été lancées à Chicoutimi, au hangar de la Zone portuaire, site principal de cette 9e édition. Les photographes des quatre coins du globe rejoignaient ceux du Québec et du Canada afin d’entamer une semaine qui s’annonce chargée et, surtout, dynamique. Entre panels, conférences et vernissages, diverses activités sont offertes jusqu’à samedi dans le cadre du festival canadien dont le mandat s’élargit cette année.

Certains, venant du Bangladesh et de l’Inde, voyaient de la neige pour la première fois, alors que d’autres avaient traversé le Canada en entier pour se joindre aux professionnels et passionnés de la photo se donnant annuellement rendez-vous à Saguenay.

Rassemblés dans le hangar de la Zone portuaire (où se tiendront majoritairement les activités, à l’exception de l’exposition du World Press Photo), élus, festivaliers et photographes ont pu avoir un avant-goût de 20 expositions déployées sur le territoire saguenéen.

Surtout, tous ont pu goûter à la convivialité dorénavant typique du Zoom Photo Festival qui, combiné à l’accueil reconnu des gens d’ici, fait de l’événement une incontournable rencontre.

« Définitivement, plusieurs grosses pointures du monde de la photo viennent ici en raison de cette réputation qu’a le festival d’être professionnel, invitant et festif. Nombreux sont les photographes qui soulignent que le public d’ici est curieux et réceptif, en plus d’être éduqué vis-à-vis le photojournalisme », convient Max-Antoine Guérin, directeur des communications et relationniste pour Zoom.

L’ambiance du cocktail de préouverture de mercredi lui donnait raison : parmi les personnes présentes, les échanges étaient bien entendu féconds, autour d’un panorama choisi d’une dizaine de photos annonciatrices des diverses propositions photographiques qui allaient peupler la semaine : des clichés de Médecins Sans Frontières, ainsi que de Greenpeace, captaient entre autres l’attention.

Élargir les horizons

Bien que la mission du Zoom Photo Festival se concentre essentiellement sur le photojournalisme, la mouture 2018 ouvre les œillères vers le photodocumentaire, médium dont la similarité réaliste s’adjoint bien aux photos de reportage.

Dans le cadre de cet ajout à la programmation, une sélection de trois exposants (dont Frédéric Séguin, Julie Séguin et le Saguenéen Simon Émond) de la relève québécoise a attiré l’attention, au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi mercredi après-midi. « Il y a un important aspect éthique qui lie le photojournalisme au photodocumentaire, tout comme un pouvoir d’évocation que le public appréciera », confirme le porte-parole Max-Antoine Guérin.

Jeudi, plusieurs rencontres photojournalistiques se tiendront, notamment au Cégep de Chicoutimi et à l’Université du Québec à Chicoutimi. Parmi les sujets d’actualités discutés, l’actuelle viralité des clichés sur les réseaux sociaux de même que l’effet qu’a la photo sur les organisations non gouvernementales (ONG) feront l’objet de discussions et d’analyses.

Le vernissage de l’un des événements les plus courus, le World Press Photo, se tiendra pour sa part de 17 h à 19 h, au musée régional La Pulperie de Chicoutimi.

Passeports et billets sont disponibles au www.zoomphotofestival.ca ou à la billetterie de la Zone portuaire.