Encourager la lecture d’ici

Depuis cinq ans, l’initiative « Le 12 août, j’achète un livre québécois » lancée sur les réseaux sociaux par Patrice Cazeault et Amélie Dubé qui encourage la lecture d’un ouvrage d’ici est devenue un rendez-vous dans les librairies de la province.

Pour Michelle Lapierre, directrice générale de l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais ce genre d’initiative a toute sa raison d’être. « Il y a une grande accessibilité et une grande diversité de l’offre littéraire. On a une panoplie de talents littéraires tous genres confondus au Québec, mais aussi en Outaouais. Il est donc primordial de mettre le livre québécois de l’avant pour une journée. »

Si l’initiative vise à stimuler la lecture québécoise, l’engouement pour les auteurs de l’Outaouais semble, selon Michelle Lapierre, en croissance. « Et ça va continuer en ce sens entre autres parce que les libraires de la région, comme Bouquinart par exemple, ont une super vitrine pour les auteur(e)s de l’Outaouais. »


«  Les libraires de la région ont une super vitrine pour les auteur(e)s de l’Outaouais.  »
Michelle Lapierre, directrice générale de l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais

Si ce genre d’initiative contribue à mettre de l’avant les auteurs québécois, des événements annuels comme le Salon du livre de l’Outaouais ou Gatineau, ville lecture favorisent la mise en valeur des plumes de la région. « L’expansion de ce genre d’événements permet de faire connaître toute la diversité littéraire qu’on a », souligne Mme Lapiere.

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COUPS DE CŒUR
Comme chaque année, les réseaux sociaux devraient voir, dimanche, une floraison de photos d’ouvrages québécois achetés dans les librairies de la province accompagnées de différents mots-clics dont #12aout. Pour l’occasion, Michelle Lapierre partage ses cinq livres coups de cœur d’auteur(e)s de l’Outaouais.

M.I.L.F de Marjolaine Beauchamp (Éditions Somme Toute, 2018)

« Extrêmement authentique, émouvant et rempli d’humilité tout en fracassant les tabous liés à la maternité et à la féminité, dans une écriture poignante et désarmante. »

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L’obscurité a neigé de Guy Jean et Baudoin (illustrations) (Éditions Neige-Galerie, 2017)

« La mixité de la poésie et des dessins à l’encre qui nous fait voyager, à la fois par l’écriture et l’image, dans une musique en perpétuel mouvement. »

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Prendre corps de Catherine Voyer-Léger (Éditions La Peuplade, 2018)

« Pour l’affirmation et l’acte politique d’ancrer le récit du corps dans ce qu’il a de plus intime. Les textes se lisent aussi bien dans l’ordre que dans le désordre. On se sent happé par les précieuses confidences d’un corps, mais aussi par leur caractère particulièrement universel. »

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Dieppe, Ma Journée de guerre de Rémi Collin (Éditions Guy Belisle, 2016) (Prix Coup de cœur littéraire de la Ville de Gatineau 2017)

« Le récit est écrit avec un doigté littéraire certain qui, loin de romancer les faits vécus, balance la lecture entre humour, incompréhension, surprise et suspense. »

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Carnets d’une féministe rabat-joie d’Erin Wunker, traduction de Madeleine Startford (Presses de l’Université de Montréal, collection « Vigilantes », 2018)

« La synchronicité entre l’auteure et sa traductrice, toutes deux féministes, qui abordent un sujet majeur d’actualité avec humour, lucidité et critique : la place et le rôle des femmes dans la société ; une réflexion que je ne me lasse pas d’approfondir et d’enrichir. »