La programmation de L'Outaouais en fête de 2019 misera sur les goûts des familles et les nouvelles tendances.

Du répit pour L’Outaouais en fête

Les états financiers du festival L’Outaouais en fête peuvent maintenant le confirmer : l’événement de 2018 a été particulièrement fructueux. Un surplus de 95 000 $ apporte un baume pour l’organisation, qui a connu plusieurs années de vache maigre.

Dans les dernières années, la célébration annuelle de la Saint-Jean-Baptiste au parc des Cèdres avait été mise sur la corde raide en raison de cocktails météo peu favorables et de subventions refusées et coupées par les gouvernements provincial et fédéral.

Le montant de 95 000 $, « à ma connaissance, est peut-être le surplus le plus élevé que le festival ait enregistré depuis son existence », le président-directeur général de l’Outaouais en fête Jean-Paul Perreault. L’excédent permettra à l’organisation de planifier 2019 avec des chiffres positifs, et ainsi, à l’entité légalement constituée de moins dépendre de son promoteur Impératif français.

Le président-directeur général de L’Outaouais en fête Jean-Paul Perreault.

Quand les finances de L’Outaouais en fête rencontraient des déficits, « le grand frère Impératif français absorbait et avançait les fonds pour permettre au festival de redémarrer chaque année en ayant l’argent nécessaire pour signer des contrats, explique M. Perreault. Nous sommes maintenant dans une situation qui nous permet d’avoir un peu plus d’oxygène et de rendre le festival plus autonome avec une réserve de démarrage en cas de poursuite ou de sinistre. »

« À force de toujours avoir à retarder les premiers versements aux artistes, il y avait une certaine tension dans la gestion et dans l’organisation du festival », admet M. Perreault en ajoutant avoir bon espoir que la programmation s’officialise plus rapidement et attire des spectacles de haut calibre.

« Le plus agréable dans tout ça, c’est d’avoir réussi dans un contexte où d’autres festivals vivent des moments difficiles », comme le Rockfest et le Festival de la St-Jean Ottawa. Tous deux ont fait faillite en 2018. « Je sais à quel point ces gens-là s’investissent. Mais à l’heure actuelle, c’est un marché très dur. »

Entre 50 000 et 55 000 personnes ont fréquenté le site aylmerois pendant les quatre jours de fête, selon les chiffres enregistrés par des compteurs électroniques. Dans la zone de spectacles payante, l’achalandage s’est traduit en une augmentation de 40 % des recettes à l’entrée. L’Outaouais en fête a aussi plus de facilité à obtenir du financement de Patrimoine canadien depuis que celui-ci est passé sous la gouverne des Libéraux fin 2015.

D’année en année, entre 40 000 et 60 000 festivaliers assistent aux spectacles, participent au défilé ou grimpent à bord des manèges. La fréquentation varie selon la concurrence événementielle, la météo, « et bien sûr », la programmation, énumère M. Perreault. « Et la formule gagnante en 2018, on l’a eue : toute la convergence était parfaite. » Les Cowboys Fringants et Les Trois Accords ont convaincu les mélomanes de tous âges, alors qu’une brochette d’artistes dont Alaclair Ensemble, Tire le Coyote et Matiu a séduit les oreilles plus jeunes.

La programmation de 2019 misera elle aussi sur les goûts des familles et les nouvelles tendances. Le spectacle d’ouverture du 21 juin prochain comprendra également un élément de culture autochtone.