FFO: top 5 des films à ne pas rater

La 20e édition du Festival du film de l’Outaouais (FFO) démarre jeudi 22 mars, avec une sélection de 75 longs métrages, à voir – ou revoir, dans le cas d’une quinzaine de films québécois – entre le 22 et le 30 mars. Petit florilège de 5 d’entre eux à ne rater sous aucun prétexte. Et d’un sixième, en bonus.

L'INCONTOURNABLE DE LA FRANCOPHONIE

120 battements par minute

Grand gagnant de la 43e cérémonie des Césars, le 2 mars dernier en France, 120 battements par minute a récolté six trophées, dont celui du meilleur film et du meilleur scénario (les autres ? meilleurs second rôle masculin, montage, musique et meilleur espoir masculin, attribué à Nahuel Perez Biscayart). Il a aussi été récompensé du Grand Prix du jury au Festival de Cannes en mai 2017. Une telle unanimité le rend incontournable. Le réalisateur et monteur Robin Campillo braque sa caméra sur son passé de militant au sein d’Act Up-Paris, une association de lutte pour la prévention du sida, dans les années 90. On y suit le parcours du jeune Nathan, nouveau venu dans les rangs de cet organisme dont la frange plus révolutionnaire est en train de mettre en place une série d’actions « coup de poing » destinées à faire réagir l’opinion publique face à « l’indifférence de l’État et l’hypocrisie des entreprises pharmaceutiques ». Nathan se lie d’amitié avec Sean, un activiste atteint du sida, que la maladie a rendu radical. Ce qui n’est pas sans faire penser au Milk de Gus Van Sant, pour lequel Sean Penn reçut un Oscar en 2008.

Projections : 26 mars à 21 h (Cinéma 9) ; 29 mars à 21 h (Cinéma Aylmer)

LE FILM « OSCARISÉ »

Call me By Your Name

Coproduction franco-italo-britanno-américaine, Appelle-moi par ton nom (Call me By Your Name) a permis à son scénariste, James Ivory, de rafler l’Oscar du meilleur scénario adapté (ce film signé Luca Guadagnino est tiré du roman éponyme d’André Aciman), le 4 mars dernier.

On y suit la romance estivale, et l’éveil du désir, entre un adolescent de 17 ans et un jeune homme plus mûr, doctorant venu travailler pour les parents du premier. On est à la fin des années 80, sur la riviera italienne, dans un milieu très cultivé.

Projections : 24 mars à 21 h (Cinéma 9) ; 28 mars à 21 h (Cinéma Aylmer)

LE FILM EN SÉLECTION OFFICIELLE

Jalouse

Dix films étrangers se retrouvent en compétition officielle du FFO. Dont le film français Jalouse, en lice pour le Prix du jury, et qu’on a sélectionné ici pour la simple raison qu’il met en vedette la Québécoise Anne Dorval, au côté de Karin Viard. Cette « comédie grinçante » flirtant avec le suspense psychologique est réalisée par David Foenkinos et Stéphane Foenkinos, tandem qui nous avait donné en 2011 La Délicatesse, avec Audrey Tautou (et tiré du roman éponyme de David Foenkinos). C’est l’histoire d’une professeure de lettres (Viard), qui devient maladivement jalouse. D’abord de sa fille, jolie danseuse classique de 18 ans, puis, progressivement, de son cercle d’amis, collègues et voisins.

Projections : 23 mars à 15 h (Cinéma 9) ; 25 mars à 19 h (Cinéma Aylmer)

LE SCÉNARIO LE PLUS ORIGINAL

Au revoir là-haut

On a choisi Au revoir là-haut, d’Albert Dupontel, pour son scénario intrigant et ses images magnifiques. Le film arrive au Québec auréolé de cinq César : meilleurs réalisateur, photographie, costumes, décors, sans oublier le trophée de la meilleure adaptation. Celle-ci est signée Dupontel et Pierre Lemaitre, qui est lui-même l’auteur du roman original... pour lequel il avait reçu le prix Goncourt en 2013. 

Le scénario ? Dans la foulée de la Première Guerre mondiale, deux anciens « poilus » rescapés des tranchées montent une grande escroquerie consistant à spolier les fonds destinés aux monuments aux morts. Leur audacieuse entreprise se révélera vite aussi dangereuse que spectaculaire.

Projections : 27 mars à 17 h (Cinéma 9) ; 29 mars à 21 h (Cinéma Aylmer)

LE REMAKE

Knock

On voudrait absolument voir ce remake de Knock, même s’il ne mettait pas en vedette le charismatique Omar Sy. Le récit hypercondriaque d’un médecin de campagne séduisant et manipulateur, mais plus filou que docteur, qui s’amuse à trouver des maladies à tout le monde, y compris aux gens bien portants. La pièce de Jules Romains (Knock ou le Triomphe de la médecine) est truculente, et le film de 1951 (avec Louis Jouvet) un bijou, même s’il a vieilli.

Projections : 23 mars à 17 h (Cinéma 9) ; 24 mars à 17 h (Cinéma Aylmer)

LE FILM QUÉBÉCOIS

La Bolduc

Impossible de ne pas parler ici du nouveau film de François Bouvier (Paul à Québec), même si celui-ci ne sera projeté que dans le cadre de la soirée de gala d’ouverture, le 23... à des cinéphiles triés sur le volet. Impossible, pourquoi ? Parce qu’il s’agit d’une première mondiale, le film ne prenant l’affiche au Québec que le 6 avril. Il s’agit bien évidemment du biopic retraçant le succès aussi fulgurant qu’improbable de Mary Travers, Montréalaise pauvre et sans diplôme qui, au début du XXe siècle, pour subvenir aux besoins de sa famille, lâchera sa vie de misère pour embrasser une carrière de chanteuse folklorique sous le nom de scène de La Bolduc. La distribution fait appel à Debbie Lynch-White, qui a réenregistré les chansons de La Bolduc, Émile Proulx-Cloutier et Bianca Gervais. Une grosse délégation de comédiens sera d’ailleurs présente à Gatineau, le 23.

Projection : 23 mars à 19 h (Casino du Lac-Leamy ; sur invitation seulement)