«The Dream» fera partie du programme triple organisé en l'honneur des 50 ans du Centre national des arts.

Le Ballet national du Canada souligne les 50 ans du CNA

Il y a 50 ans, le Centre national des arts (CNA) ouvrait ses portes au public pour la toute première fois. Pour souligner son jubilé, du 31 janvier au 2 février, sera présenté un programme triple mettant en vedette la première compagnie à s’y être produite : le Ballet national du Canada (BNC).

Le 2 juin 1969, le centre commandé deux ans plus tôt par Lester B. Pearson pour le centenaire de la Confédération lançait ses activités en grand. Celia Franca, qui avait fondé le Ballet national 18 ans plus tôt, était une collègue et amie d’Hamilton Southam, le premier directeur général du nouveau centre. Ensemble, le duo avait élaboré un programme spécial pour baptiser la scène de la Salle Southam : pour la première fois serait joué le Kraanerg du célèbre chorégraphe français Roland Petit.

« C’était le début d’une relation très importante et formidable entre les deux compagnies », expose la productrice générale du volet Danse du CNA, Cathy Levy. À chacune des 49 années qui ont suivi, la troupe torontoise est revenue retrouver la capitale pour présenter ou bien une programmation double ou triple, ou bien un ballet intégral. Par ailleurs, chaque collaboration s’est faite avec l’orchestre de la maison ; le Centre de la rue Elgin est l’un des rares endroits où le Ballet fait ses prestations avec un ensemble musical autre que le sien.

« Souligner le début de nos célébrations de cinquantième anniversaire avec le BNC, c’est une occasion de célébrer une relation d’une longue durée, mais qui est encore contemporaine, importante et fixée dans le futur de nos deux compagnies. »

D’où l’importance pour le tandem de mettre ensemble sur les pointes une programmation qui « représente trois époques différentes dans l’histoire de la compagnie ». Pour refléter l’aspect historique de la danse classique, Apollon musagète de George Balanchine a été redescendu du grenier du BNC. Créée en 1928, l’œuvre signature du chorégraphe « était très contemporaine, précise Cathy Levy. Pour le Ballet national, apprendre cette œuvre, c’était un statement de ballet classique, mais aussi de ballet contemporain en même temps. »

La productrice générale du volet Danse du CNA, Cathy Levy

The Dream occupera les 50 dernières minutes du triplé. En 1977, les danseurs du BNC ont fait corps avec les personnages shakespeariens d’Oberon, de Titania et des « artisans grossiers » que le Britannique Frederik Ashton avait réimaginés 13 ans plus tôt en s’inspirant du Songe d’une nuit d’été. « C’était un choix très significatif pour le Ballet ; ça montrait au public comment la compagnie était forte dans le ballet classique et connectée par rapport aux tendances des années 60 », ajoute Mme Levy.

En introduction, le programme sera ouvert avec le lumineux Paz de la Jolla, de Justin Peck, chorégraphe résident du New York City Ballet. « Il y a une beauté dans la façon dont le chorégraphe travaille avec les danseurs. Il a une technique historique, mais la musique, sa façon de parler de l’amour et de la sensibilité des êtres humains, c’est vraiment une sensibilité d’aujourd’hui. »

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POUR Y ALLER

Quand ? du 31 janvier au 2 février, à 20 h

Où ? Centre national des arts

Renseignements : nac-cna.ca