Arts

Mort de Paul Taylor, géant de la danse moderne

NEW YORK — Paul Taylor, l'un des pères de la danse moderne, est mort mercredi à New York à l'âge de 88 ans, après 60 ans de carrière durant lesquelles il a défié les conventions et profondément influencé la création chorégraphique.

Lisa Labarado, une porte-parole de la compagnie qu'il avait fondée à Manhattan, la Paul Taylor Dance Company, a confirmé à l'AFP la mort du chorégraphe, à la suite d'une "défaillance rénale".

Une journée dans les coulisses de Hit The Floor Gatineau.

Arts et spectacles

Hit The Floor: que le meilleur gagne

La fébrilité était palpable jeudi au Centre de congrès du Casino du Lac Leamy à l’occasion de la première journée de compétition de Hit The Floor Gatineau, qui souligne cette année ses cinq ans. Plusieurs centaines de danseuses et de danseurs fourmillaient dans les loges et autour de la salle principale en attendant de monter sur scène devant un parterre de parents et d’amis, mais aussi de juges.

Tandis que certains en profitaient pour répéter une dernière fois leur numéro, d’autres peaufinaient leur maquillage ou leur coiffure — l’odeur de fixatif embaumant les couloirs en faisant foi.

Danse

La fièvre de la danse

Des milliers de danseurs se sont donné rendez-vous sur la scène du Centre de congrès du Casino du Lac-Leamy pour s’affronter à l’occasion de la cinquième édition de Hit The Floor Gatineau qui débute ce jeudi 15 mars.

Pas moins de 3000 danseurs issus d’une soixantaine d’écoles de danse du Québec — dont 700 sont de Gatineau — et de l’est de l’Ontario évolueront dans 835 numéros de danses tous styles confondus. « C’est la plus grande édition de Hit The Floor à Gatineau, affirme Nicolas Bégin, danseur et fondateur de l’initiative en 2010. On constate vraiment l’engouement des danseurs pour participer à l’événement de Gatineau. On a d’ailleurs dû augmenter la programmation pour permettre à plus de personnes de s’inscrire. »

Danse

Des changements espérés en danse

MONTRÉAL — Une ex-danseuse torontoise espère que la controverse ayant entouré un ballet créé par des hommes et présenté comme un hommage aux femmes se traduira par des changements plus larges dans le milieu de la danse.

La chorégraphe Kathleen Rea a lancé une pétition la semaine dernière demandant aux Grands Ballets canadiens d’ajouter une chorégraphe féminine au spectacle intitulé Femmes, après avoir appris qu’il avait été créé par trois hommes.

Danse

Quand Leonard Cohen mène la danse

Excitante association que celle de la musique de Leonard Cohen et des « BJM », les Ballets Jazz de Montréal !

Avant même la disparition du poète, en 2016, l’illustre compagnie montréalaise envisageait de créer un spectacle s’inspirant de son œuvre. Les deux se sont, comme on dit, bien trouvés. De son vivant, Leonard Cohen a cédé les droits exclusifs aux BJM jusqu’en 2022. Le directeur Louis Robitaille revient sur ce spectacle majeur pour sa compagnie ; une idée folle jalonnée d’obstacles, slalomant entre les attentes du public, forcément élevées, et l’impérieuse nécessité d’être à la hauteur. Réponse du 23 au 24 février, à la Salle Southam du Centre national des arts. 

Le 375e anniversaire de Montréal, en 2017, a donné l’idée à cette compagnie de danse emblématique de la Métropole de mettre en vedette un autre de ses ambassadeurs incontestable.

« J’y travaillais depuis trois ans, résume M. Robitaille. Le projet avait été signé par M. Cohen lui-même, personnellement. » Sa disparition, en novembre 2016, donnera une autre dimension à la production.

« Quand on déposé le projet de spectacle, il était question de survoler l’œuvre de M. Cohen. Il n’aurait accepté rien d’autre, de toute façon. Le message avait été très clair, il ne voulait surtout pas que l’on parle de sa vie privée. »

Nul besoin de connaître la biographie du chanteur, donc, pour profiter du spectacle dont la mise en scène est signée Éric Jean. 

Par transposition poétique, la production reposera sur les cycles de la vie associés aux saisons. La dramaturgie inclut une cinquième saison représentant le passage de la fin de vie à l’au-delà, « devenue extrêmement symbolique le jour du départ de M. Cohen », évoque M. Robitaille.   

Sous la triple signature de chorégraphes internationaux – le Grec Andonis Foniadakis, la Belgo-Colombienne Annabelle Lopez Ochoa et le Britannique Ihsan Rustem – Dance me a été présenté pour la première fois en décembre 2017 à Montréal et devrait tourner sur la scène internationale dans les prochaines années. 

Suzanne, So long Marianne, Hallelujah, First we take Manhattan, Dance me to the end of love... autant de classiques à savourer dans le prolongement du mouvement chorégraphié. 

On mesure la difficulté de l’entreprise et la gageure qu’elle représente. Imaginer que l’on puisse tenir en haleine un public avec un collier de perles musicales qui ne tiennent qu’à un fil chorégraphique relève indubitablement de la haute voltige. 

« BJM est une compagnie qui danse, ça demeurait extrêmement important pour nous que cette œuvre représente le feu qui animait M. Cohen, poursuit le directeur. La démarche a été longue dans la sélection des chorégraphes. Finalement, les trois signatures choisies sont intéressantes dans la nuance, la complémentarité, dans leurs similitudes et leur capacité à proposer des voix distinctes. »

Le principal intéressé a-t-il eu accès à des bribes de création de son vivant ?   

« On espérait pouvoir l’inviter, le rencontrer, qu’il voit sa musique dansée, répond M. Robitaille. Mais il n’a pas vu d’étapes de création. Il connaissait la compagnie. Nous étions constamment en relation étroite avec son agent et avocat qui agissait à titre d’intermédiaire. »


POUR Y ALLER

Quand ? 23-24 février

Où ? Centre national des arts

Renseignements : Billetterie du CNA, 613-947-7000

Danse

Mignardises en danse à déguster

Avec Natasha Bakht, on parle de tout. Et aussi de danse. De tout, mais pas de n’importe quoi.

De sujets à manipuler précautionneusement et qui font vite monter la température. De justice sociale, d’égalité des femmes, de droits des minorités et de liberté de religion. Professeure en droit à l’Université d’Ottawa, Natasha Bakht file sur tous les fronts. Et trouve, dans la danse, une autre extension à son domaine de lutte. 

Les titres de ses pièces ? « 786 », chiffre qu’elle remarque parfois en entête des copies de ses élèves musulmans : une contraction numérique du premier verset du Coran. Ou encore « pas de justice », une trouvaille à double entente, entre le pas-de-deux et l’absence de justice.

« Le droit manque parfois d’émotion, analyse la chorégraphe juriste. Intellectualiser les conflits nous en fait perdre l’aspect humain. » Elle redonne un souffle chorégraphique à son engagement juridique en offrant trois pièces d’un programme quadruple, produit par le Centre de danse contemporaine ODD, du 23 au 25 novembre. 

Quatre mignardises en danse, ne dépassant pas 20 minutes chacune, créées en collaboration avec Monica Shah. Leur point commun ? Toutes deux sont issues de l’école de danse indienne Menaka Thakkar Dance Company, établie à Toronto. Toutes deux ont également fait de la danse contemporaine leur soupape d’expression. Si Natasha Bakht danse depuis plus de 20 ans tout en menant en parallèle sa carrière de juriste, Monica Shah, elle, est doctorante en psychologie à l’université de Saint John (New York). Elle propose sa toute première chorégraphie avec Flow, qu’elle présente comme une introspection modulée entre les codes de la danse classique indienne et la liberté de mouvement propre à la danse contemporaine.

« J’ai suivi plusieurs cours avec Natasha Bakht, raconte Monica Shah. J’ai aussi dansé dans sa première création collective, Riaz. Cette participation m’avait semblé si naturelle, j’avais l’impression de me sentir chez moi ! » Elle se lance désormais en chorégraphie sous les encouragements bienveillants de son inspiratrice dont elle partage les origines indiennes. 

Désirs tranchants, besoins aiguisés. Natasha Bakht s’est inventé une carrière hors catégorie. En 2016, elle a été la seule Canadienne à obtenir une commande du Fall for Dance North Festival produit à Toronto, au Centre Sony. Depuis deux décennies, elle enchaîne les collaborations - et retrouvera Peggy Baker en décembre pour une création imminente - jusqu’à faire entrer la danse en Cour de justice. En 2008, elle crée « Pas de justice » pour accompagner les premières rencontres du Tribunal des femmes du Canada. Avant présentation à la Cour des arts, dès jeudi, cette pièce n’avait encore jamais été produite en théâtre. 

« Ma danse a toujours eu un lien fort avec mon travail juridique, explique Natasha Bakht. Les récits que j’aime explorer concernent souvent les communautés marginalisées et les femmes. »

Elle espère que son travail contribue in fine à « changer l’angle d’approche » de la communauté musulmane. « Les sujets abordés dans les médias sont trop souvent associés à la radicalisation, au terrorisme, aux conflits que connaît le Québec. » 

La danse pourrait bien aérer ces perspectives, le temps d’une soirée.  


POUR Y ALLER

Quand ? Du 23 au 25 novembre

Où ? Au Studio ODD de la Cour des arts

Renseignements : www.odd-cdc.org ou 613 233 6266

Danse

Un Lac des Cygnes beau en eaux troubles

CRITIQUE / Dans la pléthore des Lac des Cygnes qui déferlent dans les programmations en danse, la version d’Aaron Watkin interprétée par le Semperoper Ballett de Dresden joue gracieusement le pas de côté. Le chorégraphe britanno-colombien expatrié en Allemagne propose, sinon une reconstitution fidèle, du moins une cure de jouvence au ballet cultissime. Et cette démarche de se réapproprier les chorégraphies de Petitpa et d’Ivanov lui donne une nouvelle jeunesse.

Le balletomane rompu aux versions traditionnelles, à l’interprétation athlétique et musclée des compagnies nord-américaines, sera peut-être écartelé entre deux sensations contraires : retrouver la trame du ballet et la succession de ses variations (pas de deux, solos ou danses de caractères), perdre un peu de virtuosité dans une chorégraphie moins corsetée dans ses défis techniques.

Des portés moins hauts, des attitudes plus brèves, peu de jambes à l’oreille ou de sauts époustouflants ; le propos premier du chorégraphe semble dans la cohésion de la troupe, le souci de dérouler l’histoire avec constance et clarté sans multiplier les coups d’éclat. Il y a, dans le travail du Semperoper Ballett, une recherche d’élégance que l’on retrouve d’abord dans les costumes : dès l’ouverture, la fête d’anniversaire du prince Siegfried fait passer en revue de somptueuses robes de princesses, velours chamarrés et cornettes frétillantes. Le résultat, époustouflant, est d’autant plus réussi que la mise en scène réduit au minimum la pantomime qui, trop souvent, parasite les ballets.

Mais l’élégance première de cette production, on la doit indubitablement à l’alchimie du couple principal : le prince Siegfried (Dmitry Semionov, le soir de la première) et Odette/Odile (Sangeun Lee). Grâce élancée, élan souple, leur tandem surplombe littéralement la distribution par sa taille (rareté de voir de si grands danseurs en ballet !) et sa complicité romantique.      

Pas de bras qui s’agitent frénétiquement de haut en bas, c’est par un jeu de mouvements tout en nuances ouatées que Sangeun Lee joue son personnage. Il y a beaucoup de raffinement dans sa danse où toutes les difficultés techniques sont maîtrisées ce qui lui permet une grande liberté d’interprétation. Son partenaire, Dmitry Semionov, a certes le physique qui convient pour son rôle, mais pas les compétences athlétiques ; il peine à s’imposer par sa technique, peut-être éclipsé par celle, mieux maîtrisée et affirmée, du danseur Jon Vallejo. Dès le premier acte, Benno, l’ami du prince, vole la vedette par son attaque virtuose de la chorégraphie, et l’on n’en attendait pas moins dans un tel ballet.

Ces disparités de niveaux se répercutent aussi dans le corps de ballet où l’on a vu, le soir de la première, quelques chutes vite rattrapées et des décalages dans la synchronisation.

Reste une scénographie spectaculaire où la représentation du lac réserve de belles surprises, où les costumes mirifiques donnent du style, jolis écrins qui finissent par nous faire oublier les quelques faiblesses techniques. Sans oublier la musique intemporelle de Tchaïkovsky, sombre chef-d’œuvre déchiré entre le mal-être et la quête de l’inaccessible, toujours savoureuse. 


POUR Y ALLER

Quand ? Jusqu’au 11 novembre

Où ? Centre national des arts

Renseignements : Billetterie du CNA, 613-947-7000 ; Ticketmaster.ca, 1-888-991-2787

Danse

Lac des cygnes, le luxe de la recréation

À la fin des années 80, Aaron Watkin est venu danser Casse-Noisette à Ottawa au sein du Ballet national du Canada. On ne l’a plus revu depuis. Son destin de danseur, chorégraphe, professeur et enfin directeur artistique l’a retenu sur d’autres continents.

Ce Canadien originaire de Colombie-Britannique, désormais à la tête du Semperoper Ballett de Dresden, en Allemagne, résume une carrière dansée allegro : « J’ai quitté le Canada à l’âge de 21 ans, j’en ai 47. J’ai vécu plus de temps en Europe qu’au Canada ». Même si ce retour en terre natale avec Le lac des cygnes revêt une importance toute particulière, Aaron Watkin a pris le pli du confort artistique dont jouissent les compagnies en Allemagne. Pas question, pour l’heure, de revenir s’installer au Canada.

« À Dresden, 70 % du budget de la compagnie est financé par la province, illustre-t-il. Cela induit une vie artistique complètement différente. J’embauche 57 danseurs, des apprentis et des boursiers. La distribution de nos spectacles peut compter jusqu’à 65 danseurs. Le système allemand est fait pour que les artistes ne se consacrent qu’à leur profession. Ils n’ont pas besoin d’occuper des jobs alimentaires pour vivre quand ils ne dansent pas. »

Cette latitude financière encourage aussi les institutions à prendre plus de risques de création.

« L’art évolue constamment, il nous faut donc oser prendre des risques en sachant que tout ne sera pas couronné de succès immédiatement », rappelle-t-il.

Sa programmation mélange grands ballets à succès et nouvelles chorégraphies sans craindre la faillite : 93 % du temps, sa troupe se produit à guichets fermés, se réjouit-il.

Dans sa mouture du Lac des Cygnes, reprise d’une première version datant de 2009, Aaron Watkin n’a pas hésité à adapter à sa guise la vénérable chorégraphie de Marius Petipa. À quelques jours de son départ pour Ottawa, où le spectacle sera présenté du 9 au 11 novembre au Centre national des arts, il retravaille encore la finale du spectacle.

La liberté du mouvement au côté de Forsythe

À ses premiers pas dans la profession, Aaron Watkin n’était pourtant pas convaincu de son choix. « Je préférais les claquettes à la danse classique, plus vivantes et moins contraignantes », avoue-t-il. Puis en 1991, il rencontre William Forsythe, figure de proue du ballet contemporain et fait partie de la distribution de l’un de ses spectacles, The Second detail, à Toronto. Il intégrera peu après sa compagnie à Francfort — à titre de danseur étoile — avant de devenir son assistant personnel, puis montera nombre de ses chorégraphies dans le monde entier.

« J’ai toujours eu cette impression, avec le répertoire classique, de ne pas être aussi parfait que je l’aurais voulu, raconte-t-il. Quand j’ai commencé à travailler avec Forsythe, je n’ai jamais été stressé ou effrayé. Il m’a aidé à me donner confiance, à rechercher comment aller plus loin dans une atmosphère de création. »

Depuis qu’il a accepté la direction du Semperroper Ballett en 2006, à l’âge de 36 ans seulement, Aaron Watkin s’attache à reproduire ce contexte fertile de création au sein de son institution.

« La mixité et la diversité des profils que j’ai connues chez Forsythe me paraissaient étranges de prime abord, reconnaît-il. Ça différait de ce que je connaissais ! Mais chaque danseur avait quelque chose de spécial et l’on voyait pourquoi il nous avait choisis. J’ai gardé cette approche dans ma compagnie qui défend la diversité. » Vingt-quatre nationalités défendront cet indémodable Lac des cygnes mis en musique par l’Orchestre du CNA. 


POUR Y ALLER

Quand ? Du 9 au 11 novembre

Où ? Centre national des arts

Renseignements : 1-888-991-2787 ou ticketmaster.ca

Danse

Les variations Laurie Young

CRITIQUE / Il est 20h05. Laurie Young, interprète et chorégraphe venue de Berlin, pousse discrètement la porte du studio de la Cour des arts. Elle entre à pas de loup dans une salle qu’elle connaît bien, suivie de son musicien, Johannes Malfatti, déjà affairé à installer le seul élément de décor : une batterie. Ainsi débute How is now, pièce expérimentale pour une danseuse et une batterie, aussi minimaliste que riche conceptuellement : le spectacle met en scène sa propre temporalité et nous fait éprouver l’élasticité de sa construction pendant près d’une heure.

Présentée par le CNA en collaboration avec le Centre de danse contemporaine d’Ottawa (CDC), la soirée d’ouverture de la série Face à Face, mercredi soir, ramenait Laurie Young dans sa ville natale où elle a travaillé pour le Groupe Dance Lab avant de cofonder la compagnie Sasha Waltz & Guests.

Au micro, l’expatriée témoigne de sa connaissance particulière du lieu et des souvenirs qui y sont rattachés. Visiblement émue de ce retour, les traits tirés par le décalage horaire encore frais, elle laisse brièvement la parole à son batteur puis s’élance : « everybody is confortable ? ».

La question est loin d’être anodine puisque chaque spectateur a reçu une paire de bouchons d’oreille avant la représentation. Comme un contrat tacite, une mise en garde suivie de l’attente inéluctable du moment insupportable annoncé. Encore un jeu avec notre perception du temps.

Dès les cinq premières minutes, le concept se dévoile assez vite : l’interprète et le musicien rejouent en boucle une scène initiale à laquelle ils apportent de subtiles variations. La séquence est ponctuée de durées diverses tirées du quotidien (pour se brosser les cheveux, passer l’aspirateur, etc.). Aurait-elle transposé le Jour de la marmotte à la danse contemporaine ? Mais la répétition subit de telles modifications que, loin de nous ennuyer, elle éveille en nous la curiosité de découvrir ses réinventions.

Sur le plateau, Laurie Young mixe le mouvement comme le ferait un DJ de ses échantillons de musique : avec accélérations, décélérations, retours en arrière, silences et variations d’amplitude. Les images fortes ne manquent pas, qu’elle condense avec rapidité tous les gestes d’une journée ou qu’elle décompose par saccades un corps qui marche. Sous nos yeux, le temps devient alors une matière malléable pétrie par le corps et l’espace.

Est-ce la batterie où l’énergie nerveuse de la danseuse qui mène la danse ? Entre les deux, les rapports de force ne cessent d’alterner. Les séquences se succèdent par ruptures nettes – noirs, silences, changements de rythmes.

Au cours de cette démonstration parfois (trop ?) didactique de la relativité du présent, restera une image surprenante de Laurie Young, les cheveux lâchés, capable de danser avec dextérité jusqu’au bout des doigts de pieds ! Ina-temps-du...

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POUR Y ALLER

Les 26 et 28 octobre

Cour des arts

Billetterie du CNA, 613-947-7000 ; Ticketmaster.ca, 1-888-991-2787