Gérard Depardieu sera de passage trois jours à Montréal et Québec, en mai.

Depardieu, l’occasion qui passe

Gérard Depardieu chante ? Qui le savait ? Honni depuis ses accointances avec Vladimir Poutine, qui voudrait entendre chanter cet homme sans voix ? Pour entendre les tubes de Barbara ? Justement, parce que c’est Depardieu, et Barbara. Parce que ce sera un événement. Trois jours à Montréal et Québec, en mai.

Ils avaient interprété Lily Passion ensemble en 1986. Elle est disparue en 1997, à 67 ans. Compte tenu du souffle court de Depardieu, lui qui accumule les excès, combien d’années vivra-t-il au-delà des 70 ans qu’il célébrera cette année ? Il faut saisir l’occasion qui passe.

En 1982, Yves Montand avait fait une tournée nord-américaine. Sa première en 13 ans. Après trois mois sur scène à Paris, il a accepté quelques dates à Montréal, Québec, New York. Chanteur extraordinaire, cela allait être son ultime cadeau de scène. 

Il allait mourir une décennie plus tard. Mes maigres revenus d’étudiant avaient tremblé à l’idée de payer les quelque 75 $ pour le voir au Grand Théâtre. 

J’ai laissé mon portefeuille parler à ma place. Depuis plus de 35 ans, je m’en veux de cette occasion ratée. 

Depuis, je me suis fait un devoir d’aller voir ces monuments : Charles Trenet, Wajdi Mouawad, Georges Moustaki, Robert Lepage. Et, bientôt, Depardieu.