Âgé de 13 ans, Logan Shaw montera pour la première fois sur la scène du Centre National des Arts avec la troupe du Ballet royal de Winnipeg à l’occasion de la première du «Magicien d’Oz».

«Le Magicien d'Oz»: la magie de la danse

Âgé de 13 ans, Logan Shaw montera pour la première fois sur la scène du Centre National des Arts avec la troupe du Ballet royal de Winnipeg à l’occasion de la première du «Magicien d’Oz».

Le jeune danseur a rejoint les rangs de la prestigieuse institution l’été dernier à la suite d’une audition. Et à peine six mois plus tard, l’adolescent originaire d’Orléans interprètera le rôle de l’apprenti magicien aux côtés du Magicien d’Oz, de Dorothée, de l’Épouvantail, du Bûcheron-en-fer-blanc et du Lion.

À l’occasion de quatre représentations, les danseurs revisiteront le conte de L. Frank Baum dans un ballet narratif dont la chorégraphie est signée Septime Webre et la trame sonore, composée par Matthew Pierce, sera jouée par les musiciens de l’Orchestre du CNA. Entre deux pirouettes, le jeune danseur Logan Shaw s’est entretenu avec Le Droit.

Logan Shaw

Le Droit : C’est la première fois que tu participes à un ballet de l’envergure du Magicien d’Oz. Comment te sens-tu ?

Logan Shaw : Je n’en ai jamais fait, ça va être ma première performance de ballet ! Je suis vraiment excité!

LD : Comment t’es-tu préparé ?

L.S. : J’ai eu des répétitions toute la semaine. J’ai aussi eu l’occasion de répéter avec tous les danseurs de la compagnie dans un grand studio. Ça m’a donné une idée de ce à quoi allait ressembler le ballet sur scène. On répétera encore deux fois cette semaine.

LD : Est-ce que ton rôle nécessite beaucoup de technique?

L.S. : Je suis le mini Oz, l’apprenti du magicien et ça ne demande pas beaucoup de technique et le chorégraphe à adapter la danse. Je suis sur scène à trois reprises : je fais une danse avec le magicien et mes deux autres passages c’est plus un jeu d’acteur. Je pense que les gens pourraient être surpris parce que je fais quelques mouvements qui sont vraiment cool. Mais, je pense que c’est surtout le côté amusant de mon personnage qui va les surprendre.

LD : Qu’est-ce que ça t’apporte de participer à un ballet comme celui-là?

L.S. : J’apprends beaucoup avec les danseurs de la compagnie qui sont tous très bons. Et aussi, juste d’aller en tournée, c’est une super expérience.

LD : Comment as-tu découvert ta passion pour la danse ?

L.S. : J’ai commencé la danse quand j’avais 7 ans. J’ai présenté un numéro de hip-hop à un spectacle d’école. J’ai vraiment aimé ça! J’ai donc commencé avec une année de hip-hop dans un studio. J’ai aussi essayé d’autres styles de danse. Mais je savais que le ballet était important pour la formation. J’ai donc fait un cours et j’ai adoré.

LD : Comment as-tu intégré l’école du Ballet royal de Winnipeg?

L.S. : C’est reconnu pour être l’un des meilleurs endroits pour être formé en danse classique. C’est mon professeur de ballet au Dancers Studio, à Orléans, qui me l’a recommandé. Le Ballet royal de Winnipeg organise des auditions partout dans le monde. J’ai participé à celles de Montréal. Et ils m’ont proposé d’intégrer leur programme estival d’un mois. L’environnement était vraiment convivial et j’ai beaucoup appris. À la fin de cette formation, ils m’ont demandé si je voulais rester pour toute l’année. Et, j’ai dit oui !

LD : Quelles sont, selon toi, les qualités indispensables pour danser au Ballet royal de Winnipeg?

L.S. : C’est une des meilleures écoles de danse dans le monde, donc tu as besoin d’avoir une bonne technique, d’être souple, d’avoir une bonne compréhension. Mais surtout, il faut être ouvert d’esprit et accepter d’autres idées. Si tu es un très bon danseur, mais que tu ne veux pas entendre ce que le professeur dit, tu ne t’amélioreras pas. C’est une des choses les plus importantes, je pense.

LD : Combien d’heures danses-tu par semaine?

L.S. : Je danse six jours sur sept, du lundi au samedi. En tout, 16, 5 heures. J’ai juste le dimanche de relâche, mais je danse quand même. (rires)

LD : Fais-tu encore du hip-hop?

L.S. : Je suis vraiment reconnaissant parce que le directeur de l’école du Ballet royal de Winnipeg, Stéphane Léonard, me laisse faire le cours de hip-hop de la division récréative de l’école. C’est bien d’avoir une diversité dans la danse, mais c’est vraiment le ballet que j’aime. Je fais aussi du contemporain, de la danse moderne, une classe de caractère, et un cours d’improvisation.

LD : Comment vois-tu ton avenir?

L.S. : Avec le temps, ç’a beaucoup changé, mais ç’a toujours impliqué de la danse. Aujourd’hui, je sais que je veux être un danseur de ballet professionnel.

LD : Quels personnages rêves-tu de danser ?

L.S. : J’aimerais beaucoup être le Casse-Noisette. J’aime aussi beaucoup Don Quichote, c’est un de mes ballets préférés.

POUR Y ALLER

Quand : 23 et 24 janvier à 20 h et 25 janvier à 14 h et 20 h

Où : Salle Southam au CNA

Renseignements : nac-cna.ca