Danse

Le retour du Sacre du Printemps

Présenté pour la première fois en 1913, le Sacre du Printemps de Stravinsky chorégraphié par Nijinski fit scandale. À l'époque, on ne sait ce qui, de la danse ou de la musique, contrevenait le plus aux règles du ballet traditionnel.
Six décennies plus tard, Pina Bausch en offre sa propre version, laquelle suscite alors moins d'effroi que l'original. On découvrira surtout une nouvelle signature magistrale dans l'univers de la danse contemporaine : une certaine idée du mouvement, de la transdisciplinarité et une audace inégalée dans le dépassement des limites physiques.

Danse

Retour «danse» dans le passé

Des cliquetis venus des arbres indiquent le chemin de la Fonderie, à Hull. Cette installation sonore du centre de production DAÏMÔN accueille le visiteur curieux de s'aventurer sous les hauts plafonds de la Fonderie.
58 000 pieds carrés entourés de verrières, l'espace majestueux représente l'un des derniers vestiges de l'ère industrielle de la région. Cet été, il héberge le travail monumental d'une douzaine d'artistes en arts visuels réunis dans l'exposition À perte de vue. Parmi eux, la chorégraphe Noémie Lafrance a été conviée en résidence de création avec son époux, Peter Jacobs, par le centre d'art contemporain AXENÉO7. Le fruit de leur spectacle in situ, fabriqué sur (dé)mesure avec une cinquantaine de comédiens, se découvrira gratuitement les mercredis 16 et 23 août, à 20 h. 

Danse

Marie Chouinard fait danser les arts visuels

La multiplication des manifestations estivales, la tempête Canada 150 et le 30e anniversaire du Festival Danse Canada (FDC) depuis sa création. Secouez le tout et vous obtenez un cocktail qui perfore les frontières en brouillant la carte des disciplines.
Les 14 et 15 juillet, la présence de la compagnie Marie Chouinard marque un temps fort du FDC. Dans son giron, la danse s'acoquine à l'art visuel avec Jérôme Bosch: le jardin des délices (14 juillet), suivi le lendemain de In museum, performance inédite pour deux danseuses installées aux abords du Musée des beaux-arts du Canada. L'occasion de vérifier que, décidément, non, la danse n'est pas une pièce de musée.   

Danse

Patchwork de danses pour les Grands Ballets

Les Grands Ballets canadiens de Montréal ravivent la Salle Southam avec l'une des pièces maîtresses de leur répertoire, Minus One, chorégraphiée par l'Israélien Ohad Naharin qui a déjà été programmé au Centre national des arts en janvier avec Last Work.
En dépit de son titre, Minus One joue la surenchère : plus d'une trentaine de danseurs pour interpréter sept extraits de ballets qui s'enchaîneront sur une heure et demie de spectacle, sans entracte. La vénérable compagnie