Dimanche, le fondateur et président de ComediHa! Sylvain Parent-Bédard a tenu un bilan des festivités. Il estime que le festival a obtenu 750 000 visites, contre 530 000 l’an dernier. Il remarque aussi une augmentation évidente des revenus.

De nouveaux records pour les 20 ans du ComediHa!

En 2000, le festival du Grand Rire se tenait sur quatre jours et accueillait quelques artistes, le budget était de 300 000 $ pour l’événement. Vingt ans plus tard, ComediHa! Fest-Québec s’étendait sur 12 jours et organisait plus de 350 activités et spectacles avec un budget de 14 millions $.

Il ne va pas sans dire que l’événement a connu une ascension fulgurante. L’édition 2019 a d’ailleurs battu les records, les trois villages éphémères et ludiques ont été un franc succès.

Dimanche, le fondateur et président de ComediHa! tenait un bilan des festivités. Il estime que le festival a obtenu 750 000 visites, contre 530 000 l’an dernier. Il remarque aussi une augmentation évidente des revenus.

«On considère qu’on est rendu le carrefour mondial de l’humour, particulièrement francophone. On a une crédibilité au niveau des artistes, des artisans, des diffuseurs, des télédiffuseurs et d’autres festivals à travers le monde», lance Sylvain Parent-Bédard, président et fondateur de ComediHa!. 

M. Parent-Bédard tient à souligner que 87 % de son budget est financé par des fonds privés. Il est fier de la qualité du contenu présenté et il s’enchante que tous les spectacles du festival aient déclaré complet, sans exception, pour une première fois en 20 ans. 

Il a d’ailleurs entamé la conférence de presse en faisant un retour dans le passé. Il se rappelait certains moments marquants du festival. Le fondateur note entre autres le début de la diffusion des spectacles à Radio-Canada en 2006, qui a donné un souffle important à la notoriété de l’événement, ou encore l’arrivée des artistes internationaux en 2009. C’est en 2015 que la formule que l’on connaît aujourd’hui s’est dessinée, l’expérience n’a cessé de s’améliorer depuis. C’est aussi l’année du changement de nom vers ComedieHa!. 

La barre haut pour 2020

Vu son succès, M. Parent-Bédard se permet encore de rêver pour la suite des choses. 

«Le succès d’achalandage nous amène à penser à une croissance de qualité dans les prochaines années dans la capitale. Je rêvais il y a 20 ans, et il faut encore rêver et conserver sa persévérance», estime aussi M. Parent-Bédard. 

Il y a 20 ans, l’objectif était de s’amuser. Avec les années, les sourires et les retombées se sont multipliés. «Aujourd’hui, on continue de s’amuser, mais c’est aussi devenu une grande entreprise avec des retombées touristiques, culturelles, économiques et avec un impact sur la culture québécoise. On le prend plus au sérieux.»

Seul bémol : manque de main-d’œuvre

L’industrie culturelle n’a pas échappé à la pénurie de main-d’œuvre. Malgré des difficultés à pourvoir tous les postes, la situation n’a pas empêché la réussite de l’événement. Le président remercie d’ailleurs toute son équipe, qui a redoublé d’ardeur pour assurer le bon déroulement des activités. 

«C’est un défi important pour le festival. L’expertise culturelle est encore plus rare. On est nos propres compétiteurs tellement on produit des activités toute l’année, mais on travaille fort et on réussit à aller chercher du monde d’ailleurs. L’équipe a travaillé deux fois plus pour réussir à livrer l’édition qu’on a eue.»

ComediHa! génère environ 1000 emplois, dont une centaine sont à temps plein pendant toute l’année.