Le travail de plusieurs artistes de l’Outaouais a été souligné, vendredi, lors de la 18e édition des Culturiades

La crème de la crème récompensée

Le grand rendez-vous annuel de la culture outaouaise se déroulait vendredi soir à la Maison du Citoyen de Gatineau et la crème de la crème de l’industrie culturelle de la région s’y est partagé les prix et bourses remis à cette occasion.

Le 18e Gala d’excellence des Culturiades aura donc salué les efforts de sept créateurs et organismes d’ici devant un parterre de plus de 200 personnes. En tout, 20 000 $ en bourses y ont été partagés.

L’animation de la soirée était encore assurée par Julien Morissette et quelques extraits d’œuvres ont été offerts au public en guise de prestations entre les remises de prix. On a ainsi eu droit à une adaptation de Didascalies, un spectacle son et lumière poétique qui avait été projeté, les soirs de septembre cette année, sur les murs d’une résidence de la rue Laval à Hull, en plein air. 

Gala d'excellence Les Culturiades 2017.

On nous a aussi offert un extrait du spectacle de danse de la compagnie Dorsale Danse.

Cette année, un hommage était rendu à Pierrette Froment-Savoie, pianiste et récitaliste qui célèbre ses 50 ans d’enseignement au Conservatoire de musique de Gatineau. Moment fort en émotions : une pianiste et douze choristes ont interprété un extrait du Requiem pour Mathieu, une œuvre de Mme Froment-Savoie dédiée à son fils violoncelliste, décédé en 1991 à l’âge de 13 ans. 

Les prix 2017

Le prix de l’Organisme de l’année a été remis à la Triennale internationale des arts textiles en Outaouais, un symposium qui emprunte divers visages, allant d’un laboratoire extérieur réunissant plusieurs artistes à des expositions, films documentaires et conférences autour des arts textiles.

Guillaume Perreault a été couronné Créateur de l’année 2017. M. Perreault est graphiste de formation, illustrateur jeunesse et auteur.

Le prix de la Relève va cette année à Geneviève RB et Alain Barbeau, un duo d’auteurs-compositeurs-interprètes de Gatineau-Ottawa. L’une est au piano, l’autre à sa guitare dans des mood folk pop acoustique.

Le Coup de cœur littéraire de l’année est allé au récit biographique de Rémi Collin : Dieppe. Ma journée de Guerre, une histoire de guerre d’un père de famille, mais écrite par son fils. L’auteur y raconte donc le débarquement de Dieppe et les deux années passées par son père dans un camp de prisonniers en Allemagne.

Le prix remis par le Conseil des arts et des lettres du Québec est allé à Lisa Creskey pour son exposition intitulée MATCH. Il s’agit là de la dernière exposition de l’artiste outaouaise qui tisse des liens entre le monde de la boxe et l’industrie forestière sur la rivière du Lièvre. Mme Creskey y travaille notamment le bois et la porcelaine.

Enfin, l’artisane Marie-Pierre Drolet effectuera une résidence d’un mois durant l’été 2018 à la Maison Fairview, cet édifice patrimonial datant de 1862 et qui jouit désormais d’une vocation artistique. Cette résidence est accompagnée d’une bourse de 5000 $. Marie-Pierre Drolet est céramiste, un art qu’elle a appris de son père potier. Elle a poursuivi son exploration artistique par des études en arts visuels, mais aussi de façon autodidacte. L’artiste habite une ancienne école de rang du secteur Edelweiss. Elle travaille aussi pour la Table autonome des aînés des Collines, un organisme communautaire.