Nervosité, fébrilité, excitation. Autant d’émotions qui habitent les jeunes danseurs et danseuses qui se présentent à Hit The Floor.

Hit The Floor: que le meilleur gagne

La fébrilité était palpable jeudi au Centre de congrès du Casino du Lac Leamy à l’occasion de la première journée de compétition de Hit The Floor Gatineau, qui souligne cette année ses cinq ans. Plusieurs centaines de danseuses et de danseurs fourmillaient dans les loges et autour de la salle principale en attendant de monter sur scène devant un parterre de parents et d’amis, mais aussi de juges.

Tandis que certains en profitaient pour répéter une dernière fois leur numéro, d’autres peaufinaient leur maquillage ou leur coiffure — l’odeur de fixatif embaumant les couloirs en faisant foi.

« Je ne suis pas stressée parce que je vais donner le meilleur de moi-même et puis si je stresse je vais me tromper », a confié, dans les loges, une des danseuses du groupe gatinois Innocence du Studio de danse Footsteps, une heure avant de performer.

Près de 835 numéros de danse devront être évalués par des juges tout au long de la compétition.

Une tout autre ambiance régnait dans la salle où les prestations en tout genre se sont enchaînées de 8 h à 23 h. Les danseurs excités et tout sourire ont tout donné pour tenter de remporter les mérites du jury.

« Quand on était dans les coulisses, on a regardé les autres groupes qui passaient et ça nous a encouragé à nous donner davantage. Mais on est quand même habitués à faire des compétitions, alors on commence à être plus à l’aise », ont confié les filles de la formation hip-hop de Québec, X.O. du Studio Party Time, juste après leur prestation. Du côté des six juges, ils avaient la lourde tâche d’évaluer près de 250 numéros. Concentrés et assidus, ils ont fait des commentaires en direct pour chaque prestation afin de permettre aux danseurs d’évoluer. Pour la première fois, Hit The Floor a choisi de répartir selon leur spécialisation, les juges dans deux panels différents — danse technique et danse hip-hop —, permettant ainsi une évaluation plus juste des danseurs.

« Plutôt que de les juger, on essaye de les guider et de les aider à pousser leur talent et leur parcours de danseurs. On tente de leur faire bénéficier de notre expertise, pour qu’ils puissent prendre de la maturité et de l’expérience », souligne Vincent-Olivier Noiseux, juge dans le volet technique et danseur montréalais évoluant à Los Angeles auprès d’artistes comme Ricky Martin ou encore Alicia Keys. Ce dernier a par ailleurs confié avoir déjà eu deux ou trois coups de cœur.

La journée de jeudi était divisée en quatre blocs : deux de danse technique, regroupant entre autres le ballet, le contemporain, le jazz, les claquettes et deux autres volets composés des danses urbaines comme le hip-hop, le breaking ou le waacking. Chacun se terminant par la remise de prix et du Hit of The Day. Parmi les gagnants, Ilaria, 12 ans, et Éloi, 13 ans, du duo hip-hop de Laval #firstlove ont remporté la première place dans leur catégorie.

« On est vraiment contents, c’est notre première compétition et on remporte la première place et un Hit of the Day, se réjouit Éloi, un des rares garçons présents. On était stressés, mais on s’est concentrés sur la danse et on s’est amusés sur scène. »

La compétition se poursuit jusqu’à dimanche soir. Le spectacle de clôture Showcase All-Stars aura lieu samedi soir à 21 h.

Hit the Floor est un événement très attendu pour les jeunes de la région.

Infos : hitthefloor.ca