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Le gouvernement du Québec propose de redéfinir le concept de musée, avec la création sur tout le territoire d’un réseau d’«Espaces bleus», des lieux consacrés à la culture et à l’histoire du Québec et dédiés à privilégier une approche régionale et immersive.
Le gouvernement du Québec propose de redéfinir le concept de musée, avec la création sur tout le territoire d’un réseau d’«Espaces bleus», des lieux consacrés à la culture et à l’histoire du Québec et dédiés à privilégier une approche régionale et immersive.

Espaces bleus: Québec promet la création d’un nouveau genre de musées régionaux

Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
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Après le Panier bleu pour promouvoir l’achat local, voici l’Espace bleu pour promouvoir la petite histoire locale.

Le gouvernement du Québec propose de redéfinir le concept de musée, avec la création sur tout le territoire d’un réseau d’«Espaces bleus», des lieux consacrés à la culture et à l’histoire du Québec, dédiés à privilégier une approche régionale et immersive.

Il s’agira pour le gouvernement d’acquérir des édifices patrimoniaux, qui seront rénovés et reconvertis pour accueillir des expositions permanentes et temporaires reliées aux personnages historiques régionaux. On devra aussi y trouver une salle multifonctionnelle, un local administratif et un café, où on mettra en valeur les produits locaux.

Les futurs Espaces bleus seront des lieux de diffusion et d’exposition.

La facture est évaluée à 259 millions $ et la création du réseau sera supervisée par le Musée de la civilisation, qui sera notamment responsable de la conception et la réalisation des expositions permanentes à venir, éventuellement itinérantes.

L’annonce a été faite jeudi par le premier ministre François Legault, accompagné notamment de la ministre de la Culture, Nathalie Roy, réunis sur le site de ce qui deviendra la tête du réseau, l’Espace bleu de la capitale nationale, qui sera situé dans le Vieux-Québec, dans le Pavillon Camille-Roy du Séminaire de Québec. À Québec, il y aura un volet réservé aux sciences.

La ministre de la Culture, Nathalie Roy

Les Espaces bleus seront des «lieux où célébrer la fierté d’être Québécois», a dit le premier ministre, en conférence de presse.

Québec veut surtout en faire des lieux populaires, accessibles à tous, qui ne soient pas «ennuyeux» ou «poussiéreux» ou encore réservés à «une petite élite», a tenu à préciser le premier ministre.

Par «personnages historiques» à célébrer, on fait référence à toute personne ayant marqué sa région d’une façon ou d’une autre, qu’il s’agisse de gens d’affaires, de sportifs, chanteurs ou autres. On pourra aussi souligner la beauté des paysages de la région.

Le premier ministre souhaite d’ailleurs que la chanson québécoise soit «omniprésente» dans ces lieux, appelés à devenir idéalement des pôles d’attraction touristique.

Le projet est encore embryonnaire car la plupart des édifices à transformer en Espaces bleus n’ont pas encore été repérés. En principe, il devrait y en avoir dans toutes les régions du Québec. On ne sait pas encore quand le projet sera réalisé, le gouvernement n’ayant pas fixé d’échéance précise.

Des frais d’entrée seront exigés pour les visiter.

Québec souhaite que les Espaces bleus ne feront pas concurrence aux musées, mais viendront plutôt offrir une approche «complémentaire».

Avec ses futurs Espaces bleus, le gouvernement Legault a dit vouloir «offrir un legs culturel, touristique et social qui profitera à l’ensemble des citoyennes et des citoyens ainsi qu’aux générations futures», un legs qu’on promet de calibre international.