Catherine Girard-Audet

La maman de Léa Olivier lance son tome zéro au SLO

Catherine Girard-Audet est de passage au Salon du livre de l’Outaouais (SLO), avec un tout nouveau roman : le tome zéro de sa série La vie compliquée de Léa Olivier — paru mercredi 26 février.

Ce tome « hors série » met en scène 10 personnages importants de l’univers de Léa Oliver, « quelques mois » avant le déménagement de l’adolescente à Montréal — départ qui sert de prémisse à la série.

Le nouveau roman articule des chassés-croisés dans la métropole montréalaise, en partant des points de vue de chacun des protagonistes, qui deviennent tour à tour narrateurs de cette « aventure », un peu à la façon des romans épistolaires, confie Catherine Girard-Audet.

Avec Laurence Deschênes

Samedi, l’auteure participera à deux séances de dédicaces, prévues de 10 h à 11 h et de 12 h à 13 h au kiosque de son éditeur, Les Malins. Catherine Girard-Audet sera accompagnée par son « alter ego » au petit écran, la comédienne Laurence Deschênes, qui tient le rôle de Léa Olivier dans l’adaptation télévisuelle qu’en a tirée le réalisateur franco-ontarien Martin Cadotte.

Cette série, très largement tournée à Ottawa, est intégralement accessible sur Illico depuis une dizaine de jours. Avec ce tome zéro, l’auteure s’adresse pas seulement à ses fans, mais aussi « aux jeunes qui vont vouloir découvrir la série télé.

«Ne pas vendre des punchs» de l’action à venir, constituait déjà un défi en soi, confie Catherine Girard-Audet, qui s’est aussi donné le mandat de ne «pas donner du ‘“déjà fait” du trop cuit. Je voulais proposer du neuf».

Mais la véritable gageure qu’elle s’est imposée, c’est cette forme narrative différente de tous les autres opus. Cette fois, l’auteure jonglait avec dix narrateurs, alors que chaque personnage «s’exprime au je». Un «gros défi d’écriture», convient-elle.

L’autre grosse «différence», c’est que Catherine Girard-Audet avait suivi pas à pas les étapes de l’adaptation télévisuelle. Elle connaissait donc les visages et les voix des comédiens qui campaient à l’écran les personnages de ses romans. Impossible de ne pas les avoir à l’esprit, en cours d’écriture de ce tome zéro — dont la couverture affiche d’ailleurs ces visages humains, au lieu des habituels personnages dessinés.

«Je voyais dans ma tête la facture visuelle de la série — et j’essayais d’être plus fidèle à ce qu’on voit à la télé.»

Que les fans purs et durs se rassurent : «Quand je vais replonger dans l’écriture du Tome 13, je vais me remettre à imaginer mes personnages à moi, tel que je les ai toujours eu dans ma tête», promet l’auteure.

Écriture cinématographique

«Ce qui est le fun» du tome zéro, c’est d’avoir pu développer plus en profondeur plusieurs personnages — «comme Sarah Beaupré, Thomas, Éloi», qui méritaient plus d’espace que ce que leur avait donné jusque-là la série. Sarah, en particulier, «je n’avais pas eu la chance de l’explorer beaucoup dans les romans», note celle qui a déjà fait paraître quatre livres «hors série» ciblant plus précisément des personnages secondaires de la série (Maude M. Bérubé ; Marilou Bernier ; Jeanne O’Reilly-Sauvé ; ainsi que le voyage à New York des «deux Olivier»).

L’été qui précède son déménagement à Montréal, Léa et sa meilleure amie Marilou se retrouvent dans la métropole, pendant le Festival de Jazz. Dans cette histoire «qui se déroule sur une période de 48 h», les personnages s’entrecroisent, sans nécessairement se voir ou se même se connaître. Ainsi, Léa va frôler l’un de ses futurs kicks, dont elle ignore tout pour l’instant.

Ainsi, d’un chapitre à l’autre, chaque personnage tend (à son insu) le relais à un autre, l’auteure s’étant amusée à offrir à ses lecteurs et lectrices un chassé-croisé des plus cinématographiques. Dans le chapitre consacré à Félix, «il va apercevoir Catherine pour la première fois, au loin, et la trouver belle. Et là, bang ! on change de chapitre, et on tombe dans l’univers de Catherine», illustre-t-elle.

Coédité par les éditions Les Malins et celles de La Bagnole, ce tome zéro se veut «une introduction parfaite» à la série télé, dont la première saison puise dans les deux premiers volumes de l’univers littéraire de Catherine Girard-Audet.

«C’était un beau défi, mais je suis rendue là avec Léa Olivier. Je suis super fière de ce tome-là : c’est une belle introduction, tant à la série de romans qu’à la série télé. [...] Je pense que j’ai réussi à être fidèle à tout le monde.»

«C’est aussi un gros “plus” pour les filles qui ont lu les 16 tomes [et qui vont tout de même] apprendre plein de choses» sur les personnages grâce aux nombreux détails disséminés dans le décor, poursuit Catherine Girard-Audet — qui, vendredi, a pris le temps de prodiguer des conseils de lecture personnalisés aux visiteurs du SLO, dans le cadre des «prescriptions littéraires» du Salon.

Avec 1,5 million d’exemplaires vendus à travers le monde depuis sa création, en 2012, La vie compliquée de Léa Olivier est la «série jeunesse la plus vendue de la décennie», stipulent Les Malins.