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Dans son livre <em>J’ai séquestré Kim Kardashian</em>, Yunice Abbas, 67 ans, décrit en détails un «coup» selon lui parfaitement exécuté où une équipe de cinq hommes, tous âgés de 60 à 72 ans, ont dérobé 9 millions d’euros de bijoux à la vedette américaine.
Dans son livre <em>J’ai séquestré Kim Kardashian</em>, Yunice Abbas, 67 ans, décrit en détails un «coup» selon lui parfaitement exécuté où une équipe de cinq hommes, tous âgés de 60 à 72 ans, ont dérobé 9 millions d’euros de bijoux à la vedette américaine.

J’ai séquestré Kim Kardashian: des avocats obtiennent la saisie des droits d’auteur

Agence France-Presse
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BOBIGNY — L’un des malfrats qui ont braqué Kim Kardashian à Paris en 2016 ne pourra pas jouir des droits d’auteur du livre qu’il a écrit sur le méfait: les avocats qui représentent le veilleur de nuit de l’immeuble de luxe où les faits se sont déroulés en ont obtenu la saisie.

Me Henri de Beauregard et Me Mohand ont indiqué mercredi avoir obtenu la veille, «une ordonnance du tribunal judiciaire de Bobigny, près de Paris, autorisant la saisie conservatoire des droits» de l’auteur sur les ventes de son livre paru au début du mois.

Ils représentent le veilleur de nuit de l’immeuble de luxe au cœur de Paris dans lequel la vedette de téléréalité avait loué un appartement.

Dans son livre J’ai séquestré Kim Kardashian, Yunice Abbas, 67 ans, décrit en détails un «coup» selon lui parfaitement exécuté où une équipe de cinq hommes, tous âgés de 60 à 72 ans, ont dérobé 9 millions d’euros (13,9 M$) de bijoux à la vedette américaine, menacée avec une arme puis ligotée et bâillonnée.

«Notre client juge cette campagne de communication indécente. Il soutient que les individus qui s’en sont pris à lui ce soir-là n’étaient pas de paisibles “papys braqueurs”, mais des malfaiteurs déterminés et armés», ont-ils déclaré.

Le veilleur de nuit, qui travaillait pour financer ses études à la Sorbonne, avait été «neutralisé par plusieurs personnes sous la menace d’une arme», ont-ils rappelé.

Saisir les droits «signifierait que les droits versés à M. Abbas, il ne pourrait pas les toucher. Ils seraient mis sous saisie jusqu’au jour où ils seraient versés à notre client» en réparation du préjudice subi, a expliqué à l’AFP Me de Beauregard, soulignant que son client avait conservé des séquelles psychologiques de ce braquage réalisé en pleine Semaine de la mode.

Interpellés trois mois après les faits, M. Abbas et onze complices présumés, dont plusieurs figures du banditisme français plusieurs fois condamnées dans les années 1980 et 1990, attendent aujourd’hui leur procès.

En juin dernier, le parquet de Paris avait requis leur renvoi devant une cour d’assises notamment pour «vol en bande organisée avec arme», «séquestration» et «association de malfaiteurs».

Sollicitée, la maison d’édition L’Archipel n’a pas réagi dans l’immédiat.