Des classiques à découvrir ou à revisiter en famille

Après un mois d’isolement, vous en avez assez de regarder les reprises d’anciens événements sportifs? Vous avez aussi abondamment épluché le catalogue de Netflix? Alors il est peut-être temps de découvrir ou de revisiter certains classiques du septième art. Voici une liste bien personnelle des films sportifs qui m’ont marqué.

Rocky

La franchise qui a bercé mon enfance. Certains puristes croient que seul le tome 1 - nominé aux Oscars – est valable, mais ce n’est certainement pas le cas de l’auteur de ces lignes! Petit conseil si on veut initier les enfants à l’œuvre: commencez à rebours, avec la suite Creed, évidemment plus au goût du jour. S’ils accrochent, alors le retour en arrière sera probablement plus intéressant.

Et puis, écouter Rocky, c’est une belle opportunité de parler du cheminement de Sylvester Stallone. Personne ne voulait de ce scénario qu’il a écrit. La légende dit qu’à un certain point, il a même dû vendre son chien pour subsister tellement il se butait à des portes fermées. Puis, une première offre est tombée, mais il devait renoncer au personnage principal, ce qu’il a refusé…

La détermination, de Stallone à Rocky, peut déplacer des montagnes. Personnellement, Rocky IV est mon préféré!

Slap Shot (Lancer frappé)

Nancy Dowd ne s’imaginait certainement pas créer un film culte lorsqu’elle a écrit le scénario de Slap Shot au milieu des années ’70. Dowd s’est inspirée de faits vécus sur quelques années dans la North American Hockey League pour rédiger l’épopée des Chiefs de Charleston, qui misent sur la violence pour gagner, remplir les estrades… et éviter la fermeture du club.

C’est cru, vulgaire, vrai, bref c’est effectivement le reflet de la réalité du hockey semi-professionnel.

Surprenant de voir le grand Paul Newman au milieu de cette brochette d’acteurs inconnus. Un rare film où la version doublée est supérieure à l’originale. Un petit plaisir coupable, Slap Shot!

Field of Dreams (champ de rêve)

Un fermier de l’Iowa entend une voix lui suggérant de construire un terrain de baseball sur ses terres afin de permettre à des joueurs décédés de venir y jouer. Comme prémisse, avouez que c’est assez farfelu! Pourtant, ça fonctionne.

Le jeu de Kevin Costner est parfait, la trame narrative est bien construite. Bien sûr, il faut accepter de se laisser prendre au jeu, mais ça se fait naturellement. Field of Dreams a eu droit à trois nominations aux Oscars en 1990. Un incontournable.

Rudy

Sean Astin fait rêver les jeunes avec cette performance dans Rudy. Il incarne l’histoire réelle de Daniel Eugene «Rudy» Ruettiger, un joueur de football qui rêve de s’aligner avec les Fighting Irish de Notre Dame.

Le hic, c’est qu’il n’a pas le talent pour percer la formation. Trop petit, Rudy. Le négligé des négligés, qui ne recule devant aucun effort pour réaliser son rêve.

Ce film paru en 1993 est indémodable. D’ailleurs, Ruettiger est encore aujourd’hui un conférencier qui passe sa vie dans les avions pour livrer un témoignage sur la ténacité.

Major League (ligues majeures)

Comédie à la sauce Slap Shot, mais sur le thème du baseball. Pourquoi pas! C’est l’histoire des Indians de Cleveland et leur proprio, qui tente d’assembler la pire équipe possible afin de pouvoir éventuellement la déménager. Malheureusement pour elle, les joueurs se soudent et déjouent son plan machiavélique.

De jeunes Charlie Sheen et Wesley Snipes y tiennent des rôles importants. La panoplie des personnages verse un peu dans les clichés, il faut bien l’admettre, mais la recette globale du premier tome est hilarante.

Arrêtez-vous là, cependant. Les deux films suivants n’arrivent pas à la cheville du premier.

Coach Carter

Samuel Lee Jackson est percutant dans le rôle d’un entraîneur de basket-ball qui ne se contente pas de faire gagner son équipe. Il prend les guides d’un club d’une école secondaire nichée dans un milieu défavorisé, et il veut ouvrir les portes des universités américaines à ses protégés.

Ça ne se fera pas facilement, vous l’imaginez. Mais Coach Carter a plus d’un tour dans son sac, et surtout une volonté à toute épreuve. Si c’était de la fiction, ce serait déjà savoureux. En prime, c’est une histoire vraie. Celle de Ken Carter et d’une école secondaire de Richmond, en Californie, à la fin des années 90.

Happy Gilmore

Je ne suis pas le plus grand fan d’Adam Sandler, mais je dois admettre qu’il m’a fait beaucoup rire dans cette comédie sans prétention où il incarne un fan de hockey qui se découvre un élan… de golf du tonnerre! Il va s’en servir pour amasser des sous afin de venir en aide à sa grand-mère, qui risque de perdre sa maison.

Son arrivée sur le circuit de la PGA provoque évidemment des remous. Happy Gilmore n’a pas trop le sens de l’étiquette, mettons. Si on accepte de mettre son cerveau sur «pause», on peut rigoler un bon coup! Sandler est apparu dans d’autres films du genre, Waterboy et The Longest Yard. C’est sympathique, mais Happy Gilmore est une grosse coche au-dessus!

Moneyball (Le stratège)

Billy Beane a révolutionné la façon d’assembler une équipe de baseball dans les Majeures en se servant de statistiques avancées chez les A’s d’Oakland, une équipe à petit budget qui venait de perdre trois de ses meilleurs joueurs.

Avec sa formule, les A’s ont pu tenir tête aux riches Yankees en 2002, avec une masse salariale trois fois plus petite.

Le réalisateur Bennett Miller a raconté cette histoire en 2011, avec Brad Pitt dans le rôle titre. Bon, c’est un peu romancé. Le réalisateur a pris quelques libertés pour servir sa cause, mais l’essence du récit est vraie.

Pas besoin d’être un fan fini de baseball pour apprécier le film. En fait, Beane a été un pionnier pour plusieurs sports collectifs, finalement…

The Rookie (la recrue)

À 35 ans, Jim Morris a réussi à signer un contrat des ligues mineures avec les Devils Rays de Tampa Bay… après une retraite de 12 ans!

Cette histoire vraie d’un lanceur devenu prof de chimie et entraîneur d’une équipe de baseball mineur, c’est du bonbon. Pas étonnant que ce soit Disney qui l’ait propulsé sur grand écran. Dennis Quaid est parfait pour le rôle.

Youngblood

Rob Lowe et Patrick Swayze portent ce film racontant les prouesses d’un jeune joueur de hockey doué, qui doit surmonter l’intimidation pour faire gagner son équipe junior.

Ça date un peu (1986), mais pour les fans de hockey junior, ça reste un produit intéressant. Et puis la scène finale a gravé la mémoire de milliers de jeunes hockeyeurs. Sans dévoiler le punch, disons que le dernier but a été copié à souhait un peu partout sur les surfaces glacées!

Bloodsport

Non, le UFC n’a pas inventé les combats d’arts martiaux mixtes! Sorti en 1988, ce film sur ces affrontements à mains nus a rapporté 65 millions $ au box-office, soit plus de 30 fois son budget, et il a propulsé Jean-Claude Van Damme comme vedette planétaire.

Le film serait une adaptation du parcours de Frank Dux. Ne prenez toutefois pas tout au pied de la lettre, car ce Dux est un personnage controversé et plusieurs doutent de la véracité de son histoire! Ça reste un film très intéressant.