La Liste: accueillir mars

Life on Mars, David Bowie, 1971

Une des plus belles chansons de David Bowie, à la cinématographique et crépusculaire, qui se retrouvait sur Hunky Dory. Avec de somptueux arrangements (à la Beatles vers la fin), le piano délicat de Rick Wakeman et la guitare éloquente de Mick Ronson, la pièce annonçait le chef-d’œuvre qui allait suivre : The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars. Éric Moreault

Seul sur Mars, Ridley Scott, 2015

Sa situation était au mieux catastrophique et au pire cauchemardesque : «oublié» sur Mars par ses coéquipiers qui le croyaient mort, un scientifique doit survivre — et ne pas perdre l’esprit — fin seul pendant plusieurs mois sur la planète rouge le temps que la NASA puisse lui envoyer du secours. Heureusement, le personnage porté par Matt Damon dans le film de Ridley Scott (d’après le roman d’Andy Weir) ne manque pas d’humour... Ni de talent pour faire pousser des patates! Geneviève Bouchard

Mars attaque!, Tim Burton, 1996

Dans ce délire cinématographique signé Tim Burton, les petits bonshommes verts armés de lasers ne font qu’une bouchée de l’hospitalité terrienne et du sens de la cérémonie américaine. Vedettes d’une parodie ne ménageant pas ses effets, ils se frottent au passage à une distribution hollywoodienne de catégorie A, partageant l’affiche avec Jack Nicholson, Glenn Close, Pierce Brosnan et Sarah Jessica Parker, notamment. Geneviève Bouchard

Mars et Avril, Martin Villeneuve, 2012

L’ambitieux film futuriste de Martin Villeneuve (le frère de Denis) n’a pas convaincu le public et la critique lors de sa sortie en 2012. Cette fable poétique et existentielle, mettant en vedette Caroline Dharvernas et Jacques Languirand, s’est avérée au final un ovni visuellement réussi, mais avec de nombreuses faiblesses dans le scénario. Normand Provencher

Avril sur Mars, Robert Charlebois, 1973

Sans doute l’une des plus belles chansons de Robert Charlebois, écrite après sa rupture avec Mouffe. Le désarroi amoureux est exposé dans un océan de tristesse. «Ce soir, j’ai le cœur plein de larmes / Je m’en irais si j’avais une arme / Je frisonne entre les draps rayés / Et je sers très fort mon oreiller / Comme si c’était toi». Normand Provencher