Un film de chasse de filles

La liste: 5 histoires de chasse et pêche mémorables

1. La bête lumineuse (Pierre Perreault, 1982)

Le «documentaire» de Pierre Perreault sur la chasse à l’orignal est surtout un prétexte à sonder l’âme québécoise. Mais il livre aussi une formidable métaphore puisqu’il met en scène Stéphane-Albert Boulais, poète naïf armé de son arc, harcelé par les autres chasseurs qui ont reconnu en lui le faible qu’il faut, symboliquement, mettre à mort... 

2. Un zoo la nuit (Jean-Claude Lauzon, 1987)

Avant d’aller chasser un éléphant au zoo, la nuit, Marcel (Gilles Maheu) et Albert (Roger Lebel) se retrouvent dans une chaloupe sur un lac des Laurentides, paré de ses plus belles couleurs. Cette scène, où le père et le fils callent l’orignal, puis sont pris d’un formidable fou rire, à la fois contagieux et poignant, en est une d’anthologie.

3. La foi du braconnier (Marc Séguin, 2009)

La faune nordique peuple les tableaux de Marc Séguin tout autant que ses romans. Dans La foi du braconnier, il raconte, avec sa prose aussi belle qu’abrasive, les pérégrinations d’un homme à moitié Mohawk. Traçant un gros «Fuck You» sur les routes d’Amérique et les sentiers de chasse du Grand Nord, le récit emmêle chasse, sexe et foi. 

4. Un film de chasse de filles (Julie Lambert, 2014)

Il y a plusieurs très belles séquences (notamment de transmission) dans ce documentaire qui, comme son titre l’indique, filme des Québécoises qui prennent le bois pour aller chasser. Mais il y a surtout le doigté, la curiosité et l’humanité de Julie Lambert qui en fait un très beau long métrage.

5. Le vieil homme et la mer (Ernest Hemmingway, 1952) 

D’une âpreté romantique, l’ultime roman d’Hemmingway est une parabole à retourner sans fin. L’histoire du vieux pêcheur cubain qui lutte avec un énorme marlin a remporté un Pulitzer et un Nobel de littérature, avant d’être adapté trois fois au cinéma. La version d’Alexandre Petrov lui a valu l’Oscar du meilleur film d’animation en 2000.