Kevin Spacey et Steven Seagal

Inconduite sexuelle: les dossiers contre Spacey et Seagal abandonnés

LOS ANGELES — Les procureurs à Los Angeles ont annoncé qu’ils ne déposeraient pas d’accusations d’agression sexuelle contre les acteurs Kevin Spacey et Steven Seagal concernant des incidents survenus au début des années 90, citant le délai de prescription.

Le bureau du procureur du comté de Los Angeles n’a fait aucun commentaire mardi quant au bien-fondé des allégations.

Dans le cas de Spacey, les services du procureur continuent toutefois d’examiner une autre plainte pour des faits similaires, déposée fin août contre l’acteur américain, visé par une quinzaine d’autres accusations aux États-Unis et à Londres.

Une enquête avait été ouverte en avril à la suite de la plainte d’un homme, «une connaissance», disant avoir été victime d’agression sexuelle de la part de Kevin Spacey en 1992. Mais «ces accusations ont dépassé le délai de prescription [...] et ne donneront pas lieu à des poursuites», a écrit le bureau du procureur de Los Angeles dans une décision transmise à l’AFP.

Kevin Spacey, récompensé à deux reprises aux Oscars pour ses rôles dans Suspects de convenance (1995) et Beauté américaine (1999), avait été éjecté par Netflix de la série House of Cards dont il tenait le premier rôle. Il a également été renvoyé du dernier film de Ridley Scott, Tout l’argent du monde, remplacé au pied levé par Christopher Plummer.

La plainte d’une femme accusant Steven Seagal d’agression sexuelle en 1993, alors qu’elle était âgée de 18 ans, est elle aussi prescrite «depuis 1999», a indiqué le bureau du procureur de Los Angeles.

Les faits reprochés aux deux acteurs ont été examinés par un groupe de travail chargé d’évaluer les allégations d’inconduites sexuelles dans l’industrie du divertissement, dans la foulée de la sortie de dizaines de femmes accusant le producteur déchu Harvey Weinstein et d’autres personnalités d’avoir eu des comportements inappropriés envers elles.

Les représentants de Kevin Spacey et de Steven Seagal n’ont pas répondu dans l’immédiat aux courriels les invitant à commenter la décision des procureurs.