Parmi les artistes qui fouleront les planches de la Salle Jean-Despréz et du Cabaret La Basoche cette saison, on retrouve (à l’arrière) Eli Rose, Phil G. Smith, Dominique Fils-Aimé, Alain Barbeau et Geneviève Roberge-Bouchard. À l’avant, Pascal Desgagné et Jérémi Caron du groupe Outside I’m a Giant.

Gatineau dévoile sa programmation

Dumas, ILAM et Martha Wainwright feront escale à Gatineau lors de la saison artistique 2019-2020 de la Ville de Gatineau, dévoilée mardi soir.

En tout, 70 spectacles animeront les scènes municipales.

Le menu des 41 prochains spectacles musicaux des salles Jean-Despréz et La Basoche propose une série d’artistes établis, tels Andrea Lindsay et Luc de Larochellière (24 octobre), Harry Manx (12 novembre) et Papagroove (1er mai). Chez les émergents, les deux scènes recevront la visite de FouKi (19 septembre), de Jérôme 50 (20 septembre), d’Étienne Fletcher (2 novembre) et de Pomme (2 mai), entre autres.

En théâtre, en conte et en slam, les reels de l’Yves Lambert Trio (13 décembre), les mots de Michel Faubert (30 janvier) et les monologues du champion 2011 de la Coupe du Monde de poésie, David Goudreault (18 janvier), feront voyager le public.

Projet pilote testé cette année, la programmation a été confiée à un agent contractuel en raison du poste laissé vacant du fonctionnaire qui en était précédemment chargé. Le contrat de 25 000 $ a été remis à Alain St-Jean, des Productions Mélomane, qui a collaboré avec l’ancien directeur artistique du MIFO, Patrick Bourbonnais. Les deux ont fait partie d’un comité de programmation aux côtés d’employés de la Ville.

Artistes d’ici

Qu’ont en commun Laurence Nerbonne (4 octobre), Alexandre Désilets (20 mars), Désirée (16 mai) et Phil G. Smith (9 mai) ? La réponse : tous les quatre ont grandi à Gatineau.

La facette « locale » de cette programmation comprend aussi Rain Normand et Les Malpris (en doublé le 12 octobre), Geneviève & Alain (26 octobre), Les Rats d’Swompe (6 décembre), Céleste Lévis (31 janvier), le conteur Stéphane Guertin (21 mars) et Yao (8 mai), récemment récompensé du Trille Or du Meilleur spectacle.

En tout, à La Basoche et à la salle Jean-Despréz, « un peu plus que 25 % de la programmation » est constituée d’artistes de la région, souligne la conseillère municipale Isabelle N. Miron, « comparé à 8 % l’an dernier ».

Un rôle à définir

« La préoccupation, elle était déjà présente avant la sortie de M. Veillette », indique la présidente de la Commission des arts, de la culture, des lettres et du patrimoine (CACLP).

Début mai, Normand Veillette, membre du groupe rock Bonhomme Sept Heures, avait dénoncé vivement le peu de temps de scène que Gatineau accordait aux artistes locaux dans sa programmation. Il avait notamment rencontré Mme Miron.

En avril, le conseil municipal a confié à la CACLP le mandat de réviser le rôle de la Ville comme diffuseur.

La prochaine réunion de la Commission, le 12 juin, servira à faire « l’état des lieux » de ce qui se fait à Gatineau et ailleurs. « Le processus officiel commence, détaille Mme Miron. Notre objectif était de faire une première rencontre avec les acteurs du milieu avant l’été, mais les inondations ont changé nos plans. Les services municipaux ont dû mettre leurs énergies ailleurs. »

Le projet « avance à un rythme normal », précise-t-elle, en ajoutant que la dernière restructuration administrative a « particulièrement touché » le Service des arts en matière de ressources humaines. « Plusieurs postes sont présentement vacants. Les gens sont soit en congé, absents ou relocalisés pour d’autres dossiers. Ce n’est pas évident de faire avancer les choses. »

Récemment, la Maison de la culture a mis fin au programme Gatineau prend la scène. Le concours permettait à trois artistes ou groupes de recevoir une semaine de mentorat et de peaufiner un court spectacle.

La Ville pourrait-elle prendre le relais, ou encore soutenir une autre initiative de mentorat ? « On est très, très ouverts à reprendre un rôle qui a de l’impact. »