Anne-Marie Roy, Roxanne Poirier, Jocelyn Charland, Josée Fouquette ainsi que France Monty et Benoît Lapointe s’amusaient à pratiquer leurs pas de danse, tout juste avant le spectacle de la formation swing Lily Tea & Tea for 20’s au Parvis.

La danse swing : une communauté à découvrir

Ça brassait samedi soir à la salle du Parvis. Une centaine de danseurs swing se sont laissé aller au son de la musique du groupe Lily Tea & Tea for 20’s. En plus des habitués et des expérimentés, plusieurs débutants se sont joints à la soirée pour apprendre quelque pas avant le spectacle.

« Avec un orchestre, c’est les plus belles soirées. Quand on a une occasion comme celle-là, on essaie de rassembler le plus de danseurs, et de non-danseurs pour leur faire découvrir la danse swing », indique le vice-président de Swing Sherbrooke Benoit Lapointe.

L’école de danse peut compter sur la participation d’un grand bassin de danseurs dans la région, qui grandit de plus en plus depuis les années 2000.

« Il y a un regain du swing dans les grands centres depuis les années 90. Vers Sherbrooke ça a commencé plus tard, avec des gens qui ont recommencé à danser le swing tranquillement. On a une école ici depuis six ans, et dans nos grosses soirées, on peut facilement accueillir une centaine de danseurs », exprime M. Lapointe.


«  Il y a un regain du swing dans les grands centres depuis les années 90.  »
Benoit Lapointe

Le vice-président insiste pour dire qu’il s’agit d’une danse facile à apprendre, et qui peut aussi être compliquée lorsque les plus téméraires souhaitent se lancer dans des mouvements plus techniques. Une heure suffit aux amateurs pour maîtriser quelques pas, et être en mesure de danser au son de la musique.

« C’est une danse qui est très joyeuse, souvent les gens font le saut un peu. Ce n’est pas un style de danse sensuel ou quelque chose du genre, c’est une danse qui respire la joie et les gens sourient. Le premier réflexe c’est ça quand tu commences à danser, tu souris. On ne se prend pas au sérieux », ajoute le danseur d’expérience.

Les membres de l’école se réunissent régulièrement au Boquébière pour des séances, et facilement une soixantaine de personnes sont de la partie.

« Ça grossit beaucoup encore, des gens de tous les âges viennent dans nos événements. Ça n’arrête pas de monter en popularité, et c’est une belle communauté à découvrir. »

Une communauté

Roxanne Poirier, Anne-Marie Roy et France Monty se sont toutes les trois rencontrées dans les cours de swing il y a 6 ou 7 ans.

« Une amie m’en avait parlé, elle avait tellement l’air d’aimer ça que je suis allée la voir à un moment donné, et j’ai compris! Dès la première fois, c’était impressionnant, j’ai commencé à aimer ça moi aussi », raconte Mme Poirier, qui est âgée de 27 ans.

Ses deux amies ont une histoire similaire : l’envie de commencer la danse swing est venue après avoir remarqué le sourire aux lèvres de ceux qui la pratiquent.

« C’est de voir les gens avoir du plaisir... et la communauté que ça crée. La danse en ligne, ça te donne envie de faire partie du groupe. En très peu de temps, tu apprends suffisamment pour savoir le danser, ça te challenge à connaître plus de mouvements », ajoute Mme Roy, 26 ans.

« Si tu sais que tu ne feel pas, tu vas danser et tout va bien aller, ça remonte le moral, c’est positif », ajoute Mme Monty, danseuse de 41 ans.

Les femmes assurent que leur groupe est composé de danseurs de tous les âges, et tous éprouvent le même plaisir. Elles invitent tous les curieux à venir au Boquebière le mardi soir pour les voir danser, plusieurs pourraient rester surpris, disent-elles.

En couple

Si plusieurs s’adonnent au swing entre amis ou seuls, il s’agit aussi d’une activité parfaite pour les couples qui souhaitent bouger. Josée Fouquette et Jocelyn Charland approchent la soixantaine et dansent depuis maintenant trois ans.

« Il manque un peu d’hommes, mais pas tant que ça. Des fois le rôle de l’homme est remplacé par une femme sans problème. Les gars auraient tous tendance à venir, la musique est entraînante et c’est bon pour le cœur. On s’amuse comme des fous! », partage M. Charland, qui était d’ailleurs assez expérimenté pour agir à titre d’indicateur pour le groupe.

Lui et Mme Fouquette avaient assisté à une démonstration de swing lors du Festival des traditions du monde.

« Quand j’ai vu ça pour la première fois, je me suis tournée vers mon chum et j’ai dit : ça, c’est ce que je veux danser! J’étais debout sur ma chaise. L’atmosphère qu’il y a, c’est incroyable, c’est contagieux », termine Mme Fouquette.